Italie : S&P maintient la note à BBB+ mais se méfie de l'instabilité politique

L'agence Standard and Poor's a indiqué mardi que l'incertitude politique qui règne en Italie depuis les élections nationales était sans effet "immédiat" sur la note de la dette du pays, qui reste BBB+. Mais elle pourrait en avoir à terme. Sur les marchés obligataires, les investisseurs prennent déjà leurs dispositions en exigeant une prime de risque sur le papier italien à la hausse.
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L'Italie inquiète les milieux politiques et financiers. Mais pas l'agence de notation Standard & Poor's (S&P). "Le résultat des élections législatives n'a pas d'implications immédiates pour la note de la dette souveraine", a écrit mardi S&P dans un communiqué. La dette du pays est actuellement notée BBB+, demeure cependant sous perspective "négative", comme elle l'était déjà avant l'élection du week end dernier.

S&P reste stoïque mais craint l'instabilité gouvernementale

Mais "nous pensons que les choix politiques du futur gouvernement, une fois qu'il sera mandaté par le président italien Giorgio Napolitano, sera un élément crucial de la note de solvabilité du pays", a mis en garde l'agence de notation. Et de pointer le "risque" que le futur gouvernement n'ait pas de majorité assez solide pour mettre en oeuvre les réformes qui permettraient d'améliorer" les perspectives de croissance italienne.

Depuis lundi soir, l'Italie est dans l'impasse politique alors qu'aucune majorité gouvernementale claire n'ait pu être dégagée à l'issue du vote des italiens. Le centre-gauche a la majorité absolue à la Chambre, mais le PDL (droite) de Silvio Berlusconi est arrivé en tête au Sénat sans toutefois obtenir de majorité. Le jeu des alliances ne permet pas pour l'heure de dégager de majorité, et le futur gouvernement aura quoiqu'il arrive le plus grand mal à imposer une politique sans majorité solide.

Les taux italiens se tendent

L'appel au marché obligataire du Trésor italien était suivi avec attention mardi matin. Rome, qui a retiré près de 9 milliards d'euros d'obligations via des bons du Trésor à échéance 6 mois, a du accepter des taux d'emprunt en hausse par rapport à la dernière opération de ce type à 1,237% contre 0,731% fin janvier. Mardi, le taux d'emprunt réalisé était le taux le plus élevé constaté depuis octobre 2012, trois mois après que Mario Draghi, le président de la BCE se soit engagé à sauver l'euro. 

Il est à craindre que mercredi, l'appel au marché du Trésor italien qui portera sur des obligations à 5 et 10 ans, se fasse à des taux d'emprunt élevés.  Depuis mardi les investisseurs monnayent la crainte d'un ralentissement, voire d'un arrêt, des réformes structurelles engagées par le gouvernement Monti.

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Commentaires 2
à écrit le 27/02/2013 à 15:51
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Cette défiance des Italiens envers leurs élus ne doit pas être prise avec légèreté. Il suffira à des pays démocratiques, éduqués, mais mal gouvernés depuis des lustres ou, s'enfonçant dans la mal gouvernance (la France en faisant partie) de se trouve...

le 28/02/2013 à 19:59
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Villeroy !Attention ! Faut pas fumer la moquette ! pour faire les conneries ya pas mieux que nos artistes "élus" ! On peut difficilement faire plus de dettes qu'ils n'ont fait !!! A propos , je crois qu'il y a confusion entre ""immigra"" et "" émig...

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