Monnaie numérique de banque centrale: la BCE passe à une étape plus concrète
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Ralph Orlowski
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Ralph Orlowski
La Banque centrale européenne (BCE) poursuit son chantier en matière de monnaie numérique. Après avoir suggéré en début d'année que l'une des pistes serait de proposer un euro numérique à tous les citoyens de l'Union européenne afin de faciliter leurs échanges, l'Eurosystème a annoncé vendredi 28 avril la mise en place d'un « groupe de contact dédié au marché » composé d'experts chargé de défricher les modalités d'une monnaie de gros. Autrement dit, il s'agit d'accélérer la mise en œuvre d'une monnaie numérique de banque centrale capable de gérer des transactions qui impliquent de gros montants entre établissements financiers, ou transfrontalières.
L'Eurosystème précise dans son communiqué mener une « exploration de solutions potentielles pour le règlement en monnaie de banque centrale des transactions financières de gros enregistrées sur des plateformes de technologie de registre distribué (DLT) ». Il s'agit plus précisément d'« étudier les modalités de règlement en monnaie de banque centrale des transactions financières de gros » Les technologies DLT (distributed ledger technology) sont l'équivalent d'un grand registre de compte numérique. Elles diffèrent des technologies blockchain qui, tout en étant un registre partagé, doivent gérer un consensus avant de valider une transaction.
« L'objectif de cette initiative est de consolider et de développer les travaux en cours des banques centrales de l'Eurosystème dans ce domaine, et de comprendre comment différentes solutions pourraient faciliter l'interaction entre les services TARGET (Trans-European Automated Real-time Gross Settlement Express Transfer NDLR) et les plates-formes DLT », détaille le communiqué de l'institution européenne.
À lire également
Comme d'autres banques centrales à travers le monde, dont la Réserve fédérale américaine, la BCE tente de combler son retard en matière de crypto-actifs. Pour elle, il s'agit de « faire en sorte que les évolutions de la monnaie de banque centrale suivent le rythme de l'innovation numérique dans le domaine des paiements de gros et de détail et y contribuent, et que la monnaie de banque centrale demeure un point d'ancrage monétaire qui soutient la stabilité, l'intégration et l'efficacité du système financier et du système de paiement européens », réaffirme-t-elle dans son communiqué.