Paiement sans contact : passage de 30 à 50 euros, le calendrier s’accélère
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Pourrons-nous bientôt effectuer des achats en paiement sans contact jusqu'à 50 euros, contre un maximum de 30 euros actuellement ? Ce relèvement de plafond pourrait intervenir d'ici quelques semaines. Un calendrier accéléré par le contexte de l'épidémie de coronavirus, où nombre de consommateurs préfèrent éviter de taper leur code de carte bancaire sur le clavier des terminaux de paiements, utilisés par de nombreux autres usagers.
Le groupement des Cartes Bancaires (CB), gestionnaire du système de paiement par carte en France, a indiqué à la presse que, pour l'heure, aucune décision n'avait été encore prise mais qu'il travaillait, avec les banques membres du GIE, les industriels et les commerçants à la sécurisation du processus, qui consiste à actualiser les cartes bancaires et les terminaux de paiement.
Le paiement sans contact, déployé en France depuis 2012, ne cesse de progresser. En 2019, 3,7 milliards de transactions ont été réalisées par ce mode de paiement, en hausse de 56,5% par rapport à l'année précédente, selon l'observatoire du groupement CB. En février dernier, il représentait 37% des paiements par carte. Une adoption qui s'accélère depuis les mesures de confinement. Depuis un mois, ce mode de paiement a augmenté en moyenne de 4%. Chez certains commerçants de première nécessité, la hausse est beaucoup plus marquée. C'est notamment le cas dans les boulangeries, avec une poussée de 6%, et dans les pharmacies où ils ont augmenté de 10%.
Depuis la propagation de l'épidémie de coronavirus, plusieurs voix s'élèvent pour demander un relèvement du plafond du paiement sans contact. Il y a deux semaines, l'Autorité bancaire européenne (ABE) avait recommandé aux autorités locales de relever ce plafond à 50 euros afin de limiter le recours aux billets ou aux pièces.
La pression est d'autant plus forte qu'à la fin du mois de mars, une vingtaine de pays européens ont annoncé le relèvement de leurs plafonds, le plus souvent à 50 euros, pour limiter les contacts physiques lors du paiement. La France faisait figure d'exception et le groupement CB avait alors indiqué préférer attendre la fin de la période de confinement pour s'atteler à cette opération.
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Ce relèvement de plafond nécessite, en effet, une "industrialisation informatique lourde et délicate" ne pouvant "se faire du jour au lendemain, dans la précipitation, sans risquer de déstabiliser un système qui fonctionne bien surtout dans le contexte délicat de ce coronavirus", affirme le groupement CB.
(Avec AFP)
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