Relance: cinq choses à savoir sur le nouveau dispositif d’affacturage garanti par l’Etat
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Les outils venant compléter les Prêts garantis par l'Etat (PGE) pour soutenir la trésorerie des entreprises fragilisées par la crise sanitaire prennent forme. Après les avances remboursables et les prêts à taux bonifiés, dont les premiers fonds ont été débloqués au début du mois, le gouvernement s'apprête à lancer un dispositif innovant visant à renforcer le financement par affacturage. Objectif : financer le besoin en fonds de roulement lié à la reprise d'activité et ainsi honorer le plus grand nombre de commandes nouvelles. Autrement dit : accélérer le redémarrage de l'économie lourdement touchée par la pandémie du coronavirus.
L'affacturage est une technique de financement qui consiste pour une entreprise, souhaitant se faire payer rapidement une facture, à céder ladite créance commerciale auprès d'un établissement bancaire spécialisé (appelé factor). Le factor paye le montant de la facture à l'entreprise et se charge d'opérer le recouvrement. En échange de ce service, il prélève une commission.
Depuis 2016 en France, l'affacturage est devenu le premier crédit à court terme pour les entreprises, coiffant même le découvert. Le montant des créances financées a atteint des sommets en 2019, avec un total de près de 350 milliards d'euros de créances achetées, en hausse de près de 10% par rapport à l'année précédente. Aujourd'hui, quelque 40.000 entreprises ont recours à l'affacturage.
Adopté par l'Assemblée nationale vendredi dernier, le nouveau dispositif, élaboré en collaboration avec les sociétés d'affacturage (bien souvent des filiales d'établissements bancaires) et l'Association française des sociétés financières (ASF), doit permettre aux factors de bénéficier d'une garantie publique à l'image des banques pour le Prêt garanti par l'Etat, commercialisé depuis le 25 mars dernier.
À lire également
L'affacturage classique intervient lors de l'émission de la facture, une fois que la livraison ou la prestation de service a été effectuée. L'entreprise souhaitant céder une facture doit donc attendre environ 45 jours (ce qui correspond au délai moyen entre la prise d'une commande et l'émission d'une facture) pour bénéficier de ce financement de trésorerie.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Juliette Raynal