Relance : cinq choses à savoir sur le nouveau dispositif d’affacturage garanti par l’Etat

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(Crédits : Reuters)
Le gouvernement a imaginé un nouvel outil permettant aux entreprises d'obtenir des financements dès la prise de nouvelles commandes, sans attendre l'émission d'une facture. De quoi gagner 45 jours de trésorerie par rapport à l'affacturage classique, selon Bercy, et ainsi favoriser le redémarrage de l'économie. Le dispositif vient d'être adopté par l'Assemblée nationale et doit entrer en vigueur dans le courant de l'été.

Les outils venant compléter les Prêts garantis par l'Etat (PGE) pour soutenir la trésorerie des entreprises fragilisées par la crise sanitaire prennent forme. Après les avances remboursables et les prêts à taux bonifiés, dont les premiers fonds ont été débloqués au début du mois, le gouvernement s'apprête à lancer un dispositif innovant visant à renforcer le financement par affacturage. Objectif : financer le besoin en fonds de roulement lié à la reprise d'activité et ainsi honorer le plus grand nombre de commandes nouvelles. Autrement dit : accélérer le redémarrage de l'économie lourdement touchée par la pandémie du coronavirus.

L'affacturage est une technique de financement qui consiste pour une entreprise, souhaitant se faire payer rapidement une facture, à céder ladite créance commerciale auprès d'un établissement bancaire spécialisé (appelé factor). Le factor paye le montant de la facture à l'entreprise et se charge d'opérer le recouvrement. En échange de ce service, il prélève une commission.

Lire aussi : L'affacturage explose sur fond de révolution digitale

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Commentaires
a écrit le 16/07/2020 à 3:36 :
Le bonneteau continue, "garanti par l'etat", ceux qui savent compter comprendront.
La pauperisation des masses pour mieux asservir.
Relisez 1984, tout y est.
L'individualisme a ses limites, les francais expert a ce jeu vont le payer au prix fort.
"L'union fait la force"disait-on dans une lointaine epoque.
a écrit le 15/07/2020 à 16:41 :
Les pièges se referment : l'affacturage (factoring) permet à l'état si besoin était de finaliser le striptease des entreprises, leurs clients, leurs marchés, leurs produits, leur fournisseurs, et par le biais de l'URSSAF leurs employés . . . ceci permettra de "donner" à la concurrence les clés d'une entreprise, sachant que l'état est "absolument loyal", la vie de tous les jours nous le prouve !
a écrit le 14/07/2020 à 11:26 :
Superbe outil administratif facilitant la cavalerie, cette vieille chevauchée de dette revolving reposant sur le vent, utilisée depuis toujours par les entreprises en difficulté. Analogue à l'isolation à un euro qui a suscité de nombreux escrocs sous couvert d'écologie. L'administration aime encourager l'inefficacité dont elle se repaît.
a écrit le 14/07/2020 à 9:41 :
Alors si j'ai bien compris actuellement l'état finance dorénavant les entreprises privées qui enrichissent les banques privées c'est bien ça ?

Allez encore quelques années de plus et on lèvera peut-être enfin cette hypocrisie générale.
Réponse de le 14/07/2020 à 12:28 :
Disons que ca ne parait pas idiot. L'entreprise peu ainsi financer ses avances sachant que les banques sont très réticentes á faire des prêts pour couvrir le besoin en fond de roulement. machine, immeubles elle peuvent couvrir en garantie, mais le fond de roulement reste peu aimé des banque et pose problème à nos entreprises sous capitalisées.

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