Dassault impute l'échec du Rafale à l'euro

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Sege Dassault a déclaré sur i-Télé que la cherté de l'euro constituait un obstacle à la vente du Rafale à l'étranger.

Après la défaite du Rafale à Singapour en 2005 face au F-15 de Boeing, Dassault avait mis cet échec sur le compte de la puissance politique et diplomatique des Etats-Unis par rapport à celui de la France « Le bambou penche toujours du côté de celui qui pousse le plus fort », disait-on dans le groupe. Six ans plus tard, l'argument vaut toujours. « Il faut qu'il y ait un appui politique. Nous l'avons maintenant grâce au président, mais on a quand même un ennemi politique qui (sont) les Etats-Unis qui (font) tout pour qu'on ne vende rien nulle part, qui baissent (leurs) prix", a regretté Serge Dassault sur i-Télé. Mais ce dernier a également mis en avant la parité euro-dollar les difficultés de vendre le Rafale à l'export.
"On a un problème, c'est qu'on vend en euro, et si on vend en euro, on vend plus cher qu'en dollar". On a des difficultés parce qu'on a une compétition énorme avec les Anglais, les Américains et surtout au point de vue prix, on est plus cher, c'est vrai ». Surtout qu'à ses yeux, comme à ceux de beaucoup d'autres, « on a le meilleur avion du monde ».

Pourtant, il perd toutes ses campagnes à l'export comme ce fut le cas à Singapour, en Corée du Sud, au Maroc. Et dans ce dernier pays, ce n'est ni l'euro, ni la diplomatie américaine qui ont entraîné une telle débâcle. Mais les errances françaises, en l'occurrence sur la question du financement entre Paris et Rabat. C'était en 2007, une vente jugée facile puisqu'il s'agissait d'un contrat de gré à gré, avec un pays « proche de la France et de langue française », disait-on dans le groupe. Les Américains, qui n'auraient jamais misé un dollar sur ce contrat, parviendront à placer le F-16.

Aujourd'hui, pourtant annoncé vendu au Brésil en 2009, le Rafale se retrouve à nouveau difficulté. Brasilia lui préférerait le F-18 de Boeing

Pour autant, Dassault Aviation se veut confiant. Selon son PDG, Charles Edelstenne, le Rafale aurait ses chances dans huit pays. La Lybie est toujours dans la boucle depuis le passage du colonel Kadhafi en France en 2007. L'Inde prendra sa décision en 2012. La Suisse ou le Koweit sont régulièrement cités.

Mais c'est peut être à Abu Dhabi où l'avion a le plus de chances d'être vendu. Le sujet a forcément dû être abordé par François Fillon qui était ce dimanche dans le pays, au terme de sa tournée dans les émirats. Une décision favorable est attendue cette année. Pour faciliter les négociations, la France a accepté d'accorder des droits de trafic aux compagnies aériennes du Golfe. Reste que Dassault doit transformer l'essai. « Et ne pas tout faire reposer sur les épaules de l'Etat », confie t-on dans un ministère.

 

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Commentaires
a écrit le 20/09/2012 à 16:25 :
heureusement que la France achète régulièrement ces avions très chers. Ce sont les français qui paient ! cette société sans éthique ne le mérite pas.
a écrit le 14/08/2011 à 16:43 :
Le Rafale "technologie du passé" selon le roi de Bahreïn

"Il a déclaré que la France poussait le Rafale et serait là en force, bien qu'il ait convenu avec Petraeus que le chasseur français était une technologie du passé", peut-on lire dans ce document de l'ambassade des Etats-Unis à Manama.
Source : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20101130trib000577779/le-rafale-technologie-du-passe-selon-le-roi-de-bahrein.html
a écrit le 12/08/2011 à 21:39 :
Pourquoi mélange-t-on Dassault et Rafale et subvention ?
Dassault n'a pas besoin du programme Rafale pour vivre, ni de subvention.
Le programme Rafale (auquel participe bien sûr Dassault entre autre) c'est autre chose. Et bien plus qu'une histoire de prix et de subvention.

D'ailleur, niveau prix et surtout disponibilité opérationnelle et coût opérationnel, le Rafale est très bien placé -et s'il n'est pas premier, il n'en est pas loin- de touts les avions de combat dit 4+ et 4++ des années 2000. De plus le système d'arme (pour ceux qui ne connaissent pas, ça ne veut PAS dire les missiles) est très performant, voir très très performant en situation, car adapté. Et performant ne veut pas dire le plus avancé, le plus technologique : un bouc se déplace mieux en montagne qu'un 4x4.
Et puis comparons ce qui est comparable : Rafale versus F15, c'est comme Lave-linge Versus Lave-vaisselle. Donc pas vraiment comparable
a écrit le 28/04/2011 à 19:58 :
Cet article est seulement franchoillard. Le Rafale est trop cher et l'euro ne fait rien pour arranger les choses. En rapport qualité-prix et même techniquement il n'est pas le meilleur avion du monde (référez-vous au journal spécialisé Jane (en anglais). Dassault et le gouvernement français brassent actuellement dans ce domaine pour faire remonter dans les sondages l'ignoble Sarkozy. Attendez quelques mois et vous verrez! Ce n'est que de la communication sans suite...Jean-Claude Meslin
a écrit le 01/03/2011 à 17:45 :
pourquoi on ne les vend pas à perte et le problème est résolu !! le rafale s'exporte dans le monde entier

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