Philippe Logak nommé PDG par intérim de Thales

 |   |  313  mots
Le communiqué du conseil d'administration de Thales ne donne pas de précisions sur la durée de l'intérim de Philippe Logak.
Le communiqué du conseil d'administration de Thales ne donne pas de précisions sur la durée de l'intérim de Philippe Logak. (Crédits : Thales)
L'actuel secrétaire général du groupe d'électronique de défense et de transport a désigné sur proposition de l'Etat et Dassault Aviation, qui n'ont pas pu s'entendre pour trouver un successeur définif à Jean-Bernard Lévy.

Jean-Bernard Lévy, parti chez EDF, a enfin été remplacé... mais de façon provisoire. Le conseil d'administration de Thales a désigné jeudi 27 novembre un nouveau PDG par intérim, Philippe Logak, actuel secrétaire général du groupe d'électronique de défense et de transport.

Choisi "sur proposition de l'ɐtat et Dassault Aviation" — qui détiennent respectivement 26% et 25% du capital de Thales et sont liés par un pacte d'actionnaires—, il restera en place "jusqu'à la décision définitive", a indiqué la société dans un communiqué.  Le conseil d'administration ne donne pas de précisions sur la durée de cet intérim.

Un parcours éclectique

Ingénieur de l'armement, diplômé de l'Ecole Polytechnique et de l'Ecole des Mines de Paris, Philippe Logak, qui a fêté lundi ses 46 ans, se distingue pour un parcours intégrant industrie, défense, droit public et cabinets ministériels.

"Thalésien" de fraîche date, il était secrétaire général de SFR en 2010, alors filiale du groupe Vivendi dirigé par Jean-Bernard Lévy, avant d'être appelé par ce dernier en 2013 à rejoindre Thales, lors de la création du poste qu'il a occupé jusqu'à présent.

Une nomination par défaut

La désignation de Philippe Logak pour assurer l'intérim répond partiellement au souhait des acteurs du groupe, syndicats et Association des salariés actionnaires (Apat), de désigner un candidat en interne.

>> Les salariés de Thales se mobilisent en masse pour avoir un PDG "maison"

Sa nomination constitue néanmoins une décision par défaut puisque les principaux actionnaires, l'Etat et l'avionneur Dassault, n'ont pu s'entendre pour trouver un successeur Jean-Bernard Lévy, et ce bien que le conseil d'administration, initialement prévu lundi 24 novembre, ait été reporté deux fois.

>> Thales : un PDG qui se fait attendre...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/11/2014 à 16:49 :
La CFDT dénonce l’improvisation pour le changement de PDG
Il y a six semaines, la surprise laissait place à l’incompréhension chez les salariés de Thales en apprenant par la presse que l’État avait choisi Jean-Bernard Lévy, PDG de Thales, pour succéder à Henri Proglio à EDF.
Aujourd’hui, jeudi 27 novembre 2014, Jean-Bernard Lévy a quitté Thales. L’État et Dassault n’ont toujours pas trouvé un accord sur le nouveau patron de Thales. De ce fait, le conseil d’administration, réuni ce jour, a nommé Philippe Logak, secrétaire général du groupe, comme PDG dans l’attente d’un accord entre les deux actionnaires.
Pour la troisième fois consécutive, les 65 000 salariés de Thales, qui font la richesse et la réussite du groupe, en France et dans le monde, assistent avec dépit à un blocage entre l’État et Dassault pour la nomination de leur PDG.
Si on peut dénoncer l’improvisation voire l’irresponsabilité du gouvernement dans ce changement de PDG, il est urgent que les deux actionnaires cessent ce jeu de « je te tiens tu me tiens par la barbichette » et arrivent à un compromis pour que l’intérim soit de très courte durée.
Thales a besoin de stabilité pour répondre aux enjeux technologiques, industriels, commerciaux et humains. C’est pourquoi la CFDT Thales réaffirme sa préférence pour une nomination interne.
Réponse de le 27/11/2014 à 17:02 :
La CFDT n'est pas aux commandes chez Thales.
Réponse de le 28/11/2014 à 10:44 :
ça fait longtemps que la CFDT commande chez THALES , ce groupe est sous la coupe des syndicats.Si vous voulez faire une carrière prenez votre carte à la CFDT , c'est plus sur que le diplôme d’ingénieur . j'ai vu un syndicaliste passer de câbleur à directeur des ressources humaines dans une usine de 1000 personnes alors...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :