Le coup est rude pour le motoriste américain Pratt & Whitney et sa maison-mère RTX. Après avoir révélé en juillet la présence de « contaminants microscopiques » dans une poudre de métal utilisée pour produire certaines pièces des moteurs PW1100G-JM, l'équipementier a détaillé les conséquences opérationnelles et financières de cette situation. Et le bilan va être lourd pour Pratt & Whitney, mais aussi pour les opérateurs de centaines d'appareils de la famille A320 NEO d'Airbus équipés de ces moteurs.
« Pour être clair, cette nouvelle perturbation due à la contamination par la poudre métallique est frustrante et aura un impact significatif sur nos clients, nos partenaires et RTX », a assumé d'entrée de jeu Gregory Hayes, PDG de RTX. Le dirigeant a ensuite confirmé la mise en place d'un plan d'inspection et de gestion de la flotte pour faire face à cette contamination, qui affecte potentiellement les moteurs PW1100G-JM (dit aussi « GTF ») produits entre fin 2015 et 2021. Pas moins de 3.000 moteurs sont concernés par ce plan.
Résultat : de nombreux moteurs vont devoir être inspectés pour vérifier l'état des disques de turbine et de compresseur haute-pression. Environ 600 à 700 moteurs seront ainsi déposés pour des visites en atelier entre 2023 et 2026, en plus des visites déjà programmées normalement. La majorité de ces déposes auront lieu d'ici au début de l'année prochaine. Le changement des disques et la remise en état des moteurs nécessitera des interventions lourdes, d'une durée allant de 250 à 300 jours, avant de pouvoir être remis en service.