Et un nouveau problème pour le moteur Pratt & Whitney qui équipe certains A320neo d'Airbus

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Le motoriste Pratt & Whitney mène une enquête sur la cause d'un nouveau défaut du GTF qui équipe certains A320neo
Le motoriste Pratt & Whitney mène une enquête sur la cause d'un nouveau défaut du GTF qui équipe certains A320neo (Crédits : Dinuka Liyanawatte)
Les moteurs de Pratt & Whitney équipant certains A320neo d'Airbus rencontrent de nouveaux problèmes. Le moyeu arrière du rotor du compresseur haute pression serait la cause de ce nouveau défaut.

Et les ennuis continuent sur les moteurs de Pratt & Whitney équipant certains A320neo d'Airbus. "Suite à un problème identifié sur un nombre limité de moteurs GTF de
Pratt & Whitney récemment livrés qui concerne le moyeu arrière du rotor du compresseur haute pression, Airbus et Pratt & Whitney procèdent actuellement à une évaluation de la situation", a communiqué vendredi soir Airbus. L'avionneur européen a manqué en 2017 son objectif, avec 181 A320neo, la version améliorée de son monocouloir vedette, livrés contre environ 200 attendus, en raison des retards du moteur fourni par la filiale du groupe United Technologies (UTC).

Selon le constructeur européen "le motoriste Pratt & Whitney mène une enquête sur la cause de ce défaut en coopération avec Airbus". Les efforts se concentrent notamment sur le soutien aux clients et opérateurs afin "de limiter au maximum les perturbations". Conformément aux procédures de navigabilité standard, l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a publié une consigne de navigabilité urgente. Airbus a informé ses clients et opérateurs d'A320neo concernés. À ce jour, 113 avions de la famille A320neo équipés de moteurs Pratt & Whitney sont exploités par 18 clients.

Pratt & Whitney veut livrer 800 GTF en 2018

Lors d'une récente conférence téléphonique avec les analystes, le PDG d'UTC, Greg Hayes, a précisé que 374 réacteurs GTF (Geared Turbo Fan) avaient été livrés en 2017. Ce qui se situe dans la moitié de l'objectif de 350 à 400 livraisons annoncé auparavant. Ce moteur de nouvelle génération a souffert de problèmes de mise au point et ses livraisons ont été perturbées. Airbus avait reproché en juillet dernier à UTC de ne pas livrer suffisamment de moteurs pour faire face aux cadences de production de ses appareils, affirmant que la situation n'était "clairement pas satisfaisante".

Sur le seul 4e trimestre, 120 GTF ont été livrés. Les responsables du groupe ont précisé mercredi que le nombre de livraisons devrait encore doubler en 2018 et que tous les moteurs sortant d'usine actuellement bénéficiaient des modifications apportées pour résoudre les problèmes rencontrés après son lancement commercial. C'est raté visiblement... "Le défi en 2018 sera de faire les modifications sur les moteurs déjà livrés mais je pense que nous avons les capacités adéquates pour le faire et les pièces détachées nécessaires", a souligné Greg Hayes.

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a écrit le 11/02/2018 à 14:55 :
Vu l'invraisemblable illégalité des USA qui veulent appliquer leurs lois en dehors de
leur territoire, donc appliquer des sanctions contre tous ceux qui font des produits utilisant des composants faits aux USA et qui ne suivent pas leurs décisions (inadmissible), il devient STRATEGIQUE (et pas seulement pour Airbus dont on voit bien le problème avec la vente d'avions pour l'Iran !) de pousser au développement de grands motoristes européens, nous ne sommes pas dépourvus, et ne plus utiliser les moteurs anglo-saxons. Il faut quand même savoir tirer les leçons des crises ! Arrêter de refaire dans chaque domaine technologique ce qui a été fait pour Alcatel qui dominait le marché technologique mondial.
C'est aux dirigeants européens de changer de stratégie. Mais où sont ils passés, ces dirigeants de l'UE ? Hélas ils sont tous atlantistes (Merkel, Macron, le luxembourgeois et le polonais ..) et l'UE n'est plus l'espoir qu'elle aurait dû être.
a écrit le 11/02/2018 à 14:46 :
Et ça veut nous faire croire que ça pouvait être un (vrai) concurrent de la C Series?!.. Non seulement ça n'a jamais été sérieux, mais c'est une vulgaire fumisterie !
a écrit le 11/02/2018 à 9:40 :
Les probleme de fiabilité d'un moteur est un point important pour le devellopement d'un appareil. L'A400 M en est un exemple, non seulement ils y a eux un retards importants, mais cette appareil à été bouder par les acheteur potentiel de se fait....
Maintenant nous devons tenir compte de cela dans nos devellopement future.
Chaque appareil dois pouvoir être équipe de moteur differant afin d'éviter tous probleme.
Réponse de le 12/02/2018 à 13:26 :
Autrement, vous connaissez Larousse ? Lamentable...
a écrit le 10/02/2018 à 13:11 :
Qu'est devenue la SNECMA depuis que GE l'a achetée
Réponse de le 10/02/2018 à 18:54 :
Vous mélangez tout. GE a acheté Alsthom et pas la SNECMA. GE est en joint venture avec la SNECMA dans le consortium CFM. Se plus, la SNECMA a changé de nom et s'appelle SAFRAN aujourd'hui.
Réponse de le 11/02/2018 à 0:32 :
C’est Sagem qui a racheté la Snecma, pas GE ...
a écrit le 10/02/2018 à 12:36 :
P&W sabotant les livraisons de l'A320, ce qui aide bien Boeing, en voilà une bonne histoire complotiste.
a écrit le 09/02/2018 à 23:18 :
Un problème identifié : c'est déjà très bien, maintenance prédictive of some sort avant qu'un accident ne survienne.
Sur un nombre limité de moteurs récemment livré : un problème de montage ou de production touchant un batch, un lot, pas de design ou conception.

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