La mégacommande de la low-cost indienne IndiGo, qui reste toutefois à confirmer, est une très bonne nouvelle pour le constructeur de turbopropulseurs ATR après une année 2016 cauchemardesque en termes de commandes avec seulement 36 ATR-600 vendus l'année dernière. Soit le niveau le plus bas depuis 2009. La plus importante compagnie indienne en termes de parts de marché a annoncé mardi une intention d'achat de 50 l'ATR 72-600 maximum, évaluée à 1,3 milliards de dollars au prix catalogue, selon un communiqué publié mardi par ATR. IndiGo se réserve ainsi de réduire le nombre d'appareils livrés sous certaines conditions.
IndiGo devrait mettre en service d'ici à la fin de cette année ses appareils et en avoir réceptionné jusqu'à 20 fin 2018, a précisé InterGlobe dans un communiqué. La compagnie indienne se prépare ainsi à développer considérablement son offre régionale. Cette initiative d'IndiGo coïncide avec le lancement du Plan de connectivité régionale, baptisé UDAN, élaboré par le gouvernement indien. Il vise à dynamiser le développement économique du pays, la création d'emplois et l'activité touristique en améliorant la connectivité avec les petites villes et les zones enclavées. Ces appareils "permettront de répondre aux défis posés par le fort développement du trafic aérien en Inde", a expliqué le ministère des Affaires étrangères français. La low cost indienne, qui a par ailleurs annoncé mardi une baisse de ses résultats trimestriels, compte développer ses vols régionaux grâce à cette commande d'ATR.
ATR, coentreprise à parité entre Airbus et l'italien Leonardo, signe ainsi sa plus grosse commande depuis au moins dix ans après des difficultés générées par la baisse du prix du kérosène. Des cours trop faibles pour convaincre les acheteurs de turbopropulseurs, dont le principal argument de vente est leur faible consommation en carburant. Cette intention de commande rassure complètement le constructeur européen même s'il n'y avait pas encore le feu.
Car l'avionneur disposait fin 2016 d'un important carnet de commandes qui lui assurera environ trois ans de production (212 appareils). En outre, IranAir avait enfin signé le contrat portant sur l'achat de 20 ATR 72-600 (540 millions d'euros sur la base des prix catalogue). Soit déjà 70 appareils plus ou moins engrangés, pratiquement le double des commandes de 2016. Enfin, ATR devrait annoncer toute une série de commandes lors du salon du Bourget.
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En 2016, ATR avait toutefois atteint son deuxième chiffre d'affaires le plus élevé de son histoire (1,8 milliard de dollars, contre 2 milliards dollars pour 88 appareils livrés en 2015), et son troisième plus haut niveau de livraison (80 appareils livrés). Le premier constructeur mondial de turbopropulseurs avait affiché des niveaux de chiffre d'affaires et de livraisons historiques, malgré un marché très concurrentiel.
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