Si, si l'armée de Terre va faire voler quatre nouveaux drones en 2019

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L'armée de terre disposera à terme de 1.300 drones, allant du nano drone de quelques grammes au drone tactique, a expliqué le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser
L'armée de terre disposera "à terme de 1.300 drones, allant du nano drone de quelques grammes au drone tactique", a expliqué le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser (Crédits : Sagem)
L'armée de Terre aura mis d'ici à la fin de l'année, quatre nouveaux types de drones en opération : le drone tactique Patroller (Safran), les mini-drones NX70 (Novadem) et Spy Ranger (Thales) et, enfin, le nano-drone Black Hornet 3 (l'américain FLIR).

La guerre change de dimension, l'armée française doit se transformer. Alors que le célèbre "Flyboard Air" de Franky Zapata, qui intéresse fortement l'armée française, va ouvrir le défilé du 14 juillet, l'armée de Terre aura mis d'ici à la fin de l'année, quatre nouveaux types de drones en opération : le drone tactique Patroller (Safran), les mini-drones NX70 (Novadem) et Spy Ranger (Thales) et, enfin, le nano-drone Black Hornet 3 (l'américain FLIR). L'actuel chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser, a fait valoir lors d'une audition début juin devant les députés de la commission de la défense que l'armée de terre disposera "à terme de 1.300 drones, allant du nano drone de quelques grammes au drone tactique dont les performances permettront d'appuyer l'engagement d'une unité au combat dans la durée et sur de fortes distances".

Le Patroller, la "rolls" de l'armée de Terre

Équipé d'une boule optronique gyrostabilisée dernier cri, le Patroller, la "rolls" de l'armée de Terre, va être mis en service d'ici à la fin de l'année. Il vise à répondre aux missions de renseignement au profit des unités tactiques en leur offrant une capacité de surveillance, d'acquisition, de reconnaissance et de renseignement (SA2R). Ce système d'observation est capable de détecter, d'identifier et de localiser, de jour comme de nuit, dans un champ atteignant presque 360°, tous les éléments observés sur une portée de 150 km (14 heures d'autonomie). "Il permet ainsi, presque immédiatement, de décrire une éventuelle unité ennemie, a confirmé le général Jean-Pierre Bosser. Voilà un progrès essentiel apporté par la troisième dimension à l'armée de terre".

Le NX70, l'ange-gardien des soldats

La Direction générale de l'armement (DGA) a passé fin 2018 une commande de 27 systèmes de micro-drones NX70 (plus de 50 vecteurs aériens) à la PME provençale  Novadem (environ 2 millions d'euros) en vue de doter les soldats en opération extérieure (OPEX) de capacités de détection plus performantes, mieux sécurisées et disponibles de jour comme de nuit. Les cinq premiers systèmes sont en cours de livraison. Les vingt-deux autres systèmes seront réceptionnés au cours de l'été. Une fois les opérateurs formés, ces systèmes seront livrés à l'Armée de terre, et seront déployés en opération dès cet automne. "Ils permettront de renforcer leur protection rapprochée et de garder l'ascendant sur l'adversaire, en satisfaisant les besoins immédiats en information de proximité", explique le ministère des Armées.

Le micro-drone NX70 dispose de caméras jour couleur et nuit (thermique) permettant une prise d'images haute définition, transmises de manière sécurisée sur un rayon d'action supérieur à trois kilomètres avec une autonomie de 40 minutes. Il pèse moins d'un kilo et dispose d'une capacité de résistance tout temps relativement conséquente (notamment vents, pluie, poussière, gamme de température étendue). "Le retour d'expérience de l'emploi de micro-drones grand public par les troupes françaises en OPEX a démontré l'intérêt opérationnel de ce type d'équipement, a expliqué la DGA. Il a également mis en évidence leurs limites, notamment en termes de capacité de détection nocturne, de résistance au brouillage et de risque d'interception des informations recueillies".

Le Spy Ranger, l'espion

Fin 2016, le ministère des Armée a acheté 210 mini-drones Spy Ranger (105 ferme et 105 en option) à Thales, associé à deux PME françaises (Aviation Design pour le véhicule aérien et Merio pour la boule optronique). Les premiers systèmes seront livrés d'ici à 2019 et bénéficieront d'un soutien pendant 10 ans. L'armée de Terre sera dotée d'une capacité de reconnaissance et d'observation unique, qu'elle a baptisé système de minidrones de reconnaissance (SMDR). Un système se compose de trois drones Spy'Ranger équipés d'une boule optronique haute définition jour/nuit, offrant des performances de détection, de reconnaissance et d'identification.

Utilisables en surveillance des frontières, du territoire ou en observation du terrain d'opérations, les mini-drones Spy Ranger, d'une envergure de près de 3,80 m et d'un poids de 14,5 kg, qpeuvent voler jusqu'à 2h30 et couvrir jusqu'à 30 kilomètres de rayon. Ils remplaceront les DRAC (drone de renseignement au contact) en service depuis 2008. Le système est déployé en douze minutes par une équipe de deux opérateurs (installation de la rampe de lancement, assemblage du drone, initialisation de la station sol et réalisation des tests avant décollage). Grâce à sa liaison de données issue de l'étude amont ELSA, le drone peut transmettre en temps réel et de façon fiable et sécurisée les flux de vidéo haute définition jusqu'à 30 km de la station sol.

Le Black Hornet, le nano-drone de poche

L'armée de Terre a commandé au groupe américain FLIR Systems des nano-drones Black Hornet 3 pour une valeur de 89 millions de dollars. français de drones de poche opérationnels. Déployé dans plus de 30 pays, le Black Hornet, fabriqué en Norvège, mesure seulement 16 centimètres de long et est un poids plume de 33 grammes. Il peut voler jusqu'à 10 mètres d'altitude, parcourir 5 mètres par secondes et dispose d'une endurance de 25 minutes. Il permet au soldat d'obtenir des vidéos en direct et des images HD, tout en restant très discret.

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Commentaires
a écrit le 12/07/2019 à 12:08 :
Pour la petite histoire, le premier vol d'un avion motorisé sans pilote a eu lieu en 1857.

Un avion fabriqué par un français, Félix du Temple, un ancien officier de marine.
a écrit le 11/07/2019 à 19:32 :
Les french Teck (en bois, à consommer avec modération) dérivent tout naturellement des techniques non plus du monde anglo-saxon mais anglo-saxon-israelien.
Il va falloir apprendre l'hébreu désormais. Hébreux qui ont du traduire un nombre considérable de nouveaux concepts issues de l'appareil cognitif anglo-saxon techno scientifique, ou travaillent ils entre eux aussi en anglais ?
Vous imaginez le travail ? Résurgence d'une langue millénaire pour travailler sur des technos des 20 et 21 ème siècle. Il doit en manquer des mots, à la fois des noms et des verbes, quel boulot. En même temps ils l'ont fait en parallèle de l'univers français, mais dont les racines sont tout de même commune avec l'anglais.

C'est de l'enrichissement mais pas d'uranium cette fois, loi toubon, 1992, intégrée à la constitution, ça sent deja le pâté, c'est ce qui s'appel une nomenklatura dépassée!

"Le dispositif d’enrichissement de la langue française
La langue de la République est le français. C’est sur cet alinéa, ajouté en 1992 à l’article 2 de la Constitution, que se fonde la loi du 4 août 1994, dite « loi Toubon », relative à l’emploi de la langue française (lien vers la loi Toubon).

La loi Toubon affirme le droit dont dispose chaque Français de pouvoir utiliser sa langue dans les divers domaines de la vie quotidienne, et particulièrement dans l’enseignement, le travail, les échanges et les services publics.

Conformément à l’esprit de cette loi, et afin d’éviter l’emploi en trop grand nombre de termes étrangers, notamment anglo-saxons, dans les domaines scientifiques et techniques, les pouvoirs publics ont souhaité se doter d’un dispositif susceptible de favoriser l’enrichissement du français dans le plus grand nombre possible de domaines spécialisés. Ce projet a pu être mis en œuvre grâce au décret du 3 juillet 1996 (lien vers le décret), qui reprend et complète diverses dispositions antérieures.

Les différents acteurs de ce dispositif ont pour mission d’inventorier les manques du lexique français dans la vie économique, les travaux scientifiques, les activités techniques et juridiques, etc. et de créer (ou de promouvoir, le cas échéant) des termes français capables de combler ces lacunes et de s’implanter dans l’usage. Afin de favoriser l’implantation de cette terminologie, le décret en rend l’utilisation obligatoire dès lors qu’elle est parue au Journal officiel, dans tous les textes légaux et règlementaires, mais aussi dans toute la documentation et la correspondance qui émanent des services et des établissements publics de l’État."
a écrit le 11/07/2019 à 12:25 :
Dommage que l'armée ne soit plus au service des français mais au service des multinationales! Sinon nous serions ravi de participer!
Réponse de le 11/07/2019 à 16:33 :
Rassurez vous, vous allez participer, et tant que c'est seulement financièrement vous pouvez vous estimer heureux.

Il suffit de se dire que pour l'instant on a encore de la chance. Pourvu que ça dure
a écrit le 11/07/2019 à 9:15 :
PS
Il y a longtemps que je n'avais pas écouté, le titre exact est:
"The Man from Utopia", c'est le nom de l'album et un titre.
a écrit le 11/07/2019 à 9:05 :
Je préfère "Men to Utopia" du génial Frank Zappa...aux "couillonades" technologiques.
a écrit le 11/07/2019 à 8:52 :
La guerre c'est la paix !
La censure c'est la liberté !

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