Novadem fabrique des petits drones, mais pas que...

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Les drones de Novadem servent notamment à comprendre les raisons des incendies.
Les drones de Novadem servent notamment à comprendre les raisons des incendies. (Crédits : DR)
La société d'Aix-en-Provence engagée dans la conception de solutions de mesures et d'analyses aériennes motorisées est souvent présentée comme le spécialiste du "minidrone". Un raccourci qui ne dit pas tout.

Après les pompiers des Bouches-du-Rhône et la Gendarmerie nationale, c'est avec l'Entente pour la forêt méditerranéenne que Novadem vient de conclure un contrat pour une durée de deux ans. Établissement public dont le but est de préserver les territoires et les personnes face aux risques naturels, l'Entente regroupe 14 Sdis (Services départementaux d'incendie et de secours), soit 29 collectivités. Novadem va ainsi permettre la collecte d'informations qui seront ensuite interprétées pour comprendre les raisons d'un incendie, mais qui peuvent aussi servir à des buts d'entraînement, permettant dans ce cas d'évoluer dans un environnement réel.

Des systèmes durcis et 100% « Made in France »

« Nous développons des outils pour des métiers très spécifiques, explique Pascal Zunino, cofondateur de l'entreprise aixoise.

Dans les domaines de la sécurité et de la défense, nous sommes une aide à la décision, dans l'industrie nous permettons des relevés et des mesures précises. »

L'un des liens entre ces différents secteurs est que les systèmes sont durcis, c'est-à-dire capables d'affronter des situations sévères. Ce qui constitue une démonstration des savoir-faire que possède Novadem. Car « tout est conçu en interne s'enorgueillit Pascal Zunino. C'est du 100% made in France. »

La PME est souvent présentée comme un spécialiste du minidrone, mais c'est une palette bien plus large de compétences qu'elle déploie.

« Souvent l'image n'est qu'une donnée d'entrée. Nos clients, eux, partent de cette image pour ensuite l'analyser. Le drone est alors une partie de la solution. »

C'est ainsi le cas pour tout ce qui relève de l'inspection des ouvrages d'art.

L'évolution du marché des drones intéresse évidemment Novadem. Le projet Airmès, qui vise à permettre aux drones d'interagir ensemble correspond bien aux recherches que mène aussi l'entreprise aixoise :

« Il a toujours été présent à notre esprit d'apporter une solution globale. Avoir une flottille de drones, c'est notre but. »

Autre champ d'application, la viticulture. Novadem est le porteur d'un projet FUI (Fonds unique interministériel) qui vise à utiliser le drone pour aller au plus près des pieds de vigne afin de repérer les éventuelles maladies. Le consortium comprend également Airbus Defence and Space qui apporte la brique navigation en basse altitude, Agro Sup Dijon qui donne la capacité à définir les spécificités des maladies et Global Sensing Technologies, PME située à Dijon, qui conçoit des systèmes électroniques équipés de processus neuronaux permettant de reconnaître les critères de la maladie. Commencé il y a tout juste une année, ce projet d'une durée de trois ans et doté de 1,8 million d'euros, verra ses premières expérimentations menées au moment des vendanges.

L'année 2016 est celle de l'accélération pour Novadem, qui envisage d'étendre son champ d'action à l'Europe.

« Il nous fallait d'abord faire mûrir les projets, avance Pascal Zunino. L'Europe est le premier axe de notre ambition à l'exportation. »

La PME a réalisé en 2015 un chiffre d'affaires de 700.000 euros contre 650.000 euros en 2014. Elle emploie 11 collaborateurs et investit 3 millions d'euros chaque année en R et D.

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