Agriculteurs : journée de manifestation nationale

 |   |  579  mots
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Blocage des Champs Elysées avec bottes de paille enflammées, déversement de terre, autoroutes bloquées : dans toute la France, les agriculteurs se mobilisent pour réclamer un plan d'aide de 1,4 milliard d'euros, dont 400 millions d'euros d'exonérations de taxe en urgence. Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a promis un plan d'aide global.

A l'initiative du premier syndicat agricole, la FNSEA (fédération nationale des sociétés d'exploitants agricoles), ce vendredi est déclaré journée nationale de manifestation des agriculteurs. Dans toute la France, des opérations sont lancées pour interpeller l'opinion et l'Etat.

La profession réclame un plan d'aide de 1,4 milliard d'euros, dont 400 millions d'euros d'exonérations de taxe en urgence pour que les exploitations agricoles retrouvent de la trésorerie.

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a promis ce jeudi un "plan d'aide global [...] qui passera notamment par des allègements de charges" sur la base des résultats de revenus 2009, connus la semaine prochaine. Il a également promis de réclamer à la Commission européenne une régulation des marchés. Selon le ministre, les revenus des agriculteurs ont baissé de 10 à 20% en 2009.

Pour le principal syndicat d'agriculteurs, jugé trop timide par sa base durant la crise du lait, la mobilisation aura aussi une importance politique. Son président, Jean-Michel Lemétayer, table sur 30.000 à 40.000 manifestants.

Les céréaliers au rendez-vous

L'action la plus spectaculaire touche Paris où les Champs Elysées ont été bloqués, les manifestants ayant mis le feu à des bottes de paille. Il s'agit  d'une cinquantaine de céréaliers, venus à l'appel des Jeunes Agriculteurs (JA, une branche de la FNSEA). "Le monde agricole est en train de crever", a expliqué Damien Greffin, président des Jeunes Agriculteurs d'Ile-de-France, pour justifier cette action. "Ce qu'on demande, c'est une hausse des prix des matières premières", a-t-il ajouté, faisant valoir qu'un kilo de blé se vend actuellement 9 centimes, pour un prix de production de 14 centimes.

Il a aussi réclamé une harmonisation des politiques sociales au niveau européen, pour éviter le "dumping social" qui permet de produire à des coûts inférieurs à ceux en France dans certains pays.

Opérations escargot

Ailleurs en France, des opérations "escargot", organisées depuis ce matin par des agriculteurs, perturbent les accès à Toulouse. L'autoroute A62 entre Montauban et Toulouse a même été fermée, d'après le Centre régional d'information routière. Environ 80 tracteurs d'exploitants agricoles du Tarn-et-Garonne se sont rassemblés vers 4h à Montauban et ont emprunté l'A62 au volant de leur tracteur pour se rendre à la grande manifestation régionale prévue à 10h à Toulouse. D'autres opérations sont en cours sur l'A62, la RN124 et le RD813 en direction de Toulouse.

A Poitiers, 130 bennes ont déversé environ 1.000 m3 de terre dans la rue Victor-Hugo, qui relie la préfecture et la mairie. "La terre, c'est le symbole de la terre nourricière, celle qui fait vivre les agriculteurs et nourrit les gens. Nous voulons recréer un champ de 20 cm d'épaisseur", a expliqué à la presse Dominique Marchand, président de la FDSEA. Du maïs et du blé seront symboliquement plantés. Ce champ d'un jour devrait disparaître dès l'après-midi.

Des perturbations du trafic routier étaient également signalées vers 11h à l'est de Rennes (Ille-et-Vilaine), à Orvault près de Nantes, à l'est de Nancy et près de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), mais aussi près de Colmar et de Toul (Moselle) ou encore sur les autoroutes A1, A25 et A23 en direction de Lille. En Franche-Comté, ce sont près de 300 engins agricoles qui se sont donnés rendez-vous à Besançon (Doubs) vendredi midi pour une grande manifestation régionale. En Auvergne, des centaines de tracteurs ont aussi investi le centre-ville de Clermont-Ferrand.


 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/10/2009 à 20:02 :
pour répondre a 37390, mac gregor et gérard je pense que ces trois internautes ferrait mieux de se renseigner avant d'écrir des débilités sur le net car aujourd'ui il n'y a que les agriculteurs qui travail pour des revenus inferieur à 500 ? par mois et l'augmentation des charges,des taxes sur les pesticides la taxe carbone etc... hein gérard une agriculture bio ne pourrait pas nourrir tout le monde donc on importerait quand meme de la merde de l'etranger qui n'est pas soumise au règles que nous producteur francais somment contraint . le problème n'est pas que l'on touche des primes de l'état car se sont ces primes qui permettent a l'heure actuelle de faire survivre les exploitant agricole quand on voit les prix auquels nous sont payer nos productions c'est honteux si l'état (bruxelles) nous suprimait les primes , (sur le long terme c'est se qui se passera) alor il faut une mise en place des maintenant de prix rémunèrateur.
aujourd'hui l'agriculture et le seul métier pour lequel on se lève le matin pour aller travailler et perdre de l'argent ( ne pas en gagner et un terme trop faible)
et pour en revenire a gerard et mac gregor nos deux internautes anti-paysans les agriculteurs n'ont pas fini de vous faire chier car tant que nous ne pas seront rémunèrer décement on continuera de manifester pour arriver a nos fins.
je soutient tout les paysans francais qu'il soit céréaliers ou producteur de lait de viande de porcs de fruit de légumes car nous somment tous dans la même MERDE !!!!
alor mobilison nous aux prochaine manif....
a écrit le 19/10/2009 à 18:40 :
alé lé agriculteur, on va recommençé si y a pa d'amélioration !! vive lé agriculteur !!! ce ki son pa conten, on lé em.....de !!!!
a écrit le 17/10/2009 à 14:06 :
vérifiez le montant que touche les agriculteurs ' céréaliers, etc ' . Vous verrez qu'une partie des exploitations touchent un bon pactole. Allez sur le site de la pac.Après nous pourrons discuter. Bien sur, je ne parle pas des petites exploitations.
a écrit le 16/10/2009 à 13:58 :
Qu'attendent nos "Elites" pour enfin s'occuper sérieusement des problèmes des agriculteurs. Moi je refuse catégoriquement de bouffer du Boeuf made in USA...Si nous ne faisons rien c'est ce qui nous attend. Quelques pistes a explorer : Supprimer les intermédiaires, repenser les circuits de distribution (consommer du local), développer une agriculture raisonnée et respectueuse de l'environnement...etc...Dans ma région (je sais j'ai beaucoup de chance) je n'achète en super market que les liquides ou produits secs, le reste : Fruits & Légumes de saison viennent du marché local (de chez le producteur, pas un grossiste que se fait passer pour un vrai paysan et pour pas forcement plus cher que chez Lidl), un agneau chez le producteur, les volailles en direct producteurs (déclaré, traçabilité, hygiene etc...). Faites l'expérience, même budget, produits de meilleure qualité et puis si toutefois vous n'êtes pas satisfaits vous pourrez en faire la remarque a la personne concernée..
a écrit le 16/10/2009 à 13:36 :
Les laitiers en difficulté ... soit
Mais les céréaliers ... Non. On peut publiquement prendre connaissance des subventions perçues par chaque céréalier, et ça fait des années que cela dure grâce à la PAC.
Sans parler des subventions payées pendant des années pour maintenit les champs en jachère, donc sans travail
Si, comme aux Etats-Unis, l'état de la fortune et des impôts payés était rendu public, on aurait bien des surprises quant à l'état réel de nos "pauvres" céréaliers.
En fait, ce qu'ils veulent, c'est un alignement sur l'année la plus faste, et que l'Etat, donc les contribuables, leur versent la différence les années moins bonnes. Donc, être des fonctionnaires
a écrit le 16/10/2009 à 13:08 :
Parler des agriculteurs en général n'a aucun sens. C'est comme parler du l'activité de commerçant qui couvrirait de l'épicier de quartier au grand groupe de la distribution. Qu'y-at-il de commun entre un céréalier (activité au mieux à mi temps) bien installé dans son métier ayant profité pleinement de la générosité de la PAC pendant 2 à 3 decennies et un jeune céréalier qui vient de s'installer avec une mise de capital écrasante (sauf à avoir bénéficier d'un généreux coup de pouce familial style J Sarkozy !). RIEN. Qu'y a-t-il de commun entre un céréalier et un éleveur laitier? L'un est esclave de son activité, l'autre se diversifie à tout va pour s'occuper. Qu'y a-t-il de commun entre un petit producteur de fruits ou de légumes et les usines de production (poulets, porcs, ...) qui se mettent en place ? RIEN
Je connais bien ce milieu qui par bien des côtés est attachant. Mais il faut être lucide. Comme l'a dit l'un d'entre vous, en situation de libre concurrence et sans aides, pratiquement aucun secteur n'est concurrentiel à l'échelon mondial.
La réalité c'est que l'Europe n'a pas voulu trancher entre une agriculture d'exportation et une agriculture ayant comme objectif premier de satisfaire ses propres besoins. Ramener à la France, la divergence entre les courants agricoles est encore plus exacerbée. Les mieux lotis sont nostalgiques de l'époque où les prix étaient fixés de telle sorte que le moins performant des producteurs pouvait vivre entraînant un phénomène de rente pour les premiers, d'autant plus que les débouchés export étaient quasiment assurés.
Désolé donc si j'ai vraiment de la compassion pour ceux qui galèrent réellement (plus l'isolement croissant dans des campagnes qui se sont dépeuplées) je ne peux pas soutenir inconditionnellement "les agriculteurs" car dans le lot il y a aussi tous les opportunistes qui ont su très bien s'adapter et profiter de la générosité de la collectivité. Ceux là n'ont rien à envier aux classes supérieures et disposent de patrimoines qu'aucun salarié normal n'aura jamais l'occasion de se constituer. Et ne pas oublier que ce sont les mêmes qui bénéficient aussi des largesses fiscales du gouvernement.
A quand une vraie analyse et un vrai débat sur QUELLE AGRICULTURE on veut ? Mais encore faut-il que le pouvoir politique et la FNSEA accepte ce débat en jouant carte sur table.
a écrit le 16/10/2009 à 12:03 :
Pourrait-on également parler à al radio ou aux journaux TV des suicides chez les agriculteurs tout aussi graves que ceux de chez télecom ou SFR?
J' ai vécu ce drame de très proche avec un Jeune Agriculteur qui s'est pendu chez lui à 29 ans , papa de deux fillettes, vous en pensez quoi, vous les médias???
a écrit le 16/10/2009 à 10:24 :
REPONSE AU MAC GREGOR, SI CELUI CI VEUT BOUFFER DES PILULES C EST SON PROBLEME. IL FAUT SOUTENIR LEUR REVENDICATION.VIVE LA FRANCE ET NOS PAYSANS.
a écrit le 16/10/2009 à 10:16 :
Les petits devant les gros ouvrent déjà le tiroir caisse. Aucun changement dans cette corporation qui n'a rien compris au libéralisme être de plus en plus gros. Car avez-vous ressenti une baisse dans la restauration de 10 à 20% baisse du CA de l'agriculteur moyen? Ne parlons pas de la TVA c'était un cadeau.
a écrit le 16/10/2009 à 9:41 :
En France TOUTE PRODUCTION est HORS COMPETITION, que ce soit le lait, les fruits, légumes, la production industrielle (textile, électronique, mécanique...) etc etc.. Tout y est plus cher qu'ailleurs et grace à qui ??? à l'ETAT qui assome la production par ses charges et autres impots. Les subventions... c'est prendre à Paul pour le donner à Jacques et une baisse des Impots est IMPOSSIBLE car l'ETAT ne SAIT PAS ECONOMISER, quand il manque d'argent, il en *prélève* plus plutôt que de REDUIRE ses dépenses. La France s'embourbe dans ses taxes et entraine son peuple avec. 2012 se rapproche et la situation ne fait qu'empirer, la taxe carbone et son système incroyable de prélèvement/remboursement en est une preuve de plus!!!. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ??
a écrit le 16/10/2009 à 9:36 :
Il faut soutenir les agriculteurs car ils défendent également le prix des produits que l'on met dans nos assiettes ! et je ne croix pas qu'il y ai beaucoup de personnes qui seraient prêtes à travailler 7 jours / 7 pour moins de 1000 euros/mois. je parle en connaissance de cause !!!!
a écrit le 16/10/2009 à 8:47 :
Bravos les agriculteurs! Le seul moyen de se faire entendre et de faire bouger les choses dans ce pay c'est la manifestation. Ces gars la bossent deux fois plus dur que tout le monde et ils ne peuvent même pas vivre de leurs travail. Tout le monde est bien content de manger du pain et de boire du lait mais on les laisse crever. Que ferons nous quand ils auront tous disparu?
Je leurs souhaite bon courage et de tenir bon!
a écrit le 16/10/2009 à 8:46 :
quand les agriculteurs mettent le feu à des bottes de paille
dans paris : c'est normal ,
mais si un citoyen normal ou une manifestation d'employés normaux ,
s'amuse à ça parce qu'ils pensent être payés , vous verrez la différence de traitement par la police .
La pression electorale des corporatismes : cafetiers avec la baisse de tva , agriculteurs , médecins est en marche avant les régionales . il n'y a que les salariés lamda qui doivent la fermer ou alors ils sont condamnés
voir continental et cie .....

a écrit le 16/10/2009 à 8:06 :
Corporation suivante
a écrit le 16/10/2009 à 8:03 :
Ce qui est marrant avec les agriculteurs de la FDSEA c'est qu'ils ne bougent que quand les céréaliers sont touchés. quand ça ne concerne que les producteurs de lait la FDSEA était plus discrète.
Question est ce que le gouvernement va être aussi prompt à réagir en cas de débordements des agriculteurs qu'il ne l'a été pour les salariés qui ont envahi la sous préfecture de Compiègne?
a écrit le 16/10/2009 à 7:01 :
Est ce que les citadins vont faire chier les paysans dans leurs champs? Non! Ces gens là font des produits bourrés de pesticides à tel point que l'on ne sait plus quoi manger et nous devrions payer deux fois la bouffe une fois chez le commerçant et une deuxième fois par la feuille d'impots. Bravo.
Que fait Monsieur Ortefeux, l'ami du Président? Il est incapable de faire régner l'ordre dans les banlieues et maintenant il laisse envahir Paris. Son quatrième ministère est pour quand?
a écrit le 16/10/2009 à 6:42 :
IL N Y A QUE DANS LE SUD EST (MARSEILLE PRINCIPALEMENT) QUE PERSONNE NE BOUGE!!!
a écrit le 16/10/2009 à 6:10 :
il ne faut pas les laisser seuls, nous devons agir nous aussi les commercants artisans et autres travailleurs indépendants, ainsi que toute la classe moyenne donc les gens qui bossent. car il ne va rien rester de tout ce que nous connaissions
nous devons réagir et vite
ne laissons le pouvoir de l'argent régir nos vies
a écrit le 16/10/2009 à 5:35 :
Ras le bol des paysans !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :