Mal en point, Puma acquiert des parts du club de foot allemand Borussia Dortmund

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Le club de football allemand est coté en Bourse depuis 2000
Le club de football allemand est coté en Bourse depuis 2000 (Crédits : reuters.com)
La marque de sport, propriété de Kering (ex-PPR), annonce ce jeudi son intention d'acheter jusqu'à 5% du Borussia Dortmund, qu'elle sponsorise depuis 2012.

Puma parie sur le football. La marque allemande de vêtements et d'équipement sportif qui appartient au groupe français Kering prévoit d'acquérir jusqu'à 5% du Borussia Dortmund.

Le business brillant du Borussia

Ce que le club de football coté en Bourse depuis 2000 a "accompli ces dernières années - à la fois dans le sport et en tant qu'entreprise - est impressionnant", a vanté Bjørn Gulden, le PDG de la marque.

Le bilan financier du club, présenté le 15 août par la direction de ce dernier affiche une performance positive cette année. Pour la saison 2013-2014, son bénéfice avant intérêts, impôts dépréciations et amortissement entre janvier et juin atteint 30,4 millions d'euros, 3 millions de plus qu'au cours des six mois précédents. Ses bénéfices par action sont passés de 13 centimes à 23 centimes en six mois. Le club est même classé 11e parmi les 20 club européens les plus brillants en termes de chiffre d'affaires selon une étude du cabinet Deloitte. Contexte dans lequel il a annoncé mercredi une augmentation de capital de 110 millions d'euros environ, rapporte l'Equipe.

Puma, toujours en difficultés

En revanche, Puma, qui sponsorise le club en fournissant notamment du matériel technique aux joueurs, se porte moins bien. En 2013, la marque d'équipements sportifs a vu son résultat opérationnel s'effondrer de 34% à 200 millions d'euros tandis que son chiffre d'affaires a reculé de 8,1% à 3,2 milliards d'euros. La tendance ne s'est pas encore inversée.

Dans son rapport semestriel publié fin juillet, le groupe note ainsi que les résultats de son activité dans le "sport et lifestyle" ont baissé "sous l'effet du recul de la profitabilité de Puma."  Son résultat d'exploitation a chuté de 30,8%, en raison en partie d'effets de change défavorables. Mais le groupe continue d'investir. Il avait ainsi prévenu :

"Afin d'accompagner ce plan en matière de développement des produits, de marketing et de communication, le niveau de certaines lignes de charges opérationnelles sera augmenté dès le second semestre de 2014 quand les autres lignes de dépenses seront globalement contenues ou réduites."

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Commentaires
a écrit le 22/08/2014 à 18:17 :
Quelle tristesse ! On se plaint de notre pauvre économie. Elle est essentiellement liée à un manque d’entrepreneurs performants. Or l’entrepreneur qui est à la tête de Kering, 100 fois montré en exemple, est pourtant l’exemple type de l’entrepreneur qui ne génère aucun impact positif pour l’économie française. Il n’investit que dans des groupes étrangers….
a écrit le 22/08/2014 à 17:24 :
Exceptionnelle capacité de transformation de Kering passé du conglomérat à une entreprise de luxe. La société consacre désormais son temps à la reconquête avec des ressources en attente et un endettement presque nul. De quoi envisager d'autres grosses acquisitions.
a écrit le 22/08/2014 à 12:34 :
le club de luzenac ne convient pas .
pas assez riche
a écrit le 22/08/2014 à 12:32 :
J'ai jamais compris le rachat de Puma par PPR....

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