PSA Peugeot-Citroën : plan de 3,3 milliards d'euros pour doper les marges

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le nouveau président a présenté son "plan de performance" avec plusieurs nouveaux modèles clés. Le groupe revoit à la hausse ses objectifs financiers et commerciaux.

Philippe Varin, le patron de PSA Peugeot-Citroën, a présenté aujourd'hui son plan de performance pour assurer l'avenir du groupe automobile dans les dix ans qui viennent. Avec des objectifs chiffrés, mais aussi de nouveaux modèles.

Il évoque notamment une remplaçante à l'horizon 2010 de la Peugeot 407 qui pourrait s'appeler 508. On parle aussi de la généralisation du système "stop and start" de Valeo sur tous les modèles (il permet d'arrêter le moteur au feu rouge par exemple) afin de rendre les véhicules moins polluants.

PSA met aussi l'accent sur le développement à l'international, un de ses points faibles aujourd'hui, notamment en Chine et en Amérique du Sud.

Il dévoile surtout un plan de 3,3 milliards d'euros pour améliorer la marge opérationnelle du groupe à l'horizon 2012. Le tiers ce montant sera réalisé l'an prochain. 55% de ce programme proviendra de réductions de coûts. Les départs naturels prévus ne suffiront pas mais aucun plan social n'est à l'ordre du jour. Le reste viendra de la dynamique des ventes en Europe (avec un objectif de 14% de parts de marché) et dans les pays émergents.
 

 

Mais le groupe n'a pas attendu ces annonces pour suprendre agréablement le marché. Il a dévoilé avant Bourse une hausse de ses prévisions de résultats pour 2009 grâce à un niveau de production et de ventes "nettement mieux orienté que prévu", tiré notamment par ses nouveaux modèles (Peugeot 206+ et 3008, Citroën C3 Picasso) et par ses petites voitures, soutenues par la prime à la caisse. Sa production du quatrième trimestre 2009 sera ainsi supérieure de 30% à celle du quatrième trimestre 2008 et de 17% par rapport au troisième trimestre 2009.
 

Du coup, PSA table désormais sur un résultat opérationnel courant à l'équilibre au second semestre et un cash flow libre positif pour l'ensemble de l'année.
Au premier semestre, il avait subi une perte opérationnelle courante de 826 millions d'euros et une perte nette de 962 millions d'euros. Fin juillet, il prévoyait encore une perte opérationnelle courante pour 2009 de 1 à 2 milliards d'euros.

 Reste à savoir si cette tendance, dopée part la prime à la casse, perdurera après la baisse de celle-ci (de 1000 à 700 euros en 2010) puis sa disparition, déjà intervenue en Allemagne. D'où l'importance du plan stratégique de Philippe Varin afin de donner une vision et des objectifs pour l'avenir.

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