Opel demande l'aide de Berlin
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Opel risque de se retrouver au bord du gouffre. Les syndicats du constructeur allemand supplient Berlin de lui accorder les aides qu'ils réclament depuis des mois. La survie de la filiale de GM en dépend. "S'il lui était opposé une fin de non-recevoir, GM restructurerait selon sa propre méthode : il faudrait alors craindre la fermeture d'au moins deux usines Opel allemandes" sur quatre, selon Klaus Franz, vice-président du conseil de surveillance.
Le puissant syndicat IG Metall a de son côté appelé à un rassemblement lundi prochain à Francfort, pour que les politiques "prennent enfin leurs responsabilités", et accordent les garanties demandées. La mise en oeuvre du plan de restructuration d'Opel est suspendue depuis des mois à la décision de l'Allemagne, qui concentre environ la moitié des effectifs du groupe.
Le gouvernement ne semble pas très réceptif à cet appel à l'aide. Le constructeur demande à Berlin, et à quatre Etats régionaux, de contribuer pour plus de 1 milliard d'euros de garanties. Le ministre de l'Economie, Rainer Brüderle, a souligné qu'il était "très sceptique"sur la demande d'aide.
Le ministre doit encore consulter la chancelière conservatrice Angela Merkel et compte sur une décision d'ici à la semaine prochaine. Il aimerait surtout que GM, revenu dans le vert au premier trimestre, assure lui-même la restructuration de sa filiale européenne. Mais le gouvernement américain qui a renfloué GM, en "détient toujours la majorité, et n'est pas prêt à payer pour des emplois en Europe, et à mettre à disposition l'argent des contribuables américains pour la restructuration d'Opel", a-t-il déclaré.
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De son côté, Opel est toujours "confiant" d'obtenir les garanties allemandes "indispensables pour obtenir un crédit" et "n'a actuellement pas d'autre plan" que celui déjà présenté, a affirmé un porte-parole interrogé par l'AFP.
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