Les tensions entre Pékin et Tokyo pénalisent les ventes de voitures nippones en Chine

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Nissan et Mazda affirment que les mauvaises relations entre la Chine et le Japon portent atteinte aux ventes de leurs voitures dans l'ex-Empire du milieu. Le hic, c'est que la Chine est un marché-clé pour les marques automobiles nippones.

La crise diplomatique qui couve depuis plusieurs mois entre la Chine et le Japon autour d'îlots revendiqués par les deux pays a eu "un certain impact" sur les ventes de voitures nippones en Chine, a affirmé jeudi Toshiyuki Shiga, le directeur général adjoint de Nissan, cité par l'agencer Reuters. Tokyo et Pékin ont un vieux différend à propos des îles situées en mer de Chine orientale, dernier avatar d'une histoire très conflictuelle. De violentes manifestations anti-japonaises ont éclaté après l'arrestation des activistes arrivés sur les îles en provenance de Hong Kong et un homme a arraché le drapeau de la voiture de l'ambassadeur du Japon à Pékin.

Baisse des ventes de Nissan et Mazda

Le DG adjoint de Nissan a souligné, pendant une visite dans la ville chinoise de Chengdu, que les autorités locales avaient conseillé aux constructeurs automobiles japonais de faire profil bas, pour éviter de servir de cible à la colère populaire. "Nous avons, pas seulement Nissan mais l'ensemble des constructeurs japonais, subi une baisse de nos ventes, en particulier au mois d'août", a précisé Toshiyuki Shiga. "Il est devenu très difficile de mener de grandes campagnes de ventes promotionnelles, en particulier en extérieur", a-t-il expliqué. Le patron de Mazda pour la Chine, Noriaki Hamada, a fait état, pour sa part  la semaine dernière à Shangaï, d'une légère baisse de fréquentation dans les halls d'exxposition de la marque nippone après les manifestations anti-japonaises. "Je ne peux pas assurer que cela n'aura pas un impact sur notre activité à l'avenir", a-t-il indiqué.

Un quart des ventes de Nissan

Le hic, c'est que le marché chinois, le premier du monde, est crucial pour les marques automobiles japonaises en terme de ventes et de profits. Nissan a ainsi écoulé au total l'an dernier 1.248.000 véhicules sur le marché chinois, soit le quart de ses ventes totales. Le partenaire de Renaultl fabrique des véhicules dans le pays depuis 2003. Sa part de marché atteint 7,3 %.

 

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Commentaires
a écrit le 09/09/2012 à 17:29 :
Acheter japonais après Fukushima, il faut être un peut kamikaze crise diplomatique ou pas. Faut il sortir le Geiger chez son concessionnaire?
a écrit le 09/09/2012 à 13:51 :
@Corso,

le probleme est justement un probleme d'ile donc d'honneur.
Les chinois sont tres impérialistes dans leur façon de penser. Ils veulent que tous ce qui leur a appartenu leur revienne meme si entre-temps le territoire en question est devenu indépendant ou appartient à un autre Etat.
Le gouvernement japonais en se battant pour son ile, attise la colère des chinois qui la reportent sur les produits japonais et pas seulement l'automobile et donc pas simplement Nissan.
Les japonais sont mal aimés des chinois, une vielle rancune chez eux qui passe mal alors que chez nous on a pardonné aux allemands ou aux anglais.

Pour ce qui est de l'automobile en Chine, en effet je suis d'accord avec vous que les constructeurs nationaux ont du mal à exister par rapport aux constructeurs étrangers comme Volkswagen, GM, Nissan, Hyundai ou Honda par exemple mais leur constructeurs sont encore tout jeunes, trop imparfaits. Dans 20 ans, il y aura rééquilibrage, les chinois acheteront chinois majoritairement, comme les japonais achetent japonais (mais à plus de 90%)
a écrit le 07/09/2012 à 16:21 :
Oui, 7,3 % soit plus que sa part. Il faut bien avouer que le problème n'est pas uniquement une histoire d'ïle à laquelle personne ne croit. mais de partage de marché. Il est en effet habituel que dans un pays producteur les contructeurs locaux disposent de 50 % du marché et les autres du solde. Ce chiffre n'est pas précis mais c'est le principe. Il y a 9 constructeurs mondiaux grands généralistes + une case réservée à tous les autres comme BMW, Daimler ou Mazda. Soit 5 % de part du marché chinois pour chacun. Les chinois de leur côté comptent 130 constructeurs et feront leurs propres calculs. Certains constructeurs sont en train de monter en puissance pour cause d'arrivée récente comme c'est le cas de PSA qui va sur 4 %, les autres marques ont donc occupé sa place pendant ce temps. Mais l'on constate surtout un jeu serré : VW par exemple est monté à 14,3 % au premier trimestre 2012, réduisant la part des chinois. Ainsi chacun revendique ou fixe maintenant des objectifs plus hauts que ce qu'il devrait accepter en imitant la démarche allemande. PSA donne une ligne prochaine à 8 % par exemple. D'ou vont venir ces parts ? Les chinois ne veulent pas être les rouleaux de printemps de la farce et leur manière de contester est d'aborder la question par un moyen détourné.

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