Usine PSA d'Aulnay : intempéries ou tentative de briser la grève ?

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Le site d'Aulnay est fermé ce lundi matin, pour cause notamment d'intempéries. Mais la CGT accuse la direction de vouloir briser la grève, entamée la semaine dernière. Le mouvement était très minoritaire.

L'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) est restée fermée ce  lundi matin. La direction argue d'une avarie électrique dans un atelier et de la neige qui interdit la circulation des camions en raison d'un arrêté préfectoral. Mais la CGT l'accuse de vouloir "désorganiser" la grève. La CGT dénonce "les méthodes de la direction face à la mobilisation des salariés. La direction revient 30 ans en arriére dans ses méthodes de dialogue social". Le syndicat affirme que " le gouvernement doit sortir de son silence face à de telles méthodes". Il a d'ailleurs fait parvenir à la presse des photos censés représenter des "groupes de cadres soutenus par des vigiles qui interdisent l'entrée du parking à tous les salariés".

Le site d'Aulnay doit fermer en 2014

"La direction se trompe si elle pense désorganiser et isoler la grève en fermant (lock-out) l'usine plusieurs jours. Les salariés ont démarré une bataille et sont déterminés à la poursuivre", affirme en outre la CGT dans un communiqué. Des salariés grévistes ont commencé à se réunir lundi matin devant le site. Selon la CGT, les vigiles interdisent l'accès au parking du site, ce que la direction nie, rappelant que les quelque 200 personnes ayant un mandat syndical sont libres de circuler. Le site d'Aulnay, qui emploie 3.000 personnes, doit fermer en 2014 pour réduire les surcapacités du groupe français en crise. Aulnay était d'ailleurs depuis longtemps considéré par la direction du groupe comme un site à problèmes à la productivité faible et la qualité médiocre. La grève, entamée la semaine dernière, n'était suivie de toutes façons que par une minorité du personnel

L'accord sur le plan de restructuration signé mi-février?

PSA Peugeot Citroën ne lancera pas de négociations avec les organisations syndicales sur la compétitivité avant d'avoir bouclé celles sur les mesures d'accompagnement à son plan de restructuration, qui pourrait intervenir fin février ou début mars, avait indiqué vendredi dernier un porte-parole de PSA. Le directeur industriel de PSA, Denis Martin, avait fait savoir jeudi que la signature d'un accord avec les organisations syndicales sur le plan de restructuration pourrait intervenir à la mi-février. Fin juillet, trois syndicats de Sevelnord (Nord) ont donné leur feu vert à un accord dit de compétitivité, lequel a permis l'obtention de la production d'un nouveau véhicule et donc d'assurer la pérennité de l'usine. "Ce que nous avons fait à Sevelnord, nous pouvons imaginer le faire dans d'autres environnements", avait expliqué Denis Martin en septembre. Renault, mène aussi des discussions sur la compétitivité pour ses usines françaises, qui pourraient aboutir à la fabrication de modèles de son  allié Nissan dans l'Hexagone.

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 22/01/2013 à 10:32 :
demandez donc à M.Mercier (CGT Aulnay) ce qu'il entend par cogestion, vous verrez que c'est édifiant.
a écrit le 21/01/2013 à 16:43 :
actuellement c'est le monde à l'envers , c'est les salariés qui veulent donner des conseils à la direction des entreprises. c'est aux dirigeants à diriger ( bien ou mal)et aux salariés a faire ce qu'on leur dit de faire ( bien ou mal). chacun son métier et les vaches seront bien gardées. On n'oblige personne à travailler pour un employeur ou une administration, j'ai toujours entendu dire que ceux qui ne sont pas d'accord peuvent aller ailleurs.
Réponse de le 21/01/2013 à 18:05 :
Bientôt les salariés vont siéger dans les conseils ... à l'allemande et il va falloir que les Malpensant s'habituent
a écrit le 21/01/2013 à 15:20 :
1heure de greve ;;;;defendre quoi ;;;;;;;;;;;;;il faut changer d'armes ,
a écrit le 21/01/2013 à 12:24 :
Les syndicats politisés ont tué l' industrie automobile en France, en association avec les politiques des gouvernements de droite comme de gauche qui sont tous des hystériques du bonus/malus, des taxes en tous genres, des limitations de vitesse sur autoroutes, et les constructeurs français arrivent toujours après la concurrence : pas de véhicules essence sérieux, des 4*4 mis sur le marché 5 ans après les allemands et les japonais,pas de véhicules haut de gamme. Dans 5 ans tout ce petit monde aura disparu.
Réponse de le 21/01/2013 à 13:05 :
les syndicats ne sont pas les seuls a avoir contribué à tuer l'automobile française. malheureusement des directions générales avec de mauvaises tratégies ont fait bien plus pour arriver à cette situation catastrophique.
a écrit le 21/01/2013 à 11:49 :
Ce n'est pas le moment d'acheter francais a Aulnay, les voitures sont boulonnees a moitie entre deux greves et deux prieres. Dommage car PSA doit vendre pour remonter la pente.Le syndicat communiste de la CGT ne va pas arranger les choses. Bon courage.

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