PSA-GM : l'alliance de deux constructeurs malades en Europe

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PSA appelle GM à son secours, selon des sources concordantes. Officiellement, l'américain, qui détient 7% du constructeur français, affirme ne pas vouloir investir davantage. Mais il ne peut se désintéresser du sort de PSA, alors que ses activités européennes structurellement déficitaires sont liées à celles du groupe tricolore dans des projets de coopération. Problème: PSA et Opel, filiale allemande de GM, perdent régulièrement des parts de marché...

PSA a approché GM au cours des derniers mois pour lui proposer d'injecter des fonds supplémentaires dans PSA et d'accroître sa participation, affirment des sources citées par l'agence Dow Jones. La famille Peugeot est prête à céder le contrôle de PSA, si elle parvient à convaincre l'américain GM de renforcer l'alliance entre les deux groupes et d'injecter de nouveaux fonds, affirmait pour sa part mercredi l'agence Reuters. Les dirigeants de GM sont « prêts à injecter de l'argent supplémentaire s'ils peuvent contrôler l'activité, intégrer PSA et Opel (filiale allemande de GM) et rationaliser la production », précise même une source citée par Reuters.

Certes, GM réitère officiellement qu'il n'a pas l'intention d'investir davantage. « Notre position est inchangée: nous n'avons pas l'intention d'investir des fonds supplémentaires dans PSA en ce moment », indique un porte-parole du consortium du Michigan. Mais, les déclarations officielles n'ont qu'une valeur relative... De fait, à ce stade, on voit mal qui viendrait au secours de PSA, sinon l'américain qui détient déjà 7% du capital du constructeur français. Et GM ne peut pas se désintéresser du sort du groupe tricolore, avec lequel il a scellé en février 2012 une alliance stratégique, afin de trouver lui-même enfin une issue pour ses activités européennes chroniquement et gravement déficitaires, qu'il avait voulu vendre en 2009.

Coopérations techniques structurantes

PSA et GM ont déjà envisagé, l'an dernier, une mise en commun de leurs activités. Le projet prévoyait même la création d'une société commune, détenue à parité par les deux constructeurs, selon nos sources. Cette société commune aurait regroupé Opel et la division automobile de PSA ou la partie industrielle de ladite division. Un projet in fine abandonné à cause notamment de sa complexité sociale et politique.

Mais, même sans intégration, PSA et Opel sont aujourd'hui fortement impliqués dans des coopérations techniques structurantes pour leur avenir. Le hic, c'est que PSA et Opel sont, avec Fiat, les constructeurs malades de l'Europe... Le constructeur tricolore a affiché en 2012 une perte nette de 5,01 milliards d'euros, dont 4,19 milliards pour le second semestre. Celle-ci inclut des dépréciations d'actifs massives, à hauteur de 4,7 milliards.

Une grosse consommation de cash

Le groupe a vu son résultat opérationnel courant plonger dans le rouge de 576 millions l'an passé. Dans la seule division automobile, PSA affiche un déficit opérationnel de 1,5 milliard, soit une marge négative de 3,9%. Tout cela dû essentiellement à l'Europe. Et Philippe Varin, président du directoire du constructeur, a indiqué lui-même que le groupe consommerait encore 1,5 milliard d'euros sur l'ensemble de l'année 2013.

Le constructeur de l'avenue de la Grande-Armée à Paris - où est encore installé son siège social même s'il a été vendu l'an passé - en consommera également en 2014. Le retour à l'équilibre n'est pas prévu avant la fin de l'an prochain. Dans le meilleur des cas. Car cet objectif suppose un maintien de parts de marché en Europe. Or, ce n'est pas le cas. Les ventes mondiales du groupe avaient chuté l'an dernier de 8,8% à 2,82 millions (véhicules montés). Pour la seule Europe, qui représente 60% de ses volumes totaux, les ventes ont plongé de 14,8% à 1,76 million d'unités à peine. Certes, les marchés européens reculent et ceux qui plongent le plus sont ceux où PSA est le mieux implanté. Mais cette explication, mise en avant par le groupe, est un peu courte.

Déficits chroniques

General Motors a enregistré pour sa part l'an dernier un déficit d'exploitation (Ebit) de 1,8 milliard de dollars (1,4 milliard d'euros) en Europe, après 747 millions en 2011. Le consortium de Detroit, qui perd de l'argent structurellement sur le Vieux continent depuis plus de dix ans, vise l'équilibre... d'ici à 2015. GM a en outre passé pour 5,2 milliards de dollars (4 milliards d'euros) de dépréciations d'actifs en Europe dans ses comptes du quatrième trimestre. General Motors y a encore perdu 200 millions de dollars (150 millions d'euros) au premier trimestre 2013. L'an dernier, Opel (avec la marque Vauxhall sur le marché britannique) a poursuivi sa dégringolade des ventes à 1,05 million d'unités en Europe, qui absorbe la quasi-totalité de ses ventes puisqu'il est pratiquement absent hors du Vieux continent, contre 1,22 million un an auparavant.

Pertes de parts de marché

Le problème, c'est que PSA comme Opel et sa marque s?ur britannique Vauxhall perdent chroniquement des parts de marché sur le Vieux continent. PSA détient 11,2% du marché de l'Union européenne (sur cinq mois 2013, voitures particulières seules), contre 12,9% en 2007, 15% en 2002. Opel (avec Vauxhall) en est à 6,8%, contre 8,4% en 2007, 9,4% en 2002. Et encore, une bonne partie des ventes d'Opel est-elle réalisée avec les loueurs de courte durée, des transactions réputées peu rentables.

Une vraie régression de ces deux constructeurs... au profit notamment du groupe Volkswagen, du coréen Hyundai-Kia et des marques allemandes de haut de gamme. Sur les cinq premiers mois de 2013, les immatriculations de voitures de PSA dans l'Union ont plongé de 13,9%, celles d'Opel-Vauhxhall de 6,4%.

Réductions de postes

Avec de telles régressions, les deux groupes sont en fortes surcapacités. PSA a ainsi prévu de supprimer 11.200 postes entre 2011 et 2014 en France et de fermer son usine d'Aulnay-sous-Bois l'an prochain. Les élus locaux s'inquiètent également de l'avenir à long terme du site breton de Rennes. Opel a annoncé pour sa part, fin mars, l'arrêt de la production automobile sur son site allemand de Bochum dès la fin 2014. Et ce, après avoir fermé récemment son usine belge d'Anvers. La firme de Rüsselsheim est engagée depuis une douzaine d'années dans des plans de restructuration à répétition. Mais les ventes chutent plus vite que le rythme de diminution des capacités !

Problèmes de gammes

PSA comme GM Europe ont de graves problèmes de coûts. Les véhicules des deux groupes vendus en Europe sont essentiellement fabriqués dans des pays à coûts élevés comme la France et l'Allemagne. Leurs produits sont diversement attractifs. Si PSA propose des petits véhicules réussis comme les DS3, Peugeot 208 et 2008, lesquels remportent un franc succès, il est progressivement chassé par les constructeurs allemands du segment des gammes moyennes supérieures, même si la Citroën C5 et la Peugeot 508 sont de bons véhicules en soi.

Opel a des problèmes de gammes plus graves encore. Sa petite citadine Corsa vieillit. Elle date de 2006, ce qui en fait l'une des plus anciennes « urbaines » du marché. Elle repose d'ailleurs, comme la « mini » Adam, sur une plate-forme Fiat - du temps où et GM et l'italien étaient alliés. Opel pâtit aussi d'une offre diesel moins compétitive que celle de la concurrence, avec des mécaniques souvent dépassées, comme le vieux 1,7 CDTi de lointaine origine japonaise Isuzu. De nouveaux blocs plus modernes arrivent. Mais la firme a pris du retard.

Images floues

Peugeot, Citroën et Opel ont incontestablement des problèmes d'image. Les labels tricolores pâtissent hors de France d'une réputation mitigée en matière de qualité-fiabilité, malgré les énormes progrès effectués depuis la fin des années 2000. Un legs de l'histoire. Opel, qui jouissait il y a encore vingt ans de l'image de voitures robustes à l'allemande, a beaucoup de mal à se remettre des errements de l'actionnaire GM, qui a voulu « dégermaniser » et mondialiser ses véhicules, en diluant leur personnalité. Opel a surtout beaucoup souffert des problèmes de qualité qui l'ont affecté à partir du milieu des années 90, à cause d'une brutale politique de baisse des coûts édictée par la maison-mère de Detroit.

Quelle localisation pour les véhicules?

GM et PSA se sont mariés fin février 2012. Les deux groupes ont annoncé récemment des plates-formes communes entre Peugeot, Citroën et Opel. Sur le segment des monospaces compacts et "crossovers" (faux 4x4) type Peugeot 3008, Citroën C4 Picasso ou Opel Zafira, le développement des remplaçants sera assuré par le constructeur français. Sur le deuxième segment (petits monospaces et faux 4x4 type Peugeot 2008, Citroën C3 Picasso et Opel Meriva, le développement sera assuré par Opel, mais sur une base roulante de PSA.

Enfin, sur le créneau des petites voitures type Peugeot 208, Citroën C3 et Opel Corsa, les deux partenaires prévoient un co-développement, sur une évolution de la plateforme "1" de PSA. Par ailleurs, un petit moteur à essence conjoint sera développé, sur la base des mécaniques françaises. Le constructeur tricolore promet de doubler les volumes de production annuels par plates-formes et donc d'abaisser le point mort.

Seulement voilà : tous ces projets ne généreront des effets sensibles qu'à partir de 2017-2018, à condition que les deux partenaires résolvent les problèmes inhérents à toute coopération : délais rallongés (les discussions sur la remplaçante de la Citroën C5 ont déjà entraîné un report de plusieurs mois de la sortie du futur modèle), renchérissement initial du coût des projets... En outre, se posera la question cruciale de la localisation de la production des nouveaux véhicules, qui promet de belles discussions, alors que la plupart des usines sont en grave sous-charge.
 

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Commentaires
a écrit le 27/11/2013 à 1:12 :
nice articles
a écrit le 26/11/2013 à 21:38 :
good articles
a écrit le 26/11/2013 à 9:34 :
good articles
a écrit le 25/11/2013 à 21:12 :
thanks for share!
a écrit le 30/06/2013 à 14:57 :
Encore un article bien mal écrit. En 2012 le groupe PSA a décidé de faire une croix sur son plus gros marché extra européen : l'Iran. Les raisons n'ont jamais données : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Guerre-economique-Peugeot-contraint-de-renoncer-au-marche-iranien-12871.html
a écrit le 30/06/2013 à 1:56 :
Les banales Polo-Passat-Golf ( berline, Plus, break etc ) ne se vendraient pas par wagons outre-Rhin !
a écrit le 29/06/2013 à 21:50 :
Et vous tous lecteurs ! En quoi roulez vous ? Moi je possède deux Peugeot qui ont moins de cinq ans. Sans me venter je soutiens l industrie automobile française, à ma façon. Acheter made in France :-) (ou presque)
Réponse de le 11/07/2013 à 10:52 :
mon cas personnel = peugeot 306 HDI (les premières diesel à injection directe chez PSA) achetée en 1999, que j'entretiens et conserve toujours, car je ne vois pas l'intérêt pour moi de dépenser de l'argent dans une voiture (d'autres postes de dépenses important tels que le logement...).
Mon expérience est que cette 306 vieillit mal et est source de dépenses multiples que je n'imaginais pas possible; concrètement, à 180.000km pièces déjà changées:
- jeux de disques+plaquettes de frein AV et AR, changés 4 fois (je ne suis pourtant pas Fangio, conduite coulée type écoconduite)
- suspension AV
- courroie d'alternateur changée une fois, puis jeu poulie moteur+courroie alternateur changé
- courroie de distribution changée une fois (fait partie de l'entretien normal)
- comodo clignotant changé
- faisceau électrique changé
- loquet de fermeture de la porte AVG changé
- âme interne à la portière AVG changée (bruit de "quicaille" à la fermeture de la porte)
- etc... (liste non exhaustive)

C'est donc un pis-aller que d'entretenir cette peugeot 306 HDI, sachant que si j'avais su à l'avance cette voiture douée de si peu de qualité, alors je l'aurais certainement revendue rapidement pour acheter un autre véhicule plus fiable.

Avec donc cette expérience et ce recul (je roule et entretiens cette peugeot 306 depuis donc 14 ans), je m'orienterais plutôt vers une marque japonaise telle que Toyota par exemple (cf son niveau de fiabilité connue dans les enquêtes annuelles).
Plus particulièrement, le modèle Yaris Hybride me semble intéressant pour mon usage (principalement 80% ville + 20% route), pas vraiment plus chère qu'une motorisation diesel et surtout agréable à l'usage (pas de rapport de vitesse à changer, silence, vertu écologique en terme d'émission... et sans doute une "bonne" fiabilité, du fait du retour d'expérience de Toyota dans son système hybride, cf le recul sur la Prius)
a écrit le 29/06/2013 à 18:56 :
L'Allemagne ne harcèle pas sans cesse ses automobilistes, permettant aux Allemands d'aimer les belles voitures (et de s'en servir), favorisant les constrtucteurs sur le haut de gamme (les ventes en sont favorisées) et renforcant année après année l'image de marque qui tire tout le reste de la gamme.
Et de plus, les constructeurs remettent fermement les pouvoirs publics en place s'ils essaient de légiférer contre leurs produits (ex: le gouvernement allemand s'oppose aux véléités européennes de limiter toujours plus les taux de CO2 sous le prétexte falacieux d'écologie, ..., ou de fiscalité dite écologique).
Cela permet de promouvoir l'image de "voitures plaisir", luxueuses, puissantes et sexy.
En France on fait tout l'inverse depuis plus de 10 ans: on harcèle les automobilistes toujours davantage, on explique à longueur de journée que "la voiture c'est mal", et on veut la réduire à un utilitaire de transport : quel péché que de vouloir faire de la voiture un plaisir!!
Notre industrie automobile va mourrir, et les emplois directs et sous-traités avec, et cela n'est PAS dû à des soi-disant surcapacités ou à des fatalités: c'est dû à des erreurs stratégiques des constructeurs et des fautes gravissimes des pouvoirs publics qui adoptent depuis 10 ans un compoortament anti-voitures en France.
Gageons que quand notre industrie sera morte, nos verrons les politiques faire de grands débats à la TV pour s'en étonner !
Mais réjouissons-nous: Sagem (qui fabrique les milliers de radars-racket) se porte très bien...
Quand est-ce que ces politiques vont se réveiller et créer les conditions pour faire AIMER la voiture , aider et inciter PSA à se restructurer (faut en passer par là et vite !), et arrêter cette mentalité anti-voiture qui va nos coûter plusieurs fermetures comme Aulnay ???
a écrit le 29/06/2013 à 8:22 :
Dans le même temps GM met en avant sa marque CHEVROLET concurrente directe d'OPEL avec un avantage tarifaire certain. Si l'on se souvient que l'excellent SAAB fut allègrement sacrifiée par ce même GM, cette alliance franco/US : du trapèze volant sans filet...
a écrit le 29/06/2013 à 8:14 :
d'une manière ou d'une autre, il faudra traiter les sur capacités en europe. Cela passera inévitablement par des fusions et des fermetures d'usines. Et cela n'a rien de choquant, c'est la vie des affaires. Il faut vite que les abrutis qui dirigent ce pays l'acceptent et accompagnent ces évolutions . Après, que PSA appartienne à des américains, des chinois ou à des indiens, qu'est ce que cela change ? Volvo appartient a un chinois, Jaguar Land Rover a un indien et les deux s'en portent très bien.
Réponse de le 29/06/2013 à 14:57 :
Peugeot ne doit pas se trouver avec des actionnaires autres que les européens, les indiens chinois et autres américains n ont pas de stratégies d entreprise. Regardez arcelor saab opel .... Récemment aixam à été rachète par un groupe américain et si je vous fait la liste des groupes francais rachetés ces 20 dernières années, vous prendrez peur. Nos entreprises doivent être leaders et non se retrouver comme des proies. Il en va de notre ou dumoins ce qu' il en reste , de notre industrie, un pays sans industrie n est plus une puissance
Réponse de le 29/06/2013 à 18:43 :
@ le vers : Il ne faut pas généraliser. Tata Motors n'a pas flingué Land Rover ou Jaguar, au contraire. Et jusqu'ici Geely ne fait pas trop de mal à Volvo. Ces marques continuent à se développer et à sortir de nouveaux modèles de qualité et de luxe. Je suis persuadé que PSA pourrait s'en sortir en mutualisant ses pate formes avec Opel et Ford. Le fait que ces marques ne soient pas au mieux de leur forme n'est pas un problème insurmontable. Qui aurait misé un euro sur Skoda et Seat avant leur rachat par VW ?

Mais c'est sûr que GM n'est pas le partenaire idéal pour ca.
a écrit le 28/06/2013 à 19:42 :
Peugeot a en effet fait des erreurs monumentales en terme d internationalisation ces 30 dernières années. Abandon du marché nord américain à cause d un réseau d entretien défaillant, manque de vision sur le développement du marché chinois....
LA CERISE SUR LE GÂTEAU c est bien sur avoir conclu un parc défavorable avec gm. Cette entreprise à toujours fait couler ce qu' elle achetait. Peugeot doit être sauvé l état doit intervenir et l aider à trouver un partenaire qui lui assurera sa pérennité. Pour cela il faut que la famille Peugeot fasse quelques concessions
a écrit le 28/06/2013 à 17:48 :
Et pendant ce temps l'action Renault est au Hit parade de la progression des actions du 4 40
Allez comprendre quelque chose à la bourse ...
Réponse de le 30/06/2013 à 8:45 :
CAC 40
a écrit le 28/06/2013 à 17:45 :
Au lieu de faire des papiers on devrait faire des autos ! Nous avons le double de fonctionnaires que les autres pays. C est un pays d économie fonctionnarisé qui ne marche pas. L économie s écroule. On a par exemple, l industrie automobile qui fout le camp. Ce n est pas du développement économique. C est une fabrique de pauvres et ce n est pas le but d une société. Nous sommes un peuple opprimé par des idiots qui racontent n importe quoi. Prenons l exemple de la politique du Japon : une catastrophe. On a airoff le madoff de l emploi et du pouvoir d achat. Le parasite du travail détruit le pays et le social saute avec l Etat qu on a mis en faillite. 35 ans de déficits et on s abandonne ! C est une logique de bourreau de l humanité ! Je détruis, je m enrichis ! La population est contre cette politique, elle attend des réformes et du soutien au travail, ce qui est normal. On n attend pas d un gouvernement qu il bousille l entreprise et supprime l avenir par l archaïsme. L étouffoir fonctionne à merveille pour zigouiller la France ! Le déficit n est pas encore traité et la société a commencé à réagir on le voit dans les sondages. C est un système bidon, il n y a pas de moteur dans l économie française. Faire de la France un bidonville n est pas le but de la société ! On nie le déclin, le progrès économique, la liberté du travail et l humanisme ! Debout les morts ! L escargot de l éna ruine la France!
a écrit le 28/06/2013 à 17:37 :
Je viens de lire un tissu d'absurdités. Depuis quand tire-t-on des conclusions en cours d'année alors que le marché français subit un traitement à la baisse comme jamais ? Laissons l'année se terminer pour effectuer des pointages sérieux car l'on sait tout autant que les chiffres interim sont souvent l'objet d'intenses manipulations, surtout si c'est pour infliger àu constructeur français un si grand discrédit. PSA et la famille Peugeot tout en rigidité ont fait de mauvais calculs, ils n'était pas seuls, le gouvernement français les y a poussé en notamment un certain Fabius alors Ministre. Les efforts d'actualisation sont entrepris depuis plus de 2 ans, une des phases visibles est la fermeture d'Aulnay, l'autre le renversement d'alliance au profit de GM et surtout le passage des comptes à la paille de fer pour retrouver une présentation saine. Tout cela permet de mettre les acteurs économiques en confiance en trouvant une base sur laquelle construire. Il n'est donc pas permis de comparer PSA en léger fléchissement sur 2012 l'année en cours n'étant pas connue et Opel ou Fiat qui dégrigolent en prenant l'essentiel de la baisse. Surtout que le bialn financier est à mettre en perspective avec les efforts considérables qui sont faits par le constructeur pour s'établir en Chine avec succès, en Russie, en Inde. Il s'agit,, avec retard cela a été dit, d'une véritable internationalisation à marche forcée. Elle nécessite la remise en ordre évoquée. Sur les rumeurs puisqu'il s'agit de cela uniquement, les messages ou démentis officiels étant moins considérés que les bavardages anglais, il est possible d'imaginer tout et son contraire puisque les constructeurs parlent en permanence de mécanismes leur permettant de tirer avantage de leurs positions. PSA n'a aucune intention de vendre, il peut se trouver que la famille soit provisoirement délayée ce qui ne change rien à l'évolution du groupe. Les discussions portent essentiellement sur l'intégration potentielle d'Opel au groupe PSA, du cas Mitsubishi, de coopération internationale avec GM et d'autres comme Toyota, de linstallation du français en Allemagne, de l'évolution technologique vers les moteurs électriques... Rien qui porterait à croire que PSA serait "malade" mais au contraire enfin en bonne santé.
Réponse de le 28/06/2013 à 18:05 :
Si on nie les chiffres et les informations (qui ne sont pas de simples rumeurs), et que l'on refuse de regarder la réalité financière et concurrentielle en face, on peut conclure que... tout va formidablement bien. On appelle ça la politique de l'autruche!
Réponse de le 29/06/2013 à 16:59 :
Oui Oui, @Réaction, il y a également la politique de la baudruche qui consite à prendre un item pour en faire une montagne. Ce qui choque est que le traitement des constructeurs étrangers n'est jamais au même diapason, quand aux "rumeurs" on attend encore les sources... J'ai dénoncé pour ma part la rigidité et les erreurs stratégiques induites de PSA sur ce fil, avant qu'il soit de mode. J'ai dû me justifier légèrement face à la levée de bouclier : PSA allait très bien et Renault pas du tout selon la presse. Aujourd'hui comme par amusement cynique la mouche a changé de coche.
a écrit le 28/06/2013 à 17:19 :
Encore de l. Intox on en reparle dans quatre mois
a écrit le 28/06/2013 à 16:42 :
Tôt ou tard PSA terminera dans l'escarcelle d'un partenaire chinois. Hollande a même souhaité que les Chinois investissent en France.
a écrit le 28/06/2013 à 16:32 :
Pour PSA l'erreur est bien connue depuis longtemps - ne pas avoir suffisamment diversifié ses marchés à l'export, en se concentrant beaucoup trop sur l'Europe. Les voitures françaises pâtissent, en outre, d'une image centrée sur le bas et le moyen de gamme.
a écrit le 28/06/2013 à 16:08 :
Ne commettons pas d'erreur. Ceci est une guerre commerciale engagée par un concurrent direct et incompatible. GM abuse de son avantage capitalistique (déloyal) et militaire (sa forte pénétration dans les marchés soumis à des troubles géopolitiques), dans un marché méditerranéen attaqué par les financiers anglo-saxons. Succomber à la tentation Opel est un pìège qui peut être fatal. Et c'est encore PSA qui subirait les réactions négatives en Allemagne où GM ne prend pas ses responsabilités ? L'objectif de GM est de pousser PSA à céder dans un rapport de force inégal afin d'en prendre le contrôle. Cela est bien dit dans les médias new yorkais, "GM would need assurances that it had a free hand to cut production capacity as it took control of integrating Peugeot and Opel". Il faut voir aussi dans quelle mesure l'actuelle direction de PSA, très lénifiante (si seulement M. Calvet était encore là...), n'a pas déjà cédé des avantages concurrentiels et stratégiques à GM, et comment réparer cela.
Réponse de le 28/06/2013 à 17:47 :
Je crois que vous faites fausse route, @Ferdinant, c'est PSA qui prend en charge Opel et non le contraire. La question qui pose souci pour GM et pour des raisons juridiques d'engagement est de ne pas se retrouver avec le seules usines sans production (celle d'Opel ayant alimenté les usines PSA). GM est un allié de PSA dans une vision gagnant/gagnant, non un ennemi. L'avenir vous le démontrera. Si vous avez peur des entreprises américaines il vous suffit de regarder ce qu'elles étaient et ce qu'elles sont pour comprendre que ce ne sont pas les plus combatives.
a écrit le 28/06/2013 à 15:47 :
S'il y a urgence, dans cette conjoncture exceptionnelle, pourquoi l'Etat français ne pourrait-il pas aider PSA comme GM qui a reçu 50 milliards USD de son gouvernement ? Ou bien le problème se situe-t-il encore au niveau de la Commission UE qui organise une concurrence fratricide entre industriels européens, et fait la part belle aux concurrents des pays tiers ? VW n'a aucune raison de se plaindre, parce que son marché n'a jamais été attaqué comme celui de PSA l'a été, au contraire, il a même été favorisé.
a écrit le 28/06/2013 à 15:40 :
Stop ! Quelle erreur ! Céder aux coups de butoir de son concurrent direct sans se défendre ? PSA n'est pas du tout malade, il y a erreur de diagnostic par rapport au marché qui souffre de tensions géopolitiques graves. M. Varin, un peu de clairvoyance, de dignité et de courage, bon sang !
a écrit le 28/06/2013 à 15:07 :
Les écolos vont être contents, d'une pierre deux coups :

- plus de voiture : plus de rejet de co2
- plus d'usine : plus de centrale nucléaire

un monde vert de bisounours se met en place.

les Chinois roulent dans nos voitures et nous , nous allons bientôt rouler en pouce pouce....
a écrit le 28/06/2013 à 14:41 :
GM interdit à Opel de vendre en dehors d'Europe pour ne pas rivaliser avec ses marques chouchous "made in USA", seul quelques vauxhalls sont exportés à des endroits comme l'Australie et la NZ. Pour l'histoire Vauxhall était en 2012 n°2 en part de marché au Royaume Uni avec 11,4%, dérrière Ford (13,8%) et devant VW (9%), comme quoi.
Peugeot inféodé à GM n'annonce rien de bon...
a écrit le 28/06/2013 à 14:31 :
Le maniaque des papiers de l Elysée, l idiot du village a décrété que la population n avait pas le droit à l automobile. Alors on produit de moins en moins. En revanche la fabrique de chômeurs ça tourne à plein régime !
Réponse de le 28/06/2013 à 17:01 :
C'est cela le chômage pour tous.
a écrit le 28/06/2013 à 13:58 :
Il faut empêcher cela. Laisser brader à l étranger un tel fleuron de l industrie française : c est vraiment inacceptable !
Rappelons que GM a reçu 50 milliard de dollars de l état US pour se rétablir - en contrepartie d une grande part de son capital ? et il s est déjà permis de prendre 7% du capital de PSA.
Ne soyons pas comme d habitude les dindons de la farce, empêchons ce fleuron de l?industrie française de tomber dans les mains d un groupe étranger subventionné, et agissons de même : aide de l état et prise de participation au capital !
Par ailleurs, il serait temps que les Français soutiennent individuellement leur industrie - ne serait-ce qu en évitant d acheter allemand, ou japonais, ou coréen quand une production française correspondante existe.
L automobile c est au moins 10% de l emploi.
Tous les Français sans exception (même ceux qui n achètent pas les véhicules étrangers) payent dans leurs impôts pour les chômeurs et la dette résultant de ces importations massives.
Réponse de le 29/06/2013 à 19:01 :
100% d'accord avec vous sans oublier que PSA est le premier déposant de brevets du pays et qu'il contribue de manière positive à hauteur de 10 milliards d'Euros à la balance commerciale française déficitaire de 70 milliards!
Sans parler que PSA est le premier employeur d'ouvriers en France, premier employeur privé d'Alsace, de Bretagne et de Franche Comté.

Bref rouler en Peugeot ou en Citroen c'est bon pour l'économie de notre pays et en plus elles n'ont rien à envier à leurs concurrentes!
a écrit le 28/06/2013 à 13:45 :
Vu les déboires de GM pendant la crise de 2008 par sa gamme inadaptée (état/Trésor américain devenu et toujours actionnaire de GM), les errements passés avec Fiat, le scandale Saab, l'abandon d'Opel..., si PSA tombe dans l'escarcelle de GM, je ne donne pas cher du futur de Peugeot et Citroën et des usines en France. Une nouvelle désillusion à la hauteur d'ArcelorMittal!
Réponse de le 28/06/2013 à 15:39 :
Du même avis que vous,
Réponse de le 28/06/2013 à 21:01 :
le mieux serait que l'etat français ou les français rentrent au capital de psa-par le passé gm a croquer certains constructeurs ;leur a prie leur savoir faire et les a laissé mourrir a moins qu'il change car l'ogre vw risque de passer devant gm...et la tout seul il sera en trés grande difficulté( chine ou amerique du sud)

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