PSA mène des réflexions pour approfondir ses relations avec le groupe chinois Dongfeng

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La Peugeot 301 sera produite à Wuhan prochainement
La Peugeot 301 sera produite à Wuhan prochainement
Philippe Varin, patron de PSA, reconnaît des "réflexions en cours" avec le groupe chinois Dongfeng, avec qui il partage une co-entreprise dans l'ex-Empire du milieu. Il assure que le "travail est industriel". Mais il ne commente pas l'éventuelle entrée du chinois dans le capital de PSA.

Il y a "un certain nombre de réflexions en cours" pour renforcer le partenariat entre PSA Peugeot Citroën et le groupe chinois Dongfeng". C'est ce qu'a déclaré Philippe Varin, président du constructeur tricolore, ce samedi, en marge de l'inauguration du nouveau site de Shenzhen, destiné à produire des (Citroën) DS en Chine. "On a un certain nombre de réflexions en cours avec eux sur la manière de renforcer notre partenariat, voilà le sujet qui nous préoccupe", a souligné avec sa réserve habituelle le patron de PSA, qui préfère rester muet sur l'éventualité de voir Dongfeng entrer au capital du groupe hexagonal.  "Aujourd'hui, notre travail avec Dongfeng est industriel", a-il assuré.

Le capital de PSA Peugeot Citroën est contrôlé à 25% par la famille Peugeot, son allié américain General Motors en détenant 7%. Mais PSA, en forte crise et qui devrait encore brûler 1,5 milliard d'euros de cash cette année, a besoin d'argent frais pour poursuivre ses investissements et renouveler ses produits. Or, GM a réitéré à plusieurs reprises qu'il ne souhaitait pas monter dans le capital du français.

Dongfeng pas pressé

Reste le chinois Dongfeng, partenaire de PSA à travers une co-entreprise en Chine, DPCA. Il y a deux semaines, le quotidien Les Echos écrivait que PSA avait mandaté deux banques pour réfléchir aux modalités d'une alliance capitalistique avec Dongfeng. Mais le groupe chinois ne paraît pas vraiment pressé. Dongfeng a indiqué de son côté vendredi à l'agence Bloomberg avoir "reçu des informations de la part de banques d'investissement concernant PSA".

Mais "nous ne sommes parvenus à aucune conclusion pour l'instant et nous sommes loin d'avoir atteint ce point", précise le conglomérat industriel, qui a également noué dans le passé des partenariats avec d'autres constructeurs en Chine, comme Nissan. Les coopérations avec Nissan (et probablement bientôt avec Renault) sont d'ailleurs bien plus importantes que la co-entreprise avec PSA.

"Nous n'avons pas eu de discussions. Nous ne savons pas ce qu'ils vont faire: quand ils auront décidé ce qu'ils vont faire, ils décrocheront leur téléphone pour nous appeler", a pour sa part affirmé vendredi à l'agence Reuters Steve Girsky, vice-président de GM.

Progression de 33% des ventes

Après un long marasme, PSA, qui avait pourtant fait oeuvre de pionnier en Chine en s'implantant industriellement dès les années 80 (usine de Peugeot à Canton), décolle enfin en Chine. Ses ventes dans le pays ont progressé en effet de 33%, deux fois plus vite que le marché total, au premier semestre.

Le groupe y a écoulé 278.000 unités, grâce notamment aux lancements du Peugeot 3008 (plus de 25.000 facturations en six mois)  et de la Citroën C4L  (20.000). PSA avait inauguré au début de l'été un troisième site de production à Wuhan (centre de la Chine).

A Wuhan, sa capacité de production atteint aujourd'hui les 600.000 véhicules par an, avant de friser les 750.000 véhicules par an en 2015. Ces activités, opérées en association avec le puissant groupe Dongfeng, n'ont rien à voir avec la nouvelle co-entreprise concernant DS avec le groupe Changan. Il s'agit là en effet d'une deuxième co-entreprise, CAPSA, d'une capacité de 200.000 unités annuelles additionnelles.

L'expansion est donc réelle. Malheureusement, alors qu'il perd chroniquement  des parts de marché en Europe, PSA  demeure encore faible en Chine, avec une pénétration de 3,8%. C'est peu, par rapport aux grands concurrents Volkswagen, GM, Nissan, Hyundai-Kia, ces trois derniers ayant pourtant débarqué bien après PSA.

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a écrit le 30/09/2013 à 11:51 :
Je lis: "on sers la technologie aux chinois", voilà des ignorants qui ne sont jamais sortis d'ici!
Le savoir, les universités et les ingénieurs sont partout identiques, et croire que les chinois sont cons et qu'ils ne savent que copier ou se servir avec de l'argent est la pire des inepties.
Construire une voiture, il n'y a rien d'insurmontable aujourd'hui, mais la vendre au niveau mondial est une autre paire de manches. On a eu le temps de le faire et on a échoué. Les chinois sont incapables de vendre des voitures à des clients sophistiqués des pays du nord, non par manque de savoir mécanique mais par l?incapacité de surmonter les freins psychologiques des clients (mode de vie, goûts, design, couleurs et refus sociopolitique etc.).
Par contre vendre dans les PVD (et c?est déjà un marché cuit pour nous) qui sont peu exigeants (ils n?exigent ni d?ABS,ESP, radars et fibres de carbonne etc.) ils y arrivent parfaitement et n?on pas besoin de PSA.
Dans vingt ans quand une voiture sera comme un MacDo et un produit banalisé qui sait si DongFeng et PSA seront là. Ce n?est pas sur du tout.
a écrit le 30/09/2013 à 11:29 :
Le chinois n'est pas ou plus intéressé, sinon ce serait fait. PSA va probablement couler et les concurrents "alliés" récupéreront les actifs valables (brevets, équipes R&D).
Réponse de le 30/09/2013 à 14:16 :
au vu des performances des ventes de voitures Peugeot, le chinois vont l'avoir presque gratuit. Ils font plutot du "short selling".
a écrit le 29/09/2013 à 10:37 :
L'action Peugeot a pris + 130% en 6 mois ! Elle en prendra autant durant les prochains.

https://www.google.com/finance?q=EPA:UG
Réponse de le 29/09/2013 à 12:38 :
...mais, petit bémol, je plains ceux qui ont acheté juste avant la crise, en juillet 2007, là le titre valait... 57 euros. Au cours actuel (12 euros) il faut une multiplication par 4! J'ai personnellement raté le train des 6 euros, je crois que je prendrai celui-ci... :-)))
Réponse de le 29/09/2013 à 12:44 :
Une hausse de 130% sur un cours minus cela fait une progression minus ... cela ne veut pas dire que l'entreprise est sur la bonne pente ... Varin a déjà été l'artisan de la disparition de Péchiney ... puis il a fait sombrer et bradé Corus ex British Steel/Hoogovens ... et donc pour PSA le pire est en cours et le pire du pire est à venir
Réponse de le 29/09/2013 à 17:07 :
J'ai acheté les miennes au moment du Salon de l'auto à Genève, ce printemps. PSA y dévoilait de très beaux modèles. On sentait que l'entreprise allait se battre durement pour ne pas sombrer.
Réponse de le 29/09/2013 à 17:27 :
@"arcesilas" ...Les hommes de l'échec chez PSA comme chez Renault doivent partir ou être congédiés sans délai ... le temps presse. Ce sont des dirigeants qui ont accumulé les erreurs ... Ne soyons pas naïfs et évitons d?échafauder des plans plus que hasardeux
Réponse de le 29/09/2013 à 20:30 :
@ Marché DED: Je suis d'accord avec vous sur la nécessité d'une réforme de la direction. La famille Peugeot semble marginalisée, c'est déjà ça. En matière d'industrie, tout ne se fait pas en un jour. Ceux qui acquièrent des actions PSA n'escomptent pas un redressement immédiat mais parient sur une amélioration régulière, allant de pair avec un redressement lent de l'économie mondiale et un redéploiement vers les pays émergents. J'ai acheté des Ford au début de 2009 parce que je calculais que l'entreprise, des trois automobiles américaines, avait la plus grande chance de se tirer d 'affaire. Je les ai toujours, je ne regrette pas mon achat.
Réponse de le 29/09/2013 à 21:57 :
Avec de faux amis comme General Motors et Dongfeng, le risque de dilution est extrêmement élevé ... Peugeot peut finir comme le "tunnel sous la manche" ... pour des raisons différentes, daciarenault aussi est un "tunnel sous la manche" en puissance.
a écrit le 29/09/2013 à 9:06 :
Arrêtez de regarder dans le retro comme des francais râleurs chronqiues.
PSA possède la téchnologie et Dongfeng en a besoin pour faire un saut en avant. Les fabricants chinois sont toujours trop petits pour faire face à la concurrence internationale en Chine. Espérons qu'ils trouvent une solution gagnant-gagnant.

D'ailleurs, Dongfeng pourrait prendre une petite partie dans le capital dans PSA, seulement, et ensuite injecter des fonds considérables dans le JV en Chine.
Réponse de le 29/09/2013 à 17:49 :
@ "RexLex" ... il ne faudrait pas prendre Dongfeng pour des demeurés !!! si comme vous le suggérez "ils injectent des fonds considérables" ce sera en profitant de la faiblesse des dirigeants de PSA qui se sont très lourdement trompés en multipliant les bricolages incessants avec Fiat, Toyota, Bmw, Mitsubishi, Renault, Volvo ...maintenant General Motors ... etc et qui ont fait perdre pieds à Peugeot ... la grande majorité de ces alliances ont fini dans les caniveaux ...
Réponse de le 29/09/2013 à 18:05 :
Cette opération ne permettra pas à PSA de survivre. PSA a raté volontairement, par principe intangible d'indépendance absolue, le train des alliances mondiales les plus fructueuses qui sont TERMINEES. Opel et Dongfeng, sont insignifiants. La seule Alliance qui peut permettre à PSA non pas de survivre un temps, puis de disparaitre inéluctablement, se situe dans une Fusion avec l'alliance Renault-Nissan renforcée récemment par Mercedes (Qui va partager plate-formes, et Moteurs avec Renault-Nissan). PSA conservant ses bureaux d'études, pour perpétuer l'identité Peugeot et Citroen. Pour le reste, petites et moyennes mercedes, Renault, Peugeot, Citroen, Opel seraient indifféremment produites dans n'importe quelle usine de France ou d'Allemagne : selon le modèle Renault-Mercedes : memes moteurs.... Memes Plate-Formes.... ou PSA trop petit pour survivre seul, dont les éléments fondamentaux sont communs à Peugeot et à Citroen : Citroen Rennes, assemble désormais aussi des Peugeot, et Peugeot Sochaux va très bientôt assembler une Opel, et Opel assembler une Citroen. Certes La Famille Peugeot que Montebourg a tant insulté, alors meme que cette famille ne pratique aucune évasion fiscale et acquitte tous ses Impots : I.R, I.S.F, C.S.G à La France, ne possèdera plus que 5% de l'ensemble, MAIS qui vaudra beaucoup plus cher, que sa participation actuelle. Seule une Fusion de PSA avec Renault-Nissan-Mercedes, peut lui fournir les marché mondiaux, les réseaux, et les économies d'échelles : elles aussi absolument vitales. Une Impulsion non pas de Monte "Bourdes", mais de l'Elysée s'impose.
Réponse de le 29/09/2013 à 18:47 :
@visionnaire
Je répète; faut pas regarder dans le retro. Faut arrêter de pleurer.
Réponse de le 29/09/2013 à 19:23 :
Complément à mon commentaire du 28/09, à 18H05. Une impulsion venant du plus haut niveau de l'Etat : L'Elysée, et surtout pas de Monte "bourdes" s'impose, pour fusionner PSA avec Renault-Nissan (récemment rejoint par Mercedes), dernière solution pour sauver durablement et surtout définitivement PSA : sinon inéluctablement condamné faute d'alliance mondiale
Réponse de le 29/09/2013 à 19:43 :
Piloton t'es en plein délire. Si PSA se met avec un autre constructeur c'est certainement pas avec Renault Nissant. PSA a raté l'occaz du siècle : se marier avec BMW .. il y a a peu pres 1 an pile.
Réponse de le 29/09/2013 à 22:08 :
@ pilotin ... votre manque de connaissance historiques automobiles et vos rêves nous font de la peine ... les alliances multiples désordonnées de PSA l'ont fait sombrer .. tout comme Renault sombrera de ses alliances désordonnées ... Toutes les ex alliances de Mercedes (Tta, Sangyyoung, Chrysler, Mitsubishi, Fisker...) se sont terminées par des fiascos ... Dacia est un gouffre sans valeur ajoutée et sans profit .. Nissan gagne de moins en moins d'argent et ne pourra plus contribuer à équilibrer Renault ... Renault Peugeot Volvo ont déjà échoué lamentablement dans les moteurs ....
a écrit le 29/09/2013 à 8:59 :
on sait au moins par qui ils vont se faire racheter...
a écrit le 28/09/2013 à 23:38 :
oui en général l'entente sera la proie psa...
Bravo les managers francais ! Depuis des années ils favorisent leurs petites carrières, leurs petites ambitions personnelles au détriment de l'ambition collective de l'intérêt de l'entreprise et de l'esprit d'entreprise.
Belle histoire de l'automobile francaise qui finit dans le mur : Traction, DS, SM, Peugeot 205turbo16, Peugeot cabriolet 504....... C'est l'histoire de France qu'on tue !
Réponse de le 29/09/2013 à 12:47 :
En effet il faut des traitres pour écrouler la France, ces traitres ne sont qu'une poignée nettement moins nombreux que les ROMS, mais ces traitres français sont adulés et protégés par les politiquards de droite et de gauche ...
a écrit le 28/09/2013 à 20:47 :
...en ce qui concerne le commerce, une "entente" ne se fait seulement que lorsque la "cible" est sur le point de s'écrouler... On attrape alors le "presque noyé" par les cheveux et on le sort de l'eau aux conditions exigées par le "sauveur" ! Peugeot est dans l'eau, tout le monde le sait... Il suffit d'attendre... Conception immorale direz-vous ? Sans doute mais universellement pratiquée (sans doute à tort?) depuis tous les temps et par tous les peuples... "Vae victis" ...
Raison de plus pour que la France, quels que soient ses dirigeants, doit absolument redevenir un pays "qui compte" économiquement, ce qui est loin d'être le cas depuis quelques années... Elle ne gagnera rien à jouer à la république bananière comme elle fait. Bon appétit...
Réponse de le 29/09/2013 à 17:14 :
PSA en quasi faillite, rachetée pour presque rien par les Chinois, ne jouirait plus du soutient de l'Etat français, donc d'une certaine influence au niveau européen. Les technologies se démodent vite, celui qui entrera au capital de PSA a besoin d'une entreprise vivante, créatrice, avec qui organiser une fructueuse chasse en double sur le marché mondial. Pas d'une brocante ou d'une casse automobile.
a écrit le 28/09/2013 à 20:33 :
La seule chose qui nous intéresse ici est de savoir combien d'emplois induits PSA va conséquemment créer en France. Pour le reste on s'en fiche pas mal qu'une boîte du CAC 40 se développe à l'étranger tant qu'elle n'importe pas en France ce qu'elle a fait fabriquer ailleurs.
Réponse de le 28/09/2013 à 20:52 :
...est mort depuis bien longtemps ? Je comprends votre "alzheimerite" mais il faut que quelqu'un vous le dise, vous êtes en 2013, pas en 1913...
Réponse de le 29/09/2013 à 9:02 :
Le rapport ?
a écrit le 28/09/2013 à 19:41 :
Une fois de plus, on sert sur un plateau la technologie aux chinois et on pleure sur nos emplois perdus...!
Réponse de le 29/09/2013 à 3:18 :
Arrivée au même moment que PSA en Chine, VW gagne énormément d'argent sur le marché chinois. Si le résultat est très différent entre ces deux constructeurs c'est parce que VW n'a jamais posé la question contrairement à PSA qui arrive en Chine en reculant. PSA avait sans doute le même souci que vous. C'est quand elle voit que le marché chinois est décollé pour de bon et que les concurrents dégagent de profits importants elle a décidé de foncer sur ce marché. Que du temps perdu et de manque à gagner. Mais mieux vaut tard que jamais.
a écrit le 28/09/2013 à 15:58 :
réflexions qui durent beaucoup trop longtemps; les chinois n'aiment pas les hésitations

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