Dix milliards de dollars : le coût du sauvetage de GM (allié de PSA) pour l'Etat américain

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Chevrolet (GM) Cruze, un berline compacte produite en Corée et en Amérique du nord
Chevrolet (GM) Cruze, un berline compacte produite en Corée et en Amérique du nord (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Cher, le sauvetage de General Motors en quasi-faillite en 2009! Selon un rapport remis au Congrès, il aurait coûté près de dix milliards de dollars ( 7 milliards d'euros) à l'Etat fédéral.

Les Etats-Unis ont comptabilisé une perte de 9,7 milliards de dollars (7 milliards d'euros) pour le renflouement de General Motors, au bord de la banqueroute en 2009. Un sauvetage-nationalisation, au pays des multinationales triomphantes, particulièrement onéreux. C'est ce que révèle un rapport remis ce mardi au Congrès.

Le Trésor avait en effet mobilisé, en 2009, 49,5 milliards de dollars (38 milliards d'euros) de prêts en faveur du géant auto sous protection de la loi américaine sur les faillites (Chapitre XI), en échange d'une participation de 60,8% et de 2,1 milliards de dollars d'actions préférentielles.

L'Etat pas rentré dans ses frais

Le Trésor a depuis lors réduit sa participation par des cessions de titres, lesquelles se sont faites à des prix en deçà du seuil qui aurait permis à l'Etat fédéral de rentrer dans ses frais, explique le rapport trimestriel de l'Inspecteur général chargé de superviser les 700 milliards de dollars du programme TARP (programme financier de l'Etat pour aider les entreprises à se délester des actifs douteux). Le Trésor a ramené sa participation dans GM à 7,3% et détenait 101,3 millions d'actions au 26 septembre dernier.

Washington a annoncé que le reste de la participation devrait être cédé d'ici à avril 2014, mais, selon certains analystes, le Trésor pourrait totalement se dégager d'ici la fin de l'année du groupe de Detroit qui a pris l'an dernier 7% de PSA Peugeot Citroën.

Chantre de l'ultra-libéralisme

Chantre de l'ultra-libéralisme pendant des décennies, GM  n'a dû son salut qu'à l'intervention in extremis de l'Etat américain. Il pu aussi à cette occasion se délester de ses actifs "pourris", licencier des dizaines de milliers de salariés et fermer plusieurs usines aux Etats-Unis, après avoir cumulé 90 milliards de dollars (60 milliards d'euros) de pertes cumulées, un record!

Un avantage comparatif indéniable par rapport à ses concurrents, et  notamment son compatriote Ford, qui  s'est débrouillé seul! Loi du marché ? Libre concurrence? ... GM est aujourd'hui le numéro deux mondial  avec 7,25 millions d'unités sur la période janvier-septembre 2013 (+4,6%) , derrière Toyota mais devant Volkswagen..

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