L'automobile américaine carbure à fond grâce aux fameux pick-ups

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Le Chervrolet Silverado se vend bien aux Etats-Unis
Le Chervrolet Silverado se vend bien aux Etats-Unis (Crédits : DR)
Si Detroit, la capitale de l'auto américaine est en faillite, GM, Ford, Chrysler et les japonais ont frotement progressé l'an dernier aux Etats-Unis. Le marché pourrait se rapprocher en 2014 des niveaux record d'avant la crise.

La vague de froid qui submerge les Etats-Unis a un peu refroidi le marché automobile américain. Mais, malgré une progression moins forte sur le seul mois de décembre, le marché américain a affiché l'an dernier une croissance à faire pâlir de jalousie l'Europe et la France en particulier. Les ventes de véhicules neufs ont progressé de 7,6% à 15,6 millions d'unités en 2013 aux Etats-Unis, selon la base de données Autodata. Le marché se rapproche des 17 millions de 2005, qui constituent un record historique. Loin des 10,3 millions de l'année noire 2009.

Si  Detroit, capitale déchue de l'auto américaine est aujourd'hui en faillite, les constructeurs américains, eux, se portent bien. Dopé par les 50 milliards de dollars injectés par Washington pour le sauver de la banqueroute, General Motors, l'ancien allié de PSA, a enregistré un recul de 6% le mois dernier (à 230.157 véhicules). Mais, sur l'ensemble de l'année, le numéro un de l'automobile outre-Atlantique affiche une hausse de 11% à 2,8 millions de véhicules.

Ford et Chrysler en forte hausse

Ford, deuxième constructeur  des Etats-Unis et le seul des groupes américains à s'être passé de l'aide fédérale, affichait des ventes en hausse de 2% en décembre (à 218.058 véhicules) et un bond de 11% à 2,49 millions pour l'année. Chrysler, contrôlé par Fiat depuis la cise, a crû de 6% en décembre (à 161.007 unités) et de 9% sur l'ensemble de  2013 à 1,8 million d'unités. Chrysler n'est toutefois que le quatrième acteur aux Etats-Unis... derrière Toyota.

Traditionnellement très bien implantés aux Etats-Unis, les japonais ont aussi très bien tiré leur épingle du jeu. Toyota affichait l'an dernier une hausse de 7% à 2,2 millions de véhicules. Même progression pour Honda, cinquième du marché américain, à 1,5 million. Nissan est plus petit. Mais l'allié de Renault a vu ses ventes grimper de  9,4% sur l'année à 1,2 million. En revanche, le premier européen sur place, l'allemand Volkswagen, a déçu, chutant de 7% à 407.700 véhicules.

Les pick-ups en plein boom

Le marché auto américain a été porté l'an dernier essentiellement par le boom continu des pick-ups, spécialité des ex -"Big Three" de Detroit. Surfant sur la bonne tenue du marché du BTP, le fameux Ford F, véhicule préféré des artisans, reste le modèle le plus vendu outre-Atlantique tous modèles confondus, et ce, depuis plus de trente années. Les 4x4 ont également affiché une belle tenue, profitant de prix du carburant relativement bas.

Pour 2014, le marché auto américain devrait atteindre 16 à 17 millions de voitures neuves, selon les prévisions de  Ford. Un très haut niveau se rapprochant des niveaux d'avant la grande crise.

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Commentaires
a écrit le 07/01/2014 à 18:07 :
Orthographe!
a écrit le 07/01/2014 à 12:09 :
Pour 440 euros je fait encore un énième tour aux States en février et il suffit de savoir qu'ils sont à eux seuls 330 millions de consommateurs pour commencer à piger:
1- Ils n'ont pas besoin de l'Europe et de notre camelote automobile cher.
2-cher et encore par dessus le marché pas fiable et la moitié en diesel encore moins fiable.
Conclusion on des rigolos qui ne faisons que nous regarder le nombril en croyant qu'on est les meilleurs.
Les pick-up américains se vendent (et n'avons rien de semblable a leur proposer) car ils sont pas chers et commodes pour un pays à forte mobilité.
Merde, quand Est-ce qu'ici on commence à comprendre quelque chose
Réponse de le 10/01/2014 à 11:21 :
il faut également voir en plus d'un prix plus bas de façon générale qu'en Europe sur des modèles de gamme similaire, les conditions de durée (jusqu'à 60 mois) et les taux extrêmement bas voire à 0%. Les villes américaines ou canadiennes n'ont également pas de réseaux de transports publics très performants alors qu'elle s'étendent sur des dizaines de kms carrés. La place disponible a été utilisée pour construire des autoroutes et non des voies de chemin de fer. (cf Vancouver)
Réponse de le 12/01/2014 à 9:49 :
440 euros le tour aux states ??? On peut avoir plus de précisions parce qu'à ce prix je prends ! Y'a que le billet pour ce prix non ?

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