Bourse : Navya cale au démarrage

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Navya s'est fait remarqué en commercialisant les premiers véhicules 100% autonomes au monde.
Navya s'est fait remarqué en commercialisant les premiers véhicules 100% autonomes au monde. (Crédits : Issei Kato)
Le spécialiste français des véhicules autonomes doit revoir ses ambitions à la baisse à l'occasion de son introduction en Bourse. Après avoir prolongé sa période d'offre, il a dû revoir sa fourchette de prix nettement à la baisse.

Mauvais départ pour le spécialiste français des véhicules autonomes. Alors qu'il avait dû proroger la période d'offre, Navya a annoncé la révision de sa fourchette d'introduction sur le marché. Celle-ci est passée de 9 à 12 euros, à 7 à 9 euros... Une baisse conséquente alors que l'entreprise fondée par Christophe Sapet comptait lever entre 51 et 65 millions d'euros. Les actionnaires actuels de Navya, dont Valeo, Keolis et la région Île-de-France, ont néanmoins accepté d'augmenter leurs engagements dans le processus.

La période d'offre étant terminée depuis ce 23 juillet à 13h, Navya annoncera avant mardi matin le prix d'introduction dont la première cotation est prévue pour le 26 juillet.

Premier fabricant mondial de véhicule autonome

Navya s'est fait remarqué en commercialisant les premiers véhicules 100% autonomes au monde. Il a déjà produit une centaine d'Autonom Shuttle dont 67 commercialisés dans 16 pays, dont les États-Unis. Il s'apprête à lancer les essais de son Autonom Cab, un taxi totalement autonome qu'il a présenté en début d'année. Pour l'heure, ces véhicules sont confinés à des parcours restreints (ou privés) en raison de la réglementation.

L'introduction en bourse de Navya survient au moment où les marchés sont très fébriles, notamment sur le secteur automobile. Le 20 juillet dernier, le secteur avait lourdement chuté alors même que des équipementiers présentaient de très bons résultats semestriels. Les investisseurs s'inquiètent de moindres performances au second semestre sous le poids des incertitudes dues aux guerres commerciales.

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Commentaires
a écrit le 23/07/2018 à 15:24 :
Et puis il faut le dire on reste quand même dans une économie, la voiture autonome, toujours approximative qui a tué deux personnes. Du coup pour une fois la frilosité des marchés, sur ce sujet du moins, semble logique.

Il est hallucinant que justement on ne profite pas de la privatisation en cours de la sncf pour lancer des locomotives autonomes bien plus prometteuses car bien plus sures mais pour cela il faudrait que nos politiciens ne soient plus achetés par le lobby pétrolier.

C'est comme les objets connectés, très bien pour les industriels mais boulets avérés pour le consommateur, je ne mettrais aucune pièce dessus et pourtant des centaines de milliards y ont déjà été investis...
Réponse de le 24/07/2018 à 9:01 :
"Je ne suis pas sur que ce soit le lobby pétrolier qui va bloquer l'automatisation de locomotive électrique"

A vous de vous faire votre opinion: "Quand l’État français sabote le train" https://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/DOUMAYROU/55773

Si vous êtes capable d'objectivité bien entendu sinon votre intervention n'a aucun intérêt.

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