Extension en mer : Monaco préfère Bouygues à Vinci

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La baie de Monaco pourrait être profondément modifiée d'ici 10 ans.
La baie de Monaco pourrait être profondément modifiée d'ici 10 ans. (Crédits : Reuters)
Pour gagner 6 hectares sur la mer, le Prince Albert II de Monaco a choisi le groupe Bouygues plutôt que Vinci. Le groupe va entrer en négociation exclusive pour une période de 12 à 18 mois.

Deux km2 pour 30.000 habitants : la principauté de Monaco est le pays qui affiche une densité de population la plus élevée du monde. Mais corsetée entre Cap-d'Ail, Beausoleil et Roquebrune-Cap-Martin, la ville ne peut plus s'agrandir qu'en gagnant sur la mer.

C'est le projet mené par Albert II de Monaco. Après avoir un temps renoncé pour des raisons économiques, le souverain de la principauté a relancé en mars dernier un projet d'expansion de 6 hectares, soit 60.000 m2 (0,06 km2).

Phase de négociation exclusive

Le premier tour de table concernait quatre candidats, Vinci, Fincantieri, Bouygues Travaux Publics et Terraforma Monaco Gildo Pastor Pallanca. Monaco-Matin affirme ce mardi que c'est Bouygues qui a pris le meilleur sur ses concurrents - information confirmée par l'Etat monégasque peut avant 10h du matin - et qui va désormais entrer dans une phase de négociation exclusive qui va durer entre 12 et 18 mois, avant la signature d'une convention finale.

En cas de désaccord, Monaco pourra toutefois se rappeler au bon souvenir de Vinci, finaliste malheureux, pour construire ce nouveau quartier situé en face de l'anse du Portier, au pied du jardin japonais de Monaco, selon un schéma publié par Monaco-Matin en mai dernier.

Un milliard d'euros

Dans ce futur quartier délimité par deux sites marins protégés, la réserve du Larvotto et le tombant des Spélugues, un nouveau quartier d'immeubles de 6 à 10 étages doit surgir d'ici une dizaine d'années. Le complexe devrait comprendre des logements de grand luxe, parkings sous-marins, commerces, bureaux et une marina d'une quarantaine d'anneaux, soit 60.000 m2 de surfaces vendables, hors espaces extérieurs.

S'il parvient à se mettre d'accord avec la Principauté, le groupe Bouygues devra préparer, à vingt mètres de fond, un socle pouvant soutenir l'ensemble de ces constructions. Une opération colossale qui devrait lui coûter un milliard d'euros. En échange, Bouygues disposera de droits à construire, mais devra rétrocéder à Monaco certaines surfaces bâties ou non bâties.

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Commentaires
a écrit le 14/01/2014 à 10:21 :
tres bien petit roitelet ou plutot princounet ... ,gagne du terrain sur la mer ,personne ne te conteste dans ton royaume d operette ,sauf peut etre un jour la mer ...... !
Réponse de le 19/09/2014 à 19:54 :
Notre prince voit plus grand qu'un petit canari dans son nid tout petit, riquiqui !

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