Caterpillar ferme une usine dans l'Oise et délocalise aux États-Unis

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Le site possède deux solides atouts selon l'Américain : un outil industriel de pointe après l'investissement de 13 millions d'euros sur les cinq dernières années, et un effectif très bien formé. (Photo : Reuters)
Le site possède deux solides atouts selon l'Américain : un outil industriel de pointe après l'investissement de 13 millions d'euros sur les cinq dernières années, et un effectif très bien formé. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
Sous le coup d'importantes pertes depuis 2008, le constructeur américain a décidé de mettre fin aux activités de production de son site à Rantigny. Un repreneur pourrait être trouvé pour éviter la suppression d'une partie des 244 emplois.

Le constructeur américain d'engins mécaniques Caterpillar a annoncé vendredi qu'il allait se retirer d'ici août 2015 de son site de Rantigny (Oise), qui emploie 244 personnes, confirmant une information du Courrier Picard.

Caterpillar, qui subit des pertes importantes depuis 2008 sur l'activité des engins de construction de route, "n'est plus en mesure d'assurer son activité à Rantigny à des coûts compétitifs", a expliqué un porte-parole du groupe. Les salariés ont été informés jeudi lors du comité d'entreprise que la production allait être délocalisée vers d'autres sites aux États-Unis.

Aucun départ contraint en 2014

La société américaine a prévu de ne procéder à aucun départ contraint en 2014 et de proposer un plan de départs volontaires. Une procédure d'information-consultation doit être ouverte dans une semaine, a précisé le porte-parole.

"La direction entend mener ce projet en privilégiant la voie du dialogue avec les représentants du personnel et la négociation avec les organisations syndicales d'un accord sur les mesures sociales d'accompagnement", a précisé Caterpillar.

À la recherche d'un repreneur

Le départ du constructeur se ferait en deux étapes à partir de 2015 : la fermeture d'une première ligne de production en janvier puis une deuxième en août. La troisième ligne de production, qui possède un effectif quasi égale aux deux autres (environ 80 personnes), pourrait être reprise par une autre entreprise. Caterpillar souhaite en effet permettre au site de maintenir une activité industrielle et de maintenir des emplois.

"Il est envisageable de confier [à un repreneur] en sous-traitance la production des rouleaux compacteurs polyvalents sur la troisième ligne pendant trois ans, afin de lui donner le temps nécessaire pour développer sa propre activité pour des clients tiers."

Le site possède deux solides atouts selon l'Américain : un outil industriel de pointe après l'investissement de 13 millions d'euros sur les cinq dernières années, et un effectif très bien formé.

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a écrit le 21/04/2014 à 12:13 :
Caterpillar s'en va parce qu'il y a une contraction de la demande, exactement comme GM avec Chevrolet. Le reste c'est du baratin pseudo économique. Sous d'autres crises, monnaies fortes ou faibles, ils ont toujours fait du business. Ils peuvent toujours revenir et ils le feront si une opportunité se représente.
a écrit le 20/04/2014 à 11:58 :
Les US délocalisent leurs entreprises déficitaires en France, c'est une excellente nouvelle !
a écrit le 19/04/2014 à 15:22 :
De nombreuses entreprises américaines du secteur, dans les moteurs et autres comme Navistat sont en faillite. J'ai indiqué que sur les 500 entreprises du Fortune US 500 près de 450 (!) étaient en faillite ou en devoir d'une restructuration radicale ou bien d'une vente. Caterpillar a fait l'acquisition d'une société US de méga engins pour les mines, elle compte reprendre d'autres acteurs. Cette concentration demande des contreparties auprès des autres grands acteurs mondiaux et ce départ de France en est une. Il ne faut donc pas chercher une quelconque "manoeuvre" de relocalisation mais un mouvement tout de stratégie financière. Avec la concentration massive des intervenants du BTP ou de l'agriculture les donneurs d'ordre se réduisent également en devenant plus exigeants.
Les engins de Volvo Trucks par exemple devraient passer sous la bannière AIrbus Military.
a écrit le 19/04/2014 à 11:50 :
Incroyable ! le travail aux US est plus avantageux qu'en France alors qu'à une époque, on était leur "pays de l'Est" !!!
Réponse de le 20/04/2014 à 9:28 :
Ce n'est pas incroyable si vous comprenez que l'euro est surévalué pour l'économie française et donc, rend les biens français beaucoup plus cher que dans les autres pays occidentaux. L'euro est toutefois sous-évalué pour l'économie allemande mais les politiciens allemands ont accepté de renflouer la Grèce et d'autres parce que les plans de sauvetage coûté moins cher que si ils devaient avoir une monnaie qui était à un niveau de leur économie à l'équilibre.

En d'autres termes, ce n'est pas que les États-Unis est peu coûteux à la fabrication, c'est juste que les coûts de main-d'œuvre de la France sont déséquilibrés en raison de l'euro surévalué.

P.S. Je m'excuse pour mes fautes de grammaire. Le francais n'est pas ma langue maternelle.
Réponse de le 20/04/2014 à 17:21 :
@Lee_en Californie

C'est plutôt le dollar qui est surévalué malgré les injections monétaires dont les USA profitent pour diluer leur dette souveraine à travers le commerce international. Les européens devraient boycotter les échanges en dollar au profit de l'euro!
Réponse de le 22/04/2014 à 12:28 :
le problème monétaire est donc de retour via l'euro , dollars , en plus une entreprise française aujourd'hui a beaucoup de mal a décocher des marchés depuis 2002 avec les monnaies en franc CFA qui eux sont au raz des pâquerettes , pas étonnant que les chinois se régalent sur l'Afrique en ce moment et c'est pas fini , en plus on sait bien que le marché automobile est en plein marasme sur le plan mondial et que meme toyota a décidé de réduire les couts énergétiques des robots par des humains ..
a écrit le 19/04/2014 à 10:59 :
Tout le monde quitte le navire, c'est normal.
a écrit le 19/04/2014 à 10:28 :
Réaction légitime d'une entreprise étouffée par notre ponction publique et les charges abusives , sa survie en dépend , ils sabrent les pôles de production à risque ..

Les salariés vont pouvoir remercier les gens pour qui ils ont certainement votés !
Réponse de le 19/04/2014 à 19:06 :
Pour Sarkozy donc ? Car il devait supprimer les 35 heures tout en passant le nettoyeur haute pression.
a écrit le 19/04/2014 à 9:24 :
Comme dis dans les commentaires, c'est pas une délocalisation, mais une relocalisation.


Et c'est du bon sens...
a écrit le 19/04/2014 à 8:07 :
Relocalisons aussi les usines d'Airbus en Europe !
Réponse de le 19/04/2014 à 10:06 :
Arrêtez de voter socialiste et un jour peut être ...
Réponse de le 19/04/2014 à 12:05 :
les pauvres 2ans au pouvoir et ils sont responsables de tous nos maux ?!
tu ne dis pas tout ?
Réponse de le 19/04/2014 à 13:27 :
C clair... L endettement, les copinage et la crise on du être inventer par les socialistes... Par contre j espère vraiement que la réforme scolaire sera appliquée et qu on réapprendra au gens a réfléchir par eux même...
Réponse de le 20/04/2014 à 10:06 :
çàcmoi (sans accent sur le a, c'est mieux ...), est-ce la première fois de l'histoire de la France que la gauche est au pouvoir? Vous devriez revoir l'histoire de votre pays ...
a écrit le 19/04/2014 à 8:06 :
On est devant le rêve d'Arnaud, une relocalisation dans le pays d'origine de la marque. C'est ce qu'il souhaite pour les entreprises françaises, qu'elles reviennent en France.
Et bien Cat l'applique à la lettre ici, rien de choquant, rien de critiquable
a écrit le 18/04/2014 à 22:41 :
Engin ou cigarette, avec des dirigeants qui ont fait de "tellement hautes études" qu’ils n’ont plus les pieds sur terre, et du coup ont la tête dans les nuages, qui se délectent du déni de réalité, n’entendent que leurs propres incantations, ne voient que dans leur rétroviseur la fin de la crise déjà passée et reprise en cours, comment voulez vous analyser la fuite des sociétés qui le peuvent pour leur survie et celle qui ferment ne pouvant fuir exsangue et accablée de charges et n’ayant comme futur que des taxes et dettes ….
PS la clop c’est comme l’essence 80% de taxe …. alors je vous laisse imaginer les économies: salaire divisé par 2 ou 3 , impôts divisés par 3 ou 4 …. Il n’y a pas photo pour les sociétés …. D’un autre coté les politiques se gausseront d’avoir fait baissé la maladie œuvré pour les comptes de la Sécu et les clops moins chères c’est bon pour les ménages …En somme que du positif ….
a écrit le 18/04/2014 à 19:51 :
@Made in USA
Vous avez tout à fait raison, et de fait le titre de l'article est trés mal choisi, il aurait du être:
"Caterpillar ferme une usine dans l'Oise et relocalise aux États-Unis"
J'imagine qu'ils vont plus s'installer dans les états ou le "right to work" est en vigueur qu'à Détroit...
Réponse de le 18/04/2014 à 20:15 :
En effet, vous semblez bien connaître votre sujet aussi ;-)
Les "Union" du Michigan ayant mis en faillite toute une industrie, il a bien fallu que cette dernière se ré-organise. Les états (ie. Georgia etc…) en question s'en frottent les mains et les employés aussi. Mais ceci est loin d'expliquer la compétitivité retrouvée de l'industrie US. L'effet $ y est aussi pour quelque chose mais ils ont fait des sacrifices et innové afin de le redevenir (compétitifs).

Ils savent aussi faire leurs comptes et aligner l'ensemble des coûts directs et indirects (qualité, non respect propriété industrielle, transports, délais, réactivité etc…) lorsqu'ils importent d'un pays comme la Chine qui a beaucoup perdu de son avance dans ce domaine.
Réponse de le 20/04/2014 à 17:15 :
@Made in USA

Ce n'est pas comme si le putsch atlantiste en Ukraine n'avait pas profité au dollar...
a écrit le 18/04/2014 à 19:29 :
Ce n'est pas le seul cas concret d'une relocalisation aux USA de sites industriels.
Réponse de le 19/04/2014 à 11:57 :
CATERPILLAR A REPRIS POCLAIN entreprise bien française Ils ont pillés les brevets surtout des pelles et ils DELOCALISE LE SAVOIR FAIRE français aux USA

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