Approvisionnement, décarbonation... le BTP du Grand Paris oscille entre inquiétude et optimisme pour 2022
César Armand
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Sur le papier, l'année qui s'achève aura été un très bon millésime pour le BTP. Après une année 2020 plombée par un arrêt net de l'activité lors du premier confinement, suivi d'une relance en demi-teinte marquée par l'ajournement des élections municipales et les vacances estivales, 2021 se sera affirmée comme l'année de la reprise économique.
En Île-de-France, l'activité aura ainsi été de retour dans les travaux publics (+9%) comme dans le bâtiment (+13,4%), avec des chiffres d'affaire supérieurs à ceux de 2020 : 9 milliards d'euros contre 8,4 milliards dans les TP, et 37 milliards d'euros dans le bâtiment contre 32 milliards en 2020.
En réalité, derrière ces bons résultats, qui tranchent avec ceux de l'année précédente, le compte n'y est pas encore.
Dans le détail, la fédération du bâtiment d'Île-de-France constate en 2021 une augmentation de 8,8% du montant des appels d'offres, par rapport à 2020, mais dont le total reste 17% inférieur à celui de 2019, avec, là encore, de « faibles retombées économiques pour les TPE-PME ».
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Si le président de la fédération régionale des travaux publics témoigne, lui, d'une « activité en progression », le même José Ramos estime qu'elle est « disproportionnée car surtout tirée par les travaux du Grand Paris Express ». Entre 2019 et 2021, les investissements annuels réalisés par la Société du Grand Paris ont crû de 35% pour s'établir à 4,6 milliards d'euros, mais ce chantier représente un tiers de l'activité et du chiffre d'affaires de la filière.
César Armand