Immobilier : les députés se divisent sur le recentrage du prêt à taux zéro (PTZ), même rehaussé
César Armand
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C'est un acronyme que connaissent par cœur les ménages qui souhaitent acheter un logement : PTZ pour prêt à taux zéro, un prêt complémentaire à un crédit classique qui permet de financer une partie de l'acquisition de son bien. Ces trois lettres sont revenues sur le devant de la scène politique lorsqu'en conclusion du Conseil national de la refondation (CNR) dédié au logement début juin, la Première ministre a annoncé le recentrage du PTZ dans la prochaine loi de finances.
Elisabeth Borne fait alors savoir que le prêt à taux zéro ne serait pas supprimé, mais réservé entre 2024 et 2027 à l'achat d'un logement neuf dans l'immobilier collectif en zone tendue, c'est-à-dire là où l'offre d'habitats est inférieure à la demande, ainsi qu'à l'acquisition d'un bien ancien en zone détendue à condition de le rénover.
Quinze jours plus tard, les députés Daniel Labaronne (Indre-et-Loire, Renaissance) et Charles de Courson (Marne, Liot) présentent les conclusions de leur mission sur les dépenses fiscales et budgétaires en faveur du logement et de l'accession à la propriété et lui donnent raison, affirmant que le PTZ est un « dispositif devenu coûteux et dont le recentrage est nécessaire au regard d'une efficacité débattue ».
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Alors que la locataire de Matignon vient d'engager la responsabilité du gouvernement sur le vote du projet de loi de finances 2024 en vertu de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a communiqué, sur RTL dans la matinée, sur les derniers arbitrages sur le PTZ. Le patron de Bercy a confirmé le recentrage du prêt à taux zéro sur l'acquisition d'appartements neufs en zone tendue ou d'un logement ancien avec travaux en zone détendue.
César Armand