Alors que les conclusions du Conseil national de la refondation (CNR) venaient tout juste d'être reportées du 9 mai au 5 juin, le président de la République sonnait la charge dans Challenges mi-mai, qualifiant les aides au logement de « paradis pour les investisseurs immobiliers » et de « système de surdépenses publiques pour de l'inefficacité collective ».
Réunis le 30 mai à Bercy par le ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, Bruno Le Maire, en présence du ministre de la Ville et du Logement, Olivier Klein, les promoteurs immobiliers s'étaient vu adresser une fin de non-recevoir à leur proposition de défiscaliser les donations parent-enfant et les droits de succession.
Le patron de Bercy avait également annoncé vouloir conditionner le prêt à taux zéro (PTZ) au logement neuf érigé dans le respect des normes de la réglementation environnementale RE2020, en vigueur depuis le 1er janvier 2022 avec un an de retard.
« Mais qu'y-a-t-il de plus vert ? »s'était agacé, lors d'un débat organisé le 31 mai par les Républicains de l'Assemblée nationale, Yannick Borde, maire (Horizons) de Saint-Berthevin (Mayenne), président du promoteur-constructeur Procivis et vice-président de l'Union sociale pour l'habitat (USH), confédération des bailleurs sociaux.