Un excédent potentiel de trésorerie des opérateurs de l'Etat estimé à 2,5 milliards d'euros. C'est le principal enseignement de la revue des dépenses publiques réalisée par les Inspections générales des Affaires sociales (IGAS) et des Finances (IGF) repris par Bruno Le Maire en vue du projet de loi de finances (PLF). Le ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique vient d'annoncer, sur France Info ce 25 juillet, vouloir en « récupérer la moitié dès le budget 2024 ».
La raison est simple : ce travail de la haute administration vient confirmer les dernières déclarations de l'exécutif sur les niches fiscales, et notamment les différentes aides au logement. Le rapport acte en effet le recentrage du prêt à taux zéro (PTZ) et la suppression dans l'immobilier neuf de l'avantage fiscal dit « Pinel ».
Dès le 10 mai dans Challenges, le président Macron avait dénoncé « un système de surdépenses (sic) publiques pour de l'inefficacité collective », repris à l'unisson par les deux responsables du budget au sein du gouvernement Borne. « On dépense beaucoup plus que nos voisins européens sans qu'on puisse dire que nos résultats soient particulièrement meilleurs », avait martelé, le 15, Gabriel Attal sur C News.