Passoires thermiques : premier recul dans un calendrier intenable
César Armand
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Article publié le 06.10.2023 à 18h40, mis à jour le 07.10.2023 à 9h08 à la suite d'une réponse du ministère de la Transition énergétique
C'est l'archétype de la politique publique, vertueuse sur le plan théorique, inapplicable sur le plan pratique. Les pires passoires thermiques, c'est-à-dire laissant passer le froid l'hiver et la chaleur l'été, sont progressivement interdites à la location depuis le 1er janvier 2023. Ces dernières sont classées G+. Suivront l'ensemble des habitats catégorisés G en 2025, F en 2028 et E en 2034.
Sauf qu'un tel calendrier « se heurte à des impasses techniques et pratiques auxquelles nous devons apporter des réponses, car les gens disent de bonne foi "on ne peut pas y arriver" », confie un ministre de premier plan à La Tribune.
Une prise de conscience qui s'exprime aussi publiquement au gouvernement. « On peut imaginer des dérogations très ciblées et pragmatiques pour permettre aux propriétaires qui, de bonne foi, n'arrivent pas à mettre en œuvre leur projet de rénovation, de gagner peut-être un tout petit peu de temps », a déclaré, ce 6 octobre, sur BFM Business, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.
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Face aux lecteurs du Parisien, son collègue Bruno Le Maire avait, lui, sonné l'alerte dès le 26 septembre, se disant « très favorable » à une révision du calendrier du fait de l'inflation... Avant de rétropédaler le lendemain, assurant qu'il n'était « pas question de modifier le calendrier ».
César Armand