Atteint d'un cancer du côlon, le chercheur en oncologie Tom Marsilje s'est associé à une équipe de scientifiques pour développer "un vaccin thérapeutique néoantigène" censé aider ses défenses immunitaires à vaincre sa maladie.
Mais ce père de famille ne désarme pas. Outre son travail en tant que consultant pour Novartis et ses projets en oncologie, il a formé avec plusieurs chercheurs en oncologie qu'il a rencontrés ces dernières années, une équipe travaillant à un objectif : trouver un remède à son cancer.
La stratégie thérapeutique des scientifiques s'oriente vers l'immunothérapie. Tom Marsilje pense ainsi avoir trouvé le moyen de gagner son combat contre la maladie grâce aux promesses d'un traitement censé renforcer son système immunitaire. Ce "vaccin thérapeutique néoantigène" sur lequel l'équipe travaille est pour le moment en phase de recherche préclinique. L'équipe projette de lancer des essais cliniques avec Human Longevity basée à San Diego, troisième ville la plus dynamique des États-Unis dans le secteur des biotechs, selon Reuters.
"On espère que cela va pousser mon système immunitaire à reconnaitre les mutations spécifiques à mes tumeurs, pour aider mon système immunitaire à attaquer mon cancer, détaille à La Tribune Tom Marsilje. C'est un projet de traitement hautement personnalisé."
Si cela fonctionne, son cancer sera maîtrisé, ou, au mieux, disparaîtra, estime-t-il.
Des thérapies qui ne font que prolonger la vie
Tom Marsilje n'a pas su de suite que son cancer était incurable. À 39 ans, le chercheur commence à avoir des problèmes gastro-intestinaux. Une intolérance au gluten, pense-t-il alors. À l'issue d'une coloscopie, il découvre à 40 ans qu'il a un cancer du côlon... six heures après que la FDA approuve une molécule contre le cancer qu'il a aidé à développer. Cruelle ironie, encore.
Il obtient une rémission de quelques mois grâce à une chimiothérapie. Mais un an après le diagnostic de son cancer, la mauvaise nouvelle tombe : son cancer n'a pas disparu et est même étendu aux poumons.
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"J'ai bénéficié de traitements classiques ciblés et d'une chimiothérapie. C'était normal et inévitable pour un cancer colorectal au stade 4 de développer des résistances à ces thérapies", nous dit-il.
Ces thérapies classiques ne le soignent, mais "elles prolongent sa vie". Actuellement, en attendant que son produit innovant soit prêt, il suit "un traitement d'une autre forme de chimiothérapie et d'agent ciblé". Toujours pour prolonger sa vie.
"Je vais finir par développer une résistance à cette combinaison. Ce n'est pas une question de 'si' mais de 'quand'",concède-t-il.
"Ma principale inquiétude est d'attendre trop longtemps"