Le groupe pâtit une nouvelle fois de la baisse de son activité diabète, notamment, et enregistre un recul de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre. Il compte sur l'acquisition de Medivation pour sauver sa croissance.
En cause, son activité diabète en recul de 3,2% à 1,857 milliard d'euros. Celle-ci continue à souffrir de la perte de brevet de l'insuline Lantus (-11,2% à 1,46 milliard d'euros) et de la concurrence des génériques qui en résulte. Le Toujeo, une insuline basale à durée d'action prolongée, n'a pas encore remplacé le Lantus, en tant que blockbuster et ne génère pour le moment "que" 141 millions d'euros de chiffre d'affaires au deuxième trimestre.
Egalement, l'activité santé grand public de Sanofi, au ralenti en 2015, est en décroissance de 4,3% à 800 millions d'euros au deuxième trimestre. Les produits de prescription établie ont souffert de la concurrence génériques et ont accéléré leur chute à 9,7% à 2,62 milliards d'euros.
Pour expliquer ces mauvais résultats le laboratoire pharmaceutique ajoute qu'il a souffert des "changements politiques et la volatilité économique en Amérique latine" et d'un impact de change négatif de 4,1 points de pourcentage au trimestre.
Sanofi compte sur l'acquisition de Medivation pour sauver sa croissance
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Pourtant Sanofi assure ne pas vouloir mettre trop d'argent sur la table pour racheter la biotech américaine, espérant certainement éviter que celle-ci soit trop gourmande. Sanofi restera "financièrement discipliné" a déclaré Olivier Brandicourt, le directeur général du géant pharmaceutique. Sanofi s'est dit prêt à porter de 52,50 à 58 dollars par action à son offre sur Medivation et d'y ajouter trois dollars par titre sous la forme d'un certificat de valeur conditionnelle (CVC) lié aux ventes de Talazoparib, un anticancéreux, rappelle Reuters.