• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceChimie & Pharmacie

Santé : le défi de relocaliser en France la pharmacie de demain

Florence Pinaud

Publié le 13 juillet 2023 à 19:53 - Mis à jour le 13 juillet 2023 à 19:55

Traitement de l’AVC hémorragique : un enjeu de santé publique

Photo d'illustration

Op2Lysis

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Relocaliser 50 médicaments essentiels en France est important, mais loin du défi de redevenir un pays d'innovation pharma. Après avoir chuté de la première à la cinquième place, la France saura-t-elle se donner les moyens de revenir dans le palmarès européen de la production pharma et comment ?

La volonté est là. Au moins dans les annonces. Mardi 13 juin, Emmanuel Macron s'est engagé à relocaliser la production de 50 médicaments essentiels, parfois indisponibles dans nos pharmacies. Une volonté déjà affichée pendant la crise Covid pour rendre à la France son autonomie sanitaire. Une liste de 25 molécules à relocaliser a déjà été fixée : antibiotiques, anticancéreux, médicaments utilisés en réanimation ou contre des affections chroniques.

Si l'annonce fait penser au Plan innovation santé 2030, elle relève plus du problème des pénuries que de celui de l'avenir de notre industrie pharmaceutique. Elle concerne avant tout des molécules chimiques qui ne suffiront pas à remettre la France dans le palmarès européen de la pharma. Car les traitements du futur, ceux qui soignent des maladies rares et incurables, sont aujourd'hui essentiellement issus des biotechnologies. Voilà pourquoi Emmanuel Macron s'est lancé le défi de produire « plus de vingt biomédicaments en France en 2030 » avec son Plan innovation santé. Mais alors que la plupart de nos usines produisent des molécules « ancienne génération », ce défi est-il réaliste ? Et comment faire ?

L'avenir du médicament

Depuis 20 ans, le pays de Pasteur a raté le virage des anticorps monoclonaux, ces éléments des biotechnologies dont il importe 97% de ses besoins. Or aujourd'hui, la moitié des essais cliniques de phase 3 sont des biothérapies. Les biotechnologies représentent le quart du marché mondial du médicament, avec 320 milliards d'euros attendus en 2025. Et dans cette course, la France n'est pas très bien placée. En décembre 2020, un bilan du Comité stratégique de la filière Santé estimait que sur les 167 biothérapies approuvées par l'Agence européenne du médicament, seulement huit étaient produites en France !

L'écosystème peine à s'améliorer

Il faut dire que la France n'est plus une destination pharma très prisée. Selon le syndicat des industriels du médicament (Leem), quatre principaux freins entravent le développement des laboratoires chez nous : une réglementation instable et peu prévisible, des délais d'accès au marché trop longs, une lourde fiscalité spécifique au secteur, et des prix de vente inférieurs à ceux de nos voisins.

En 2021, le gouvernement s'est mobilisé pour corriger le tir. Avec le Plan innovation santé 2030, il a multiplié les investissements afin de créer un terreau fertile pour fabriquer des médicaments : un milliard d'euros pour la recherche en santé, cinq bioclusters labellisés, quatorze pôles d'excellence hospitaliers (IHU). De plus, le Plan débloquera aussi 800 millions d'euros avec un appel à projet en cours dans les domaines des biothérapies et de la bioproduction.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Sur le gymkhana administratif, de premiers ajustements ont commencé.

«Certains délais administratifs se sont améliorés, reconnaît Philippe Lamoureux, directeur général du Leem.La réunion en un guichet unique de la Haute autorité de santé et de l'Agence nationale de sécurité du médicament a simplifié certaines procédures. Aujourd'hui, la négociation des prix des nouveaux traitements peut tenir compte des investissements réalisés en France pour le produire, ce qui est encourageant. Mais aucun texte ne précise comment sera financé ce bonus accordé. »

Selon le G5 Santé qui regroupe les huit principales entreprises françaises des produits de santé, les améliorations du Plan innovation santé concernent surtout pour l'instant la recherche et développement, et la production.

«En amont, la France est devenue plus attractive pour les entreprises pharmaceutiques, estime Didier Véron, Président du G5 Santé.Mais l'aval reste problématique, un biomédicament produit en France aura du mal à accéder au remboursement et arriver sur le marché. Entre 2017 et 2020, 40% des nouveaux traitements en cancérologie n'y sont toujours pas parvenus, alors même qu'ils sont dotés d'une autorisation de l'agence européenne du médicament. Et puis en France, il faut 17 mois de délai pour ouvrir une usine contre 6 en Allemagne.»

Pour Didier Véron, les solutions sont claires : il faut augmenter les moyens financiers alloués aux médicaments. »

Mais certains labos misent de nouveau sur la France

Malgré un paysage encore trop compliqué, le plan Innovation santé et Choose France commencent à mobiliser quelques labos. Déjà, GSK prévoit d'investir 400 millions d'euros entre 2023 et 2025 dans les essais cliniques et ses trois usines d'Évreux (Eure), de Mayenne et de Saint-Amand-les-Eaux (Nord). Le laboratoire allemand Merck a annoncé de son côté 175 millions d'euros sur ses sites de Molsheim (Haut-Rhin) et de Martillac (Gironde), avec la création de 500 emplois d'ici à 2024. Sanofi investit 490 millions d'euros dans une nouvelle unité de production de vaccins à Neuville sur Saône et le LFB 700 millions d'euros à Arras dans une nouvelle usine pour des médicaments dérivés du sang Novo Nordisk, Biogen et B. Braun ont aussi des projets français. Le grand défi du moment ? Convaincre Moderna d'implanter chez nous sa future usine destinée à produire des traitements ARN pour l'Europe.

Bon signal envoyé à l'international

« La stratégie Bio production du Plan Innovation santé arbitré en 2021 commence à démarrer en ce moment, souligne Franck Mouthon, président de France Biotech. La volonté de réindustrialiser la France par le biais de l'innovation envoie un bon signal à l'international. »

Déjà, nous avons de bonnes capacités de production dans certaines technologies qui n'ont pas été boudées par nos labos. « La France peut développer ses capacités de production sur la thérapie génique et la thérapie cellulaire avec une bonne expérience de production des lots cliniques en phase 3, précise Pascal le Guyader, directeur général adjoint du Leem. Mais nous devons passer à la vitesse supérieure pour manufacturer les lots commerciaux. »

Avec les cinq bioclusters - le cancer à Saclay, le cerveau à Paris, les maladies infectieuses émergentes à Lyon et Paris, l'immuno inflammation à Marseille et la génétique RN en Île-de-France -, l'écosystème français va devenir bien plus lisible. « Avec l'association France Biolead fondée par quinze acteurs de la bioproduction, l'Agence Santé, tous ces éléments dessinent un ensemble cohérent, estime Franck Mouthon. Entre le financement des innovations, les capacités d'investigation clinique et les sites industriels qui se structurent autour des bioclusters, nous pourrons améliorer notre attractivité. »

À lire également

  • Relocalisation : le paracétamol "Made in France" va-t-il donner des maux de tête au gouvernement ?
  • Pénuries de médicaments : elles vont se poursuivre l'an prochain, avertit le ministre de la Santé
  • Santé : les médicaments et thérapies de demain
  • « Repenser la santé en l’hybridant ! » (Gabrielle Halpern)

Selon le président de France Biotech, la moitié de la valeur des nouveaux traitements réside dans la capacité à les produire dans de bonnes conditions. Prendre en charge des innovations de rupture tout en ayant la capacité de les financer, en réduisant les délais et les coûts de développement : voilà le secret d'une réindustrialisation française pour la pharmacie de demain. Un défi pour le moins ambitieux.

Florence Pinaud

Sur le même sujet

Jingye avait racheté British Steel en 2020, alors que le sidérurgiste traversait une grave crise financière.

British Steel : le groupe chinois Jingye réclame une indemnisation après la nationalisation

Le sidérurgiste chinois Jingye Steel réclame une indemnisation au gouvernement britannique et menace de saisir la justice après la nationalisation de British Steel, définitivement entérinée cette semaine par Londres au nom de la sécurité nationale.

Politique industrielle
Le site de la mine d'or de Lauriéras, au sud de la Haute-Vienne, est abandonné depuis 2001 mais pourrait reprendre du service avec la Compagnie des mines arédiennes.

Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

OR, LA FIÈVRE JAUNE. Dans le sud du Limousin, près de 300 km² de permis de recherche aurifère réveillent un vieux dossier de pollution à l’arsenic et aux boues toxiques, alors que des études sur le risque cancérogène se préparent. Une série en trois épisodes de Maxime Giraudeau qui raconte une ruée vers l’or qui s’écrit en rouge sur la santé des territoires.

Politique industrielle
Le projet de réhabilitation du Domaine de la Massaye près de Rennes prévoit la construction d'une centaine de maisons accessibles au programme zéro facture d'électricité d'Octopus Energy

Énergie : Le Domaine de la Massaye et Octopus Energy lancent le premier quartier breton « sans factures d'électricité »

La filiale du fournisseur britannique d'énergie s'associe au groupe immobilier Métis pour créer un quartier d'une centaine de maisons et logements neufs en Bretagne. À la clé pour les habitants : zéro facture d'électricité pendant au moins dix ans.

Premium
Energie
Paris-Saclay - Le nouveau pôle scientifique et technologique de France - Installations-Centralisees- Reseau-Chaleur-et-Froid

Rafraîchissement des villes : élus et entreprises anticipent les prochaines canicules

La canicule impose de refroidir les villes. Les industriels de l'énergie Dalkia, Engie et Veolia, se positionnent pour installer toujours plus de réseaux de froid, forts de premiers retours d'expérience dans des collectivités pionnières. D'autant que l'État fixe des objectifs très ambitieux aux horizons 2030 et 2035.

Premium
Energie et Industrie
Flamanville 3, premier réacteur nucléaire à démarrer depuis 25 ans en France, a été raccordé au réseau électrique fin 2024, avec 12 ans de retard par rapport à la date prévue.

Nucléaire : l’EPR de Flamanville encore à l’arrêt pour au moins dix jours

Mis à l’arrêt jeudi pour être contrôlé, le réacteur de Flamanville devrait rester off jusqu’au 26 juillet, d’après EDF. Reste que les précédentes coupures inopinées se sont toutes prolongées dans le temps.

Energie
Les postes sources sont des objets névralgiques du réseau électrique. Ils comprennes des transformateurs et sont à la frontière entre le réseau de transport de RTE et le réseau de distribution d'Enedis.

Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

Le foncier n'est plus le seul frein au développement des énergies renouvelables : le réseau électrique devient lui aussi un facteur limitant. Pour la première fois, Enedis publie une cartographie des zones où les délais de raccordement dépassent cinq ans, révélant les premières tensions liées à la montée en puissance du solaire et de l'éolien.

Premium
Energie
Au sud de la Haute-Vienne, trois stations de traitement des eaux ont été installées par Orano sur le périmètre d’anciennes concessions minières.

Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

OR, LA FIÈVRE JAUNE (3/3). L’entreprise assume la dépollution des eaux autour de ses anciennes mines d’or au sud du Limousin. Le procédé génère quantité de boues chargées en métaux lourds, si bien que les fosses de stockage sont arrivées à saturation. Les déchets sont exportés en attendant de trouver une solution sur place.

Premium
Energie et Industrie
Le PDG d’EDF, Bernard Fontana, et le président français Emmanuel Macron visitent le chantier de construction des réacteurs de nouvelle génération EPR2 de Penly, le 12 mars 2026.

Le régulateur de l’énergie propose une hausse des tarifs réglementés de l’électricité

La CRE propose une hausse de 2,5 % des tarifs réglementés de l’électricité dès août 2026, impactant près de 20 millions de foyers. Une augmentation de 26 euros par an est envisagée, portant la facture moyenne à 1072 euros. Le dernier mot revient au gouvernement.

Energie