Santé : les médicaments et thérapies de demain
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Un comprimé qui prévient votre médecin que vous l'avez bien avalé. Cela ressemble à de la science-fiction, et pourtant... En 2017, les États-Unis ont autorisé la mise sur le marché du tout premier médicament connecté. Le principe est simple : une fois en contact avec les sucs gastriques, la puce électronique que contient le traitement émet un signal. Encore extrêmement marginal sur les étagères pharmaceutiques, ce type de médicament dit « intelligent » fait actuellement l'objet de très nombreux essais cliniques à travers le monde. Objectif : développer des vecteurs capables de réagir à l'environnement biologique du patient, voire de s'y mouvoir de manière contrôlée, afin de délivrer les molécules actives de manière plus ciblée et plus efficace. Pour y parvenir, les chercheurs ne manquent pas d'idées. Les « smart pills » à l'étude se présentent sous diverses formes, de la plus simple, comme des gélules qui ne libèrent le médicament qu'à un certain pH, à la plus sophistiquée, telles des pilules robotiques équipées de nano-aiguilles. Dans un esprit plus futuriste encore, plusieurs équipes de recherche travaillent à la mise au point de « microrobots » - certains en forme de poisson ou de crabe - capables de se déplacer dans le corps, de délivrer un principe actif à un endroit très précis, de détruire certaines cellules ou encore d'attraper un petit objet qui serait resté coincé dans le tube digestif.
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Les médicaments actuels ont un défaut majeur : seule une infime partie de leurs principes actifs atteint la zone malade. D'une taille 50 000 fois plus petite que l'épaisseur d'un cheveu, le nanomédicament est un véhicule capable de transporter un principe actif jusqu'à la zone malade de manière beaucoup plus précise, qu'il s'agisse d'un organe, d'une cellule, ou même de son noyau. Outre l'intérêt thérapeutique évident d'un tel ciblage, il permet également d'éviter les dommages collatéraux causés par la toxicité de certains médicaments sur le reste de l'organisme. Toutes les catégories de maladies, ou presque, sont concernées : cancers, pathologies inflammatoires, maladies cardiovasculaires, maladies infectieuses, maladies neurodégénératives... Bien que les premiers nanomédicaments soient arrivés sur le marché voilà plus de 20 ans, le potentiel de la nanomédecine est loin d'avoir été atteint. D'autant que les médicaments ne sont pas le seul secteur médical d'application des nanotechnologies : amélioration des vaccins existants, nouvelles techniques médicales de diagnostic et de suivi des patients, médecine régénérative... Des centaines de produits sont actuellement testés en phase d'essais cliniques à travers le monde.