Le baril de Brent passe brièvement sous les 50 dollars pour la première fois depuis 2009

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Le 28 avril 2009, le cours moyen du baril de Brent atteignait 49,42 dollars.
Le 28 avril 2009, le cours moyen du baril de Brent atteignait 49,42 dollars. (Crédits : reuters.com)
La référence européenne du brut a chuté à 49,66 dollars peu avant 9h30. Dans le même temps, le ministre du Pétrole des Emirats arabes unis a estimé que l'offre excédentaire sur le marché pétrolier, cause de la chute des cours, risque de durer des années.

Le baril de Brent continue sa chute vertigineuse. Mercredi 7 janvier, il est passé sous la barre symbolique des 50 dollars. Il a a chuté jusqu'à 49,66 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres peu avant 9h30, avant de se reprendre quelque peu et de repasser au-dessus de la barre des 50 dollars. Il n'en reste pas moins que la chute est importante puisque le baril cotait encore 57 dollars vendredi dernier en clôture. Lundi, il a repris sa chute en passant à 53 dollars. Depuis juin dernier, le cours de l'or noir a chuté de plus de moitié.

Le baril de Brent sous les 50 dollars, cela n'était pas arrivé depuis 2009. Le 28 avril de cette année-là, le cours moyen atteignait 49,42 dollars, puis remontait à 50,86 dollars le lendemain. Au mois de mars, le cours moyen était de 46,54 dollars, il remontait en avril à 50,19 dollars.

La déprime des cours risque de durer

Dans une interview publiée mercredi 7 janvier, le ministre du Pétrole des Emirats arabes unis a déclaré que la situation d'offre excédentaire sur le marché pétrolier, cause de la chute des cours, risque de durer encore des mois voire des années.

Il a averti que les prix pourraient se redresser si les producteurs hors Opep acceptaient d'"agir de manière rationnelle". Et d'assurer: "On a eu affaire à des fluctuations de ce genre par le passé et on ne cédera pas à la panique. Il y a une augmentation de la demande mondiale de pétrole brut, surtout pour le nôtre, et nous pensons que le marché finira par se stabiliser."

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Commentaires
a écrit le 07/01/2015 à 23:55 :
Serait ce un moyen pour l'OPEP de changer la monnaie de paiement ?
a écrit le 07/01/2015 à 21:12 :
Parfois l'économique n'explique tout. Les enjeux politiques et stratégiques succitent souvent des manipulations ... qui se sauront dans 20-40 ans parfois plus
a écrit le 07/01/2015 à 19:24 :
Rien ne justifie un prix à plus de 100, spéculatif..
a écrit le 07/01/2015 à 18:48 :
vous verrez , dans la distribution au détail , les prix ne baisseront pas plus . Les poches poches doivent rester plaine .
a écrit le 07/01/2015 à 17:53 :
Il serait intéressant de savoir si la Chine ne s' approvisionne en Russie ....un oléoduc a été inauguré il y a quelque temps entre ces deux pays . Les Us autosuffisant , l' Europe en récession , qui pour consommer l' or noire des pays du golf ?
Réponse de le 07/01/2015 à 21:23 :
En 2013, la Russie ne comptait que pour 9% des importations de pétrole chinoises. La Chine comme la plupart des grands pays veut avoir plusieurs fournisseurs. Le principal est l'Arabie Saoudite (19%) mais il y a aussi l'Angola, L'Iran, le Venezuela, L'Irak ...
Et je ne crois pas que les chinois basculeront dans un mode mono fournisseur avec la Russie car ils n'ont pas confiance en Poutine et ne veulent pas être en position de faiblesse par rapport à lui (en plus la Russie n'a plus que 20 ans de production dans ses réserves prouvées donc c'est court à l'échelle des investissements nécessaires pour transporter une telle quantité de pétrole) . Logiquement la Chine devrait plutôt augmentée ces achats avec le Venezuela qu'elle domine à travers des prêts remboursés directement en brut par Caracas (Maduro est parti quémandé des aides à Pékin aujourd'hui d'ailleurs ...)
a écrit le 07/01/2015 à 15:03 :
Ca ne va pas s'arranger, surproduction USA, Russie, Iran, plus l'Australie qui va entrer plus sérieusement dans la danse, avec d'énormes capacités, la totale......
a écrit le 07/01/2015 à 14:45 :
Cela prouve bien que les prix depuis la fameuse premiere crise du pétrole il y a 40 ans sont bel et bien manipulés ! Mais comment est ce possibe `??
a écrit le 07/01/2015 à 14:32 :
Pour ceux qui ne se sont pas rendus compte que les prix de n'importe quoi sont manipulés par ceux qui tiennent les manettes, là, vous avez le droit d'ouvrir les yeux.
a écrit le 07/01/2015 à 11:47 :
La cause du prix est rarement recherchée et se réfugier derrière la loi de l'offre et de la demande a bon dos. Je suis très étonné de la hausse des cours qu'il y a eu même au plus fort de la crise et de la baisse qu'on voit alors que la reprise s'annonce. De la concomitance des actions extérieures de la Russie et de la chute des cours. Du 'peak oil' annoncé qui tomberait à l'eau alors qu'il servait à justifier la hausse précédente. Si l'augmentation de l'offre vient de l'exploitation des gaz de schistes ou des sables bitumineux, alors elle devrait être temporaire une fois que le prix de vente est en dessous du prix d'extraction lié à ces méthodes, et donc le discours du ministre cité plus haut devrait être à l'inverse de ce qu'il est. Etc. On dirait que les prix du pétrole ne répondent plus à aucune logique accessible au commun des mortels...
Réponse de le 07/01/2015 à 15:33 :
Simple : il y a surproduction + saturation des réserves de stockage dans l'OCDE + croissance mondiale plus faible que prévu. Quand votre réservoir est plein et que vous ne comptez pas utiliser votre véhicule, vous achetez du carburant ?
Les "actions extérieures" de la Russie ont commencé il y a presqu'un an, je ne vois pas où est la concomitance. Les prix ont commencé a baissé fin juin lorsque justement on pensait que les russes allaient laissés tombé leurs barbouzes dans l'Est de l'Ukraine ...
L'augmentation de la production ne vient pas que du schiste, il y a aussi le pétrole en eaux profonds au Brésil, les gisements en Russie qui ont été modernisés, l'Irak qui bat des records de production ... Bref tout le monde a investi en même temps et on a un pic de production. Pour les coûts d'extraction c'est un grand jeu de poker menteur car personne ne veut dire combien il gagne exactement par baril et on compte souvent dans le prix d'extraction le coût des investissements initiaux comme le coûts de maintenance. Si les investissements initiaux représentent le gros des coûts, une fois qu'ils sont faits on produit même si le prix de vente est faible. Cela reste de la logique économique de base.
Réponse de le 07/01/2015 à 21:06 :
L'argument économique n'explique pas tout. Il y a d'autres enjeux qui se concotent dans des bureaux secrets ... la vérité se saura dans 20-30 ans ou plud en même temps que les autres enigmes: turbulences du middle east printemps arabe ukraine cuba irak yougoslavie soudan. Tout est bon : intimidation destabilisation info. Intox guerre embargo ...

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