Eolien en mer : le feu passe (enfin) au vert pour le parc de Dieppe Le Tréport
Nathalie Jourdan
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Les 62 éoliennes seront raccordées au réseau au second semestre de 2026.
Siemens Gamesa
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Les 62 éoliennes seront raccordées au réseau au second semestre de 2026.
Siemens Gamesa
Dire que l'éolien marin a le vent en poupe tient de l'euphémisme. Trois jours après le sommet de la mer du Nord qui a vu neuf pays européens - dont la France - enclencher la marche avant, c'est au tour d'Ocean Winds de souffler dans les voiles. La co-entreprise formée par Engie et le portugais EDPR, associée au Japonais Sumitomo et à la Banque des Territoires indique, ce jeudi 27 avril, être en mesure de lancer la construction du parc de Dieppe Le Tréport. « Enfin ! », diront ses partisans.
Sixième dans l'ordre d'arrivée sur les côtes françaises, le projet retoqué une première fois par l'Etat en 2011, puis finalement approuvé en 2014, restera en effet marqué par un développement chaotique. Vigoureusement contesté par les élus littoraux et par les pêcheurs, qui l'accusent de sacrifier « un château Latour halieutique », mollement soutenu en son temps par le ministre Nicolas Hulot qui en parlait comme d'un dossier mal ficelé, il se sera écoulé plus de douze ans avant qu'il ne soit purgé de tous les recours. Mais cette fois, le coup est bel et bien parti.
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« La décision finale d'investissement a été prise au terme de la signature de l'ensemble des accords de financement le 26 avril », font savoir les actionnaires dans un communiqué. Le projet, d'un montant total de 2,7 milliards d'euros, « fait appel à un solide financement public et privé international », soulignent-ils. A la manœuvre, on trouve un consortium d'une grosse quinzaine de banques (six françaises, quatre japonaises, deux britanniques, deux espagnoles, une allemande et une néerlandaise), emmené par la Banque Japonaise de Coopération Internationale, elle-même conseillée par la Société Générale.
Nathalie Jourdan
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