Hydrogène décarboné : les Hauts-de-France, toujours dans la course
Gaëtane Deljurie
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Dans son ambition écologique, la région Hauts-de-France présente plusieurs atouts pour mener la bataille de l'hydrogène vert, secteur phare du plan de relance de l'économie. D'abord, elle produit déjà un certain volume d'énergie, et notamment de l'électricité verte via les éoliennes (360 parcs et 1.800 mâts produisant plus du quart de la puissance française) et sa centrale nucléaire de Gravelines près de Dunkerque. Un préalable nécessaire pour apporter de l'énergie « verte » dans le processus de production de l'hydrogène. Ensuite, la région abrite un certain nombre de grands groupes industriels gourmands en énergie, qui ont bien compris l'intérêt de recourir à une énergie décarbonée. Elle possède d'ailleurs encore un gazoduc de 240 kilomètres, jadis exploité par Air Liquide, qui traverse une grande partie du Nord vers la Belgique et les Pays-Bas, reliant près de 14 sites industriels des secteurs de la chimie, pétrochimie et gaz dans la région.
Mais est-ce suffisant pour arriver premier dans la course folle à l'hydrogène lancée depuis quelques années ? Le Nord-Pas-de-Calais a mis, depuis 2013, l'hydrogène au cœur de ses priorités, avec le mouvement Rev3, visant à accélérer la transition écologique en provoquant une troisième révolution industrielle.
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Quelques expérimentations très avant-gardistes ont été menées. Comme le lancement en juin 2018 de l'expérimentation GRHYD (Gestion des Réseaux par l'injection d'Hydrogène pour Décarboner les énergies) dans le Dunkerquois, présenté comme le démonstrateur pionnier du « power to gas » en France. Avec onze partenaires, Engie a ainsi testé en grandeur nature l'injection d'hydrogène dans le réseau de gaz naturel du territoire pour répondre aux besoins de chauffage, cuisson et eau chaude sanitaire des habitants d'un nouveau quartier de Cappelle-la-Grande, près de Dunkerque. Le projet a pris fin il y a un an : d'après le document de bilan, il a permis de prouver la faisabilité, confirmant la bonne acceptabilité de ce nouveau gaz GHH2 et obtenant les premières autorisations administratives.
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