L'Espagne se lance, elle aussi, dans la course à l'hydrogène vert
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La France et l'Allemagne ne sont pas les seuls grands pays européens à miser sur l'hydrogène vert. Le gouvernement espagnol vient d'annoncer, ce lundi 24 mai, un plan de soutien à la production d'hydrogène propre, basé sur l'utilisation des fonds européens de relance, avec l'ambition de faire du pays le principal "pôle industriel" pour ce type d'énergie propre.
Dans la péninsule ibérique, l'hydrogène vert doit constituer un axe de la relance économique post-Covid. Il fait ainsi partie des secteurs ciblés par le plan de relance espagnol transmis à Bruxelles pour bénéficier des fonds spéciaux européens débloqués face à la pandémie de Covid-19. Environ 1,5 milliard d'euros seront puisés dans ces fonds dans les trois années à venir, a expliqué M. Sanchez, sans préciser s'il s'agirait de subventions non remboursables ou de prêts.
"Le soutien ferme à cette technologie permettra de stimuler les investisseurs pour mobiliser jusqu'à 8,9 milliards d'euros d'ici à 2030", a précisé dans un communiqué le gouvernement, qui dit compter sur des partenariats public-privé.
L'hydrogène vert est principalement produit à partir de l'électrolyse de l'eau, qui consiste à utiliser un courant électrique d'origine renouvelable (solaire, éolien ou ou hydroélectrique) pour casser la molécule de l'eau et séparer ainsi l'oxygène de l'hydrogène.
Présenté comme le carburant de demain indispensable à la transition énergétique, il fait déjà l'objet de plans ambitieux en France et en Allemagne, qui ont respectivement misé 7 et 9 milliards sur ce vecteur énergétique.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Il est vu comme l'un des meilleurs atouts pour décarboner les industries lourdes (comme la sidérurgie) qui participent au réchauffement climatique, car il ne libère que de la vapeur d'eau. Toutefois, la production d'hydrogène par électrolyse reste aujourd'hui trois fois plus chère que la production par reformage du gaz naturel à la vapeur d'eau. Un procédé très répandu, mais aussi très émetteur de C02.
Madrid, qui a lancé un appel à projets sur l'hydrogène vert dans le cadre de la répartition des fonds européens, affirme avoir reçu plus de 500 propositions d'entreprises.
Le fabricant américain de moteurs Cummins a annoncé lundi qu'il investirait 50 millions d'euros dans la construction d'une usine d'électrolyseurs destinés à produire de l'hydrogène vert, dont la mise en service est prévue pour 2023 dans la région de Castille-la-Manche (centre).
L'usine aura une capacité de production de 500 mégawatts par an, pouvant être portée à 1 gigawatt, a affirmé le PDG de Cummins Tom Linebarger, assurant qu'elle serait "l'une des plus grandes au monde", dans ce secteur.
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En France, la start-up McPhy a annoncé la semaine dernière avoir sélectionné le territoire de Belfort pour bâtir sa propre gigafactory d'électrolyseurs.
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