Nucléaire : le scénario noir d’un défaut de corrosion généralisé est écarté
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PASCAL ROSSIGNOL
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Ce sont des minuscules fissures qui font vaciller l'électricien historique, au moment-même où l'exécutif lui demande de prolonger « le plus possible » son parc nucléaire. Et qui pourraient même l'amputer de près de 14 milliards d'euros en 2022, selon les dernières estimations d'EDF. D'autant que leur découverte s'ajoute à un contexte pour le moins tourmenté, entre un énième retard de l'EPR de Flamanville, la mise à l'arrêt de la centrale de Fessenheim, l'impact du Grand Carénage et le report des contrôles à cause de la pandémie. De quoi faire chuter la production électrique du géant tricolore à un niveau historiquement bas, à l'heure où l'Hexagone subit de plein fouet la flambée des cours de l'énergie.
Reste que toutes les nouvelles ne sont pas mauvaises. Découvertes à Civaux, Chooz et Penly, les anomalies en question ne devraient pas, a priori, concerner l'ensemble des installations. Les réacteurs de 900 MW, qui sont les plus anciens et les plus nombreux (32 réacteurs) semblent en effet « peu voire pas » concernés, a fait savoir mardi le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Bernard Doroszczuk.
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Identifiées au niveau des soudures de coudes des tuyauteries d'injection de sécurité (qui permettent de refroidir le réacteur en cas d'accident), ces fissurations ne trouveraient donc pas leur source dans un phénomène de vieillissement du parc, puisque les paliers affectés font partie des plus récents (N4 et 1300 MW), contrairement à ceux de 900 MW. A ce stade, les raisons seraient plutôt à chercher du côté de la conception des modèles, différents selon les « familles » de réacteurs, a souligné l'ASN.