Travail de nuit : la CGT réclame à Monoprix près de dix millions d'euros

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9,65 millions d'euros : c'est le montant de l'astreinte réclamée par la CGT, devant le tribunal de Nanterre vendredi, de la part de l'enseigne Monoprix, qui selon le syndicat n'a pas respecté une décision de justice sur le travail de nuit. Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 6 juin.
Le 3 avril 2013, la Cour d'appel de Versailles avait confirmé l'invalidation d'un accord instaurant le travail de nuit, signé en 2006 par deux syndicats et auquel la CGT, syndicat majoritaire, s'était opposée.
Le tribunal interdisait notamment aux enseignes Monoprix (groupe Casino) concernées d'ouvrir après 21h00, sous "peine d'une astreinte de 5.000 euros par infraction constatée". Il accordait cependant un délai de quatre mois à Monoprix pour négocier un nouvel accord.
Mais selon la CGT, l'application de cette décision a été effectuée en dehors des délais. Le syndicat a donc demandé une astreinte calculée par jour de retard constaté dans chaque magasin. L'avocat du syndicat, Me Benoit Pelletier, a plaidé à l'audience :
L'avocat de l'enseigne, Me Philippe Bouchez El Ghozi, a de son côté souligné que des accords avaient été conclus avant la date butoir du 30 août 2013 avec la CFDT, la CFTC et FO, mais que la CGT avait refusé de les signer, ce que Monoprix ne "pouvait supposer à l'avance".
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Sur les 17 magasins concernés par l'assignation, 12 sont aujourd'hui fermés la nuit et 5 restent ouverts suite à des accords conclus localement, a-t-il fait valoir. L'avocat de Monoprix a insisté :
Des arguments qui ne sont toutefois que "des menaces illusoires, du chantage à l'emploi", selon l'avocat de la CGT.
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