Les contrôleurs aériens espagnols reprennent le travail

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Le gouvernement espagnol ayant décrété l'état d'urgence, les aiguilleurs du ciel risquaient la prison s'ils refusaient de reprendre le travail. Ils s'étaient engagés dans un mouvement de grève sauvage vendredi soir.

Le gouvernement espagnol a gagné le bras de fer engagé avec les contrôleurs aériens. Ces derniers ont commencé samedi à reprendre le travail quelques heures après que le Premier ministre espagnol eût décrété l'état d'urgence pour les contraindre à cesser leur grève sauvage. "Les contrôleurs aériens sont en train de retourner au travail et près de la moitié de l'espace aérien est ouvert", a annoncé le porte-parole de la direction des aéroports (AENA).  Le contrôle de l'espace aérien espagnol était assuré par l'armée depuis vendredi après-midi.

Les aiguilleurs du ciel, dont la grève surprise a affecté 250.000 voyageurs, sont en conflit avec l'AENA, la direction des aéroports, pour des questions salariales et de conditions de travail. Les avions de ligne étaient cloués au sol et les voyageurs campaient dans les différents aéroport du pays du fait de ce mouvement social qui aggrave encore les problèmes économiques sans précédent que connaît le pays. De nombreuses compagnies, dont le transporteur national Iberia et l'Irlandais à bas coût Ryanair, ont annulé leurs vols et tentent d'organiser des solutions alternatives pour leur clients piégés par la grève des aiguilleurs du ciel. Le ministre de la Défense Rubalcaba avait averti les contrôleurs aériens, engagé depuis des mois dans un bras de fer avec l'AENA, organisme public, qu'ils enfreindraient la loi s'ils ne reprenaient pas le travail. 

Le débrayage sauvage des aiguilleurs fait suite à l'approbation par le gouvernement d'une augmentation du temps de travail annuel des aiguilleurs du ciel et l'adoption d'une loi autorisant l'armée à les remplacer en cas d'urgence.
Leur colère est également lié au fait que le gouvernement a annoncé cette semaine la cession au secteur privé de 49% de l'AENA, une mesure condamnée par les syndicats des personnels aériens.
L'USCA, le syndicat des contrôleurs aériens, a assuré que ses adhérents n'étaient pas à proprement en grève mais en état de "révolte populaire" parce qu'ils en avaient assez.

Le tourisme représente 11% du PIB espagnol et la confédération hôtelière espagnole a estimé que ces perturbations dans le trafic aérien entraîneraient un manque à gagner de millions d'euros pour cette industrie ainsi qu'un coup dur en termes d'image de destination touristique pour l'Espagne.

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Commentaires
a écrit le 06/12/2010 à 14:13 :
Le droit de grève, un gros mot pour les dictatures
Réponse de le 06/12/2010 à 20:22 :
Attention!! Les controleurs espagnols n'ont pas fait de gréve, n'y posé de préavis.Ils se sont tous fait portés "pâles" et on desertés leur lieu de travail. Le droit de grève n'est ic absolument pas remis en cause.
a écrit le 05/12/2010 à 12:35 :
Bravo au gouvernement Espagnol pour son courage, et au peuple Espagnol aussi qui n'est pas sous la propagande bolchévique comme en France, ou il est vrai les journalistes auraient tout fait pour conditionner les français à l'approbation de cette grève. Il est vrai que le bourrage de crane bolchévique agit dés l'école en France. Viva Espania !!
Réponse de le 06/12/2010 à 10:43 :
Cela fait bizarre de lire un tel commentaire... On se croirait revenu au bon temps de la guerre froide . Les méchants communistes avec le couteau entre les dents man?uvrant en douce pour renverser les gentils régimes au service du grand capital...
Attention à la cinquième colonne !
L'URSS veut nous asservir !
a écrit le 05/12/2010 à 9:53 :
Les Espagnols sont lucides. Ils ne sont pas pour toutes les grèves. En France 70% de Français auraient applaudis ces nantis à 200000 eur et plus par an.
a écrit le 05/12/2010 à 9:10 :
Seul un gouvernement socialiste peut mettre ainsi (à juste titre) fin à une grève de ce genre.

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