Au moins 42 morts dans la collision entre un car et un camion à Puisseguin (Gironde)

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Une collision entre un autocar et un camion a fait 42 morts et quatre blessés graves vendredi matin sur une route départementale de Puisseguin (Gironde), a indiqué la préfecture.
Deux des blessés sont sévèrement brûlés et deux autres souffrent de traumatismes crâniens, a précisé sur BFM TV le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet. Le bilan "pourrait s'alourdir dans les heures à venir", a-t-il ajouté, précisant que quatre personnes sorties indemnes de l'accident avaient été prises en charge par les secours.
La collision frontale s'est produite sur la commune de Puisseguin, sur la route départementale 123, au nord de Bordeaux. Les deux véhicules se sont embrasés lors du choc, qui s'est produit quelques minutes seulement après le départ du car, a expliqué Pierre-Henry Brandet.
Le car transportait une cinquantaine de personnes -a priori des personnes âgées, selon les autorités- et se rendait dans les Landes, après être parti de la commune de Petit-Palais (Gironde), a précisé la préfecture.
Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, initialement attendus ce vendredi à Moirans (Isère), théâtre de violences mardi, se rendront dans la matinée sur le lieu de l'accident. Ils seront accompagnés du secrétaire d'Etat aux transports, Alain Vidalies.
"Le déplacement à Moirans est reporté", a-t-on indiqué dans l'entourage de Manuel Valls.
Jéhanne Collard, avocate spécialisée dans le droit des victimes, fait néanmoins remarquer:
Il s'agit de l'accident de la route le plus meurtrier en France depuis celui de Beaune, en Côte-d'Or, où, dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1982, 53 morts, dont 44 enfants, avaient péri.
Cet accident avait été causé par un ralentissement de la circulation sur l'autoroute A-6 Paris-Lyon. Trois voitures arrivant trop vite sur la voie de gauche s'étaient rabattues sur la voie de droite entre deux autocars transportant une centaine d'enfants d'une colonie de vacances, tous originaires de la région de Crépy-en-Valois dans l'Oise, et qui se rendaient à Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie. Le premier car s'était arrêté sans encombre mais le second avait percuté à faible vitesse une des voitures dont le réservoir de carburant s'était éventré et aussitôt embrasé.
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"Pour ceux qui connaissent bien cet endroit, ce qui est mon cas, l'endroit où a eu lieu l'accident, c'est un virage extrêmement dangereux qui est considéré comme très accidentogène", a souligné le député écologiste de Gironde Noël Mamère sur iTELE. "Ca doit nous interroger sur les choix politiques qui sont faits en matière d'infrastructures".
(avec Reuters et AFP)
Publié le 23/10/2015 à 10:58. Mis à jour le 23/10/2015 à 12:03.
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