Pour les précisions, il faudra encore attendre. Alors que le gouvernement vient de présenter, ce lundi, son projet de loi de finances (PLF) pour 2023, le budget du ministère délégué aux transports reste emprunt d'incertitudes en dépit d'une hausse de l'enveloppe globale dédiée aux mobilités. Avec 9,7 milliards d'euros, celle-ci progresse d'environ 1,5 milliard par rapport à l'exercice qui s'achève.
Se voulant « vert », ce budget met la priorité sur les transports du quotidien, avec une volonté de verdissement, et le développement du ferroviaire. Mais au-delà de l'enveloppe globale, aucun chiffre n'a filtré sur la répartition des crédits. Le gouvernement attend encore les recommandations du Conseil d'orientation des infrastructures (COI) pour ajuster ses plans d'investissement. Mais elles ne sont pas prévues avant novembre. En attendant, seules quelques grandes lignes ont été dessinées.
Le programme budgétaire n°203, destiné à porter les investissements de l'Etat dans les infrastructures et services de transports via l'agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), devrait être doté de 3,8 milliards d'euros. C'est 300 millions d'euros de plus que cette année, 400 millions de plus qu'il y a deux ans, précise-t-on de source ministérielle. La loi de finances 2022 faisait, elle, déjà état de 3,8 milliards de crédits de paiement et autant d'autorisations d'engagement.