Île-de-France : quelles solutions de mobilités pour un trafic galopant ?
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Pour ceux qui ne l'ont pas encore compris, la mobilité sera à coup sûr l'un des sujets majeurs des élections municipales. Jamais, cette question n'aura jamais autant été un enjeu de campagne électorale. La maire de Paris, Anne Hidalgo, en sait quelque chose. Son mandat qui s'achève aura été rythmé par autant d'initiatives en matière de mobilités que de polémiques et d'incidents industriels. Du renouvellement très laborieux du contrat Vélib', à la fin désastreuse d'Autolib', en passant par l'irruption chaotique de services en free floating (des vélos aux trottinettes en passant par les scooters), sans parler des choix radicaux de réduction des voies pour automobilistes et de création de kilomètres de pistes cyclables à double sens, Anne Hidalgo a pris des risques, mais s'est également retrouvée face à des situations que nul n'avait prévues.
Alors que la loi d'orientation des mobilités (LOM), qui doit enfin doter les collectivités de prérogatives de régulation des mobilités, tarde à entrer en vigueur, la Ville de Paris a décidé d'anticiper en prenant une série de décisions restrictives sur les trottinettes : interdiction de stationner ou de rouler sur les trottoirs, obligation de payer une redevance d'occupation du domaine public, autorisation préalable... Mais, de fait, la mairie de Paris est plutôt dans une stratégie défensive, et n'a pas encore été capable de définir une régulation vertueuse susceptible de favoriser les mobilités innovantes et alternatives au tout-voiture, comme c'est pourtant la volonté de la maire. D'autant que la réflexion sur Paris intra-muros ne pourra plus constituer l'alpha et l'oméga des politiques de mobilités, avec la migration de nombreux habitants vers la banlieue en raison du prix prohibitif des logements à l'intérieur du périphérique.
Car l'Île-de-France sature et il n'est pas certain que les transports en commun suffiront à tout régler. C'est bien au niveau régional que les mobilités sont en train d'être repensées. Le développement d'un réseau de banlieue à banlieue est la meilleure façon de désengorger la capitale tout en désenclavant les territoires de la grande couronne, mal desservis. C'est toute la stratégie que tente de piloter Île-de-France Mobilités.
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