L'Etat prêt à monter fortement au capital d'Air France-KLM : Djebbari dit pourquoi
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Les déclarations concernant une deuxième tranche d'aides d'Etat à Air France se précisent. La semaine dernière, dans l'émission "Quoi qu'il en coûte" de BFM Business, le ministre des Finances Bruno Le Maire a répété que l'Etat serait présent "s'il y avait, à un moment donné, un besoin financier supplémentaire pour Air France". Ce vendredi au Paris Air Forum, un événement organisé par La Tribune, le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, est allé un cran plus loin, en précisant la nature de cette aide, "une recapitalisation", et les objectifs que ce soutien financier doit accompagner sur le plan stratégique pour Air France-KLM.
Autrement dit, six mois après avoir accordé une aide publique de 7 milliards d'euros sous forme de prêts (3 milliards d'euros de prêt direct de l'Etat, et 4 milliards de prêts bancaires garantis par l'Etat), la deuxième tranche d'aides aujourd'hui en discussion pour la compagnie française se traduira cette fois par une augmentation de la part de l'Etat français dans le capital de la maison-mère, Air France-KLM, bien au-delà des 14,3% qu'il détient aujourd'hui, aux côtés de l'Etat néerlandais (14%).
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Le scénario peut paraître évident depuis que le groupe a indiqué, dès l'accord sur les prêts accordés à Air France fin mai, qu'une opération de renforcement des fonds propres serait nécessaire d'ici à la prochaine assemblée générale du groupe, en mai 2021. Mais, jusqu'ici, les différents ministres s'exprimant sur Air France ne s'étaient pas jamais aventurés à donner des détails sur cette opération, préférant marteler sans plus de détails que l'Etat soutiendrait Air France si besoin. Avec les propos de Jean-Baptiste Djebbari, les formes de cette aide sont extrêmement claires. Il s'agira d'une recapitalisation, un terme qu'il a par ailleurs utilisé, et cette opération se traduira par une augmentation de la part de l'Etat français dans le capital d'Air France-KLM, sans pour autant aller jusqu'à dépasser les 50% du capital, selon plusieurs sources. Bruno Le Maire a d'ailleurs expliqué qu'une nationalisation n'était pas la meilleure option. Il est clair qu'un tel scénario mettrait de l'huile sur le feu dans les relations déjà compliquées entre les Etats français et néerlandais depuis le raid lancé par ce dernier début 2019 pour rafler en catimini 14% du capital d'Air France-KLM afin de pouvoir peser sur les décisions du groupe.