Ferroviaire : l’Indonésie inaugure sa toute première LGV, une première en Asie du Sud-Est
latribune.fr

Chantier colossal, la construction de cette ligne à grande vitesse a coûté plus de 7 milliards de dollars.
Reuters
latribune.fr

Chantier colossal, la construction de cette ligne à grande vitesse a coûté plus de 7 milliards de dollars.
Reuters
Depuis 2016, le président indonésien avait personnellement supervisé ce chantier colossal et inédit en Asie du Sud-Est : lundi 2 octobre, l'
Indonésie a inauguré la toute première ligne à grande vitesse (LGV) du pays, reliant la capitale Jakarta à Bandung en 45 minutes.
Joko
Widodo
, qui a tenu à être présent lors de la cérémonie à la gare centrale de Jakarta.
Pour l'exécutif indonésien, il était urgent d'agir face à la congestion dont sont victimes les voies routières des principales villes de cet archipel de 274 millions d'habitants
.
Selon leur calcul, le phénomène amputerait chaque année 6,5 milliards d'euros au produit intérieur brut du pays.
Le tout, en trois-quarts d'heure, soit environ deux heures de moins qu'auparavant. L
e ministre indonésien des transports, Budi Karya Sumadi, a confirmé la semaine dernière l'intention du gouvernement de prolonger la ligne jusqu'à Surabaya, deuxième plus grande ville de l'archipel, située à 780 kilomètres à l'est de la capitale.Cette
première LGV indonésienne aurait dû être lancée en 2019. En cause, des retards de fabrication et la pandémie de Covid-19 qui ont fait gonfler la facture totale d'un peu moins de 5 milliards de dollars(4,7 milliards d'euros)
à l'origine, à plus de 7 milliards de dollars(6,6 milliards d'euros)
.Co-construit par quatre compagnies nationales indonésiennes et China
Railway
International, le train peut atteindre la vitesse maximale de 350 km/h.Les autorités indonésiennes ont déjà testé ce nouveau trajet de 142 kilomètres avant l'inauguration.
Le Premier ministre chinois Li Qiang a ainsi voyagé à bord début septembre lors d'une visite à Jakarta à l'occasion d'un sommet de l'Asean (Association des nations d'Asie du Sud-Est).Ce projet à plusieurs milliards de dollars est, en effet, largement soutenu par la Chine. Il s'inscrit dans l'initiative de cette dernière appelée « Nouvelles routes de la soie ». Un plan pharaonique qui doit permettre de développer, grâce à des fonds chinois, des routes, des ports, des chemins de fer et d'autres infrastructures hors de Chine. Et si, aux prémisses en 2015, le Japon a bataillé avec la Chine pour devenir l'investisseur principal, Jakarta a finalement choisi Pékin qui lui a proposé un prêt à un taux inférieur.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
Selon un autre ministre indonésien, le président indonésien Widodo prévoit d'ailleurs d'inviter son homologue chinois Xi Jinping pour emprunter à son tour le train à grande vitesse à l'occasion d'une prochaine visite, sans donner plus de précisions.
Avec
AFP)latribune.fr