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Ferroviaire : l’Indonésie inaugure sa toute première LGV, une première en Asie du Sud-Est

latribune.fr

Publié le 03 octobre 2023 à 04:22 - Mis à jour le 03 octobre 2023 à 07:32

Chantier colossal, la construction de cette ligne à grande vitesse a coûté plus de 7 milliards de dollars.

Chantier colossal, la construction de cette ligne à grande vitesse a coûté plus de 7 milliards de dollars.

Reuters

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

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Reliant la capitale Jakarta à Bandung, cette LGV indonésienne permettra à l'archipel de répondre au défi de la congestion dont sont victimes les voies routières des principales villes. Elle a bénéficié d'un large soutien financier de la Chine qui entend développer ses « nouvelles routes de la soie ».

Depuis 2016, le président indonésien avait personnellement supervisé ce chantier colossal et inédit en Asie du Sud-Est : lundi 2 octobre, l'

Indonésie a inauguré la toute première ligne à grande vitesse (LGV) du pays, reliant la capitale Jakarta à Bandung en 45 minutes.

Ce train à grande vitesse est « un symbole de la modernisation des transports publics, en parfaite connexion avec les autres modes de transport », s'est félicité le président indonésien 

Joko

 

Widodo

, qui a tenu à être présent lors de la cérémonie à la gare centrale de Jakarta.

 

Pour l'exécutif indonésien, il était urgent d'agir face à la congestion dont sont victimes les voies routières des principales villes de cet archipel de 274 millions d'habitants

.

 Selon leur calcul, le phénomène amputerait chaque année 6,5 milliards d'euros au produit intérieur brut du pays.

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Asphyxiée par la pollution, l'Indonésie réduit la production d'une de ses centrales à charbon

Un gain de temps considérable pour les habitants

Baptisé « Whoosh », acronyme de « Waktu Hemat, Operasi Optimal, Sistem Handal », signifiant « gain de temps, fonctionnement optimal, système fiable », le train a été conçu pour embarquer plus de 600 personnes entre Jakarta et la grande ville de Bandung, au sud-est de la capitale.

 Le tout, en trois-quarts d'heure, soit environ deux heures de moins qu'auparavant. L

e ministre indonésien des transports, Budi Karya Sumadi, a confirmé la semaine dernière l'intention du gouvernement de prolonger la ligne jusqu'à Surabaya, deuxième plus grande ville de l'archipel, située à 780 kilomètres à l'est de la capitale.

Cette

 première LGV indonésienne aurait dû être lancée en 2019.
 En cause, des retards de fabrication et la pandémie de Covid-19 qui ont fait gonfler la facture totale d'un peu moins de 5 milliards de dollars 

(4,7 milliards d'euros)

 à l'origine, à plus de 7 milliards de dollars 

(6,6 milliards d'euros)

.

 

Co-construit par quatre compagnies nationales indonésiennes et China 

Railway

 International, le train peut atteindre la vitesse maximale de 350 km/h.

La Chine à la manœuvre pour ses « nouvelles routes de la soie »

Les autorités indonésiennes ont déjà testé ce nouveau trajet de 142 kilomètres avant l'inauguration.

 Le Premier ministre chinois Li Qiang a ainsi voyagé à bord début septembre lors d'une visite à Jakarta à l'occasion d'un sommet de l'Asean (Association des nations d'Asie du Sud-Est).

 Ce projet à plusieurs milliards de dollars est, en effet, largement soutenu par la Chine. Il s'inscrit dans l'initiative de cette dernière appelée « Nouvelles routes de la soie ». Un plan pharaonique qui doit permettre de développer, grâce à des fonds chinois, des routes, des ports, des chemins de fer et d'autres infrastructures hors de Chine. Et si, aux prémisses en 2015, le Japon a bataillé avec la Chine pour devenir l'investisseur principal, Jakarta a finalement choisi Pékin qui lui a proposé un prêt à un taux inférieur.

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Selon un autre ministre indonésien, le président indonésien Widodo prévoit d'ailleurs d'inviter son homologue chinois Xi Jinping pour emprunter à son tour le train à grande vitesse à l'occasion d'une prochaine visite, sans donner plus de précisions.

(

Avec

 AFP)

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