Le groupe ADP avance ses pions en Asie avec son partenaire indien GMR Airports
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Jakarta apparaît comme l'une des cibles prioritaires pour le groupe ADP et son partenaire GMR Airports.
Reuters
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Jakarta apparaît comme l'une des cibles prioritaires pour le groupe ADP et son partenaire GMR Airports.
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La question n'est pas tellement de savoir si l'Inde offre des perspectives, mais comment les saisir. Depuis trois ans, le groupe ADP (Aéroports de Paris) a fait le choix de miser sur le groupe indien GMR Airports avec une acquisition à hauteur de 49%. Des bénéfices importants sont attendus via le versement de dividendes, avec une croissance rapide du niveau de rémunération. Avant d'y arriver, ADP devra se montrer quelque peu patient, au moins jusqu'en 2027-2028, au vu des prévisions actuelles. Cet état de fait n'empêche pas le groupe français de se projeter sur de nouveaux développements avec GMR Airports en Inde mais aussi plus à l'Est.
Les premières échéances pourraient arriver très rapidement pour ADP et son partenaire. Des réflexions sont actuellement menées par le gouvernement indien pour la privatisation de 25 aéroports supplémentaires, dont 13 pourraient être mis en vente d'ici un an. Il ne s'agit pas de grosses prises, la plupart des grosses plateformes ayant déjà été privatisées, mis à part Chennai (Madras) et Calcutta.
Sur les 13 aéroports, six sont de dimension régionale avec 3 à 4 millions de passagers par an. Les autres relèvent plus de l'aérodrome, l'idée étant de constituer des lots regroupant un aéroport de chaque catégorie. Si le menu ne semble pas des plus alléchants à première vue, les hypothèses de croissance et les développements qui pourraient être intégrés dans les contrats de concession rendent tout de suite l'affaire plus juteuse.
Chennai pourrait tout de même intégrer cette liste, mais la réflexion stagne pour le moment : le gouvernement central, qui détient l'aéroport, est favorable à une extension des installations actuelles, tandis que le gouvernement local est partisan de sortir un nouvel aéroport de terre, chacun se regardant en chiens de faïence selon un suiveur du dossier.
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La situation devrait s'éclaircir après les futures élections législatives, prévues en mai 2024. Du moins, une réélection du Premier ministre sortant devrait conforter la stratégie et le calendrier des privatisations.
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