Le low-cost long-courrier est acté chez Air France

Air france: niveau de l'etat pas eternel, pas envisage d'y toucher
Christian Hartmann

Air france: niveau de l'etat pas eternel, pas envisage d'y toucher
Christian Hartmann
La crise de gouvernance que traverse Air France-KLM ne doit pas faire oublier que se tient ce mardi et ce mercredi à Amsterdam un séminaire stratégique du conseil d'administration du groupe, lequel doit aborder tous les grands dossiers qui seront proposés au futur PDG. Les sujets ne manquent pas : restructuration du réseau intérieur d'Air France, développement de Transavia, création ou pas d'une activité low-cost long-courrier, amélioration du hub pour lutter contre le "self connect", commandes d'avions...
En dépit du départ de Jean-Marc Janaillac, qui avait lancé en fin d'année dernière les travaux d'un plan stratégique censé être annoncé fin juin, la direction du groupe a continué de travailler sur ce plan, dont certaines parties sont même finalisées depuis plusieurs semaines. Ceci dans le but de présenter les conclusions de ces travaux au futur PDG, qui aura la charge de les valider ou pas. Objectif de cette façon de procéder : ne pas perdre de temps, alors qu'Air France-KLM est déjà en retard par rapport à ses principaux concurrents sur beaucoup de sujets.
C'est ainsi que, selon nos informations, la direction d'Air France a validé la décision de proposer au conseil d'administration de disposer d'un outil sur le segment du low-cost long-courrier. Actée du temps où Jean-Marc Janaillac était encore présent, cette décision est partagée par Franck Terner, l'actuel directeur général d'Air France et l'ensemble de la direction du groupe. Pour arriver à ses fins, le rachat d'une compagnie aérienne tiendrait la corde. Evidemment, les yeux se tournent vers XL Airways dont les actionnaires cherchent à se désengager. L'idéal, expliquent certaines sources, serait que cette activité low-cost soit rattachée à Air France-KLM.
Le développement de Transavia France constitue un autre gros sujet stratégique. Alors que la flotte de Transavia France (33 avions) ne peut dépasser 40 appareils en raison d'un accord signé en 2014 par la direction d'Air France et les syndicats de pilotes, la direction d'Air France compte porter le nombre d'avions à 70 appareils. Pour cela, elle devra donc négocier un nouvel accord avec les pilotes un nouvel accord de périmètre. Comme évoqué du temps d'Alexandre de Juniac, plusieurs voix militent à un rapprochement la branche hollandaise et française de Transavia et de leur rattachement à Air France-KLM.
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Autre sujet fortement étudié. L'achat d'Airbus A321LR, des avions initialement prévus pour faire des vols moyen-courriers, mais qui parviennent à faire des vols transatlantiques grâce à l'installation d'un réservoir supplémentaire. La direction pourrait utiliser ce type d'avions pour développer des vols long-courriers au départ de province. Et notamment avec la version XLR à plus long rayon d'action. Ces achats pourraient s'inscrire dans le cadre d'une commande plus large d'avions court et moyen-courriers.
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Air France devrait par ailleurs demander que soit enfin actée la coûteuse reconfiguration de l'A380. Evoquée depuis 2014, celle-ci n'a pour l'instant jamais été lancée.
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