Portée par la reprise, Easyjet s'attend à retrouver son trafic d'avant Covid à la fin de l'année

La compagnie aérienne à bas coûts affiche une perte nette en baisse au premier semestre de son exercice décalé (clôturé fin mars) et un chiffre d'affaires multiplié par plus de six sur un an. De quoi voir l'avenir positivement.

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Depuis le début 2022 nombre de pays, dont le Royaume-Uni, ont considérablement assoupli voire éliminé toutes les restrictions sanitaires.
Depuis le début 2022 nombre de pays, dont le Royaume-Uni, ont considérablement assoupli voire éliminé toutes les restrictions sanitaires. (Crédits : Paul Childs)

Le ciel se dégage aussi pour Easyjet. Comme sa concurrente irlandaise Ryanair, avec le regain du trafic aérien, la compagnie aérienne britannique à bas coût table dans les prochains mois sur un retour de l'activité quasiment au niveau d'avant la pandémie de Covid-19. Après plus de deux ans de difficultés financières, plombé par les restrictions liées à la crise sanitaire, le transporteur aérien peut en effet s'appuyer sur des résultats financiers plutôt encourageants. Pour le premier semestre de son exercice qui s'est clôturé fin mars, Easyjet affiche une perte nette - réduite de 21% -, à 431 millions de livres (508 millions d'euros).

En outre, la compagnie affirme, dans un communiqué publié jeudi, avoir dégagé un chiffre d'affaires en nette hausse sur un an : à 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d'euros). Soit six fois plus que l'année précédente. Mais cette période de l'année se caractérise traditionnellement par des pertes pour la compagnie.

« La levée des restrictions ont généré une forte reprise des ventes », a commenté Johan Lundgren, le directeur général d'Easyjet cité dans un communiqué, qui attend encore « plus de passagers à l'avenir ». « Depuis Pâques, nous avons transporté 250.000 clients et effectué 1.600 vols chaque jour», ajoute-t-il. « Les liaisons de loisirs et intérieures se sont complètement rétablies avec une capacité à 113 % et 104 % par rapport à 2019»

Ainsi boosté, et tandis que le trafic semble reprendre de plus belle, la compagnie britannique s'attend « à une saison estivale plus normale ». Easyjet prévoit pour le troisième trimestre de retrouver une capacité de transports de l'ordre de 90% par rapport à 2019, et pour le quatrième trimestre, une capacité quasiment au même niveau qu'en 2019, de l'ordre de 97%, soit « plus d'1,1 million de clients transportés » sur cette période, anticipe le patron de la compagnie dans le communiqué.

Le prix des prestations à bord en hausse

En plus du retour des clients, pour générer des recettes, la compagnie mise aussi sur ses revenus annexes, comme la nourriture ou les tarifs bagages, dont les tarifs ont augmenté, alors que le prix moyen des billets n'a pas augmenté.

« Les mesures que nous avons prises pour transformer notre offre auxiliaire offrent des niveaux significatifs de générer des revenus supplémentaires sans cannibaliser nos revenus de billetterie», indique Johan Lundgren dans le communiqué.

Easyjet n'est pas la seule à avoir opté pour cette stratégie. Ses rivales Ryanair et Wizzair ont aussi augmenté les prix de leurs prestations à bord.

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Des suppressions de siège à cause de la pénurie de personnels

Autre source de revenus pour Easyjet, son offre de vacances clé en main se vend de mieux en mieux. « Easyjet Holidays continue de se développer en tant que société de vacances, avec une croissance la plus rapide du Royaume-Uni », affirme le directeur de la compagnie, Johan Lundgren, cité dans le communiqué.

Malgré un contexte encore fragile, notamment avec la guerre en Ukraine dont l'une des conséquences est la flambée des coûts du pétrole, mais aussi des difficultés de recrutement, la compagnie se dit « prête » à répondre à ce regain de demandes de voyages.

Il y a dix jours, le transporteur avait expliqué avoir retiré des sièges sur certains appareils pour limiter ses besoins en personnels. En effet, au Royaume-Uni, les aéroports et les compagnies aériennes ont taillé dans leurs effectifs pendant la pandémie. Aujourd'hui, ces compagnies cherchent toutes, en même temps, à embaucher.

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Commentaire 1
à écrit le 19/05/2022 à 19:34
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Ce n'est ni le covid ni les écologistes qui nuisent au transport aérien ! Il était déjà mal en point en 2019, le covid l'a achevé en 2020. Les raisons ? Un modèle économique imbécile, le «bas-coût/bas-prix» (low-cost). Les prix des billets étant infé...

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