Uber a perdu 1,07 milliard de dollars au 3e trimestre

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La perte du groupe américain sur la période juillet-septembre est 20% supérieure à celle du deuxième trimestre mais 27% de moins que sur la période correspondante de l'an dernier; pour mémoire, le troisième trimestre 2017 avait été marqué par le pire résultat de son histoire après le départ de son cofondateur et ex-directeur général Travis Kalanick (photo).
La perte du groupe américain sur la période juillet-septembre est 20% supérieure à celle du deuxième trimestre mais 27% de moins que sur la période correspondante de l'an dernier; pour mémoire, le troisième trimestre 2017 avait été marqué par le pire résultat de son histoire après le départ de son cofondateur et ex-directeur général Travis Kalanick (photo). (Crédits : Reuters)
Malgré la hausse du nombre de courses effectuées, le géant américain de la réservation de voitures avec chauffeur confirme le ralentissement de sa croissance. Une vaste réorganisation a lieu depuis un an, impliquant le retrait de plusieurs marchés étrangers déficitaires ou l'arrêt d'activités coûteuses comme les camions autonomes. En revanche, la livraison de repas Uber Eats est en plein essor, bondissant de 150% en un an.

Alors que le nombre de courses effectuées par ses chauffeurs de VTC et ses livreurs a augmenté de 6% durant le troisième trimestre, Uber Technologies a annoncé mercredi avoir creusé ses pertes sur cette période, confirmant ainsi le ralentissement de sa croissance observé depuis le début de l'année.

Le groupe américain a perdu 1,07 milliard de dollars (946 millions d'euros) sur la période juillet-septembre, soit 20% de plus qu'au deuxième trimestre mais 27% de moins que sur la période correspondante de l'an dernier; le troisième trimestre 2017 avait été marqué par le pire résultat de son histoire après le départ de son cofondateur et ex-directeur général Travis Kalanick.

La perte trimestrielle ajustée avant charges financières, impôts, dépréciation et amortissement ressort à 592 millions de dollars, contre 614 millions sur avril-juin et 1,02 milliard au troisième trimestre 2017.

"Un nouveau trimestre solide" contre-attaque le nouveau directeur financier

Le directeur financier, Nelson Chai, en fonctions depuis septembre après trois ans de vacance du poste, a évoqué "un nouveau trimestre solide".

Les réservations brutes ont représenté 12,7 milliards de dollars au troisième trimestre, un montant en hausse de 6% d'un trimestre sur l'autre et de 41% sur un an.

Leur croissance trimestrielle atteignait près de 30% fin 2016 et elle était restée supérieure à 10% au cours de chacun des quatre trimestres de 2017.

Le chiffre d'affaires, à 2,95 milliards de dollars, a augmenté de 5% par rapport au deuxième trimestre et de 38% sur un an. Sur avril-juin, sa croissance en rythme annuel avait été de 63%.

Retrait de marchés étrangers déficitaires et d'activités coûteuses

Depuis l'arrivée à la direction générale de Dara Khosrowshahi il y a un peu plus d'un an, Uber s'est retiré de plusieurs marchés étrangers sur lesquels il avait subi de lourdes pertes et de certaines activités coûteuses, comme les camions autonomes.

Le conglomérat japonais SoftBank a parallèlement bouclé en janvier une prise de participation de 15%, conclue dans le cadre d'un accord prévoyant le lancement d'une procédure d'introduction en Bourse d'Uber au plus tard le 30 septembre 2019.

La société américaine pourrait avancer cette mise sur le marché au premier semestre de l'an prochain dans l'espoir de bénéficier de meilleures conditions de marché et de devancer son grand rival américain, Lyft, selon des sources proches du dossier.

La filiale de livraison de repas Uber Eats affiche pour le troisième trimestre un volume de courses de 2,1 milliards de dollars, soit un bond de 150% sur un an.

Statista, Uber résultats, perte

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Un graphique de notre partenaire Statista.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 16/11/2018 à 15:25 :
Uber comme Amazon sont des exemples de la toute puissance de la finance américaine. Elle seule peut financer à perte pendant des années des entreprises pour qu'elles innovent et cassent la concurrence. Une fois que ces entreprises deviennent des géants et leaders sur le marché, les investisseurs américains peuvent récolter les fruits des bénéfices engrangés.
Aucun pays européen n'a cette capacité financière: montant énormes à investir et endurance.
a écrit le 16/11/2018 à 9:22 :
Le modèle économique d'Uber n'a jamais été rentable. Heureusement c'est un bon vendeur et de ce fait il trouve des pigeons (pardon des investisseurs) pour le suivre. Ça lui permet de vivre au dessus de ses moyens.

Je ne pense pas que ce modèle soit rentable un jour.
Réponse de le 16/11/2018 à 15:26 :
On disait ça aussi d'Amazon qui a été dans le rouge pendant des années. Maintenant c'est une usine à cash
a écrit le 15/11/2018 à 11:34 :
Le modèle économique d'Uber ne tient que parce qu'il y a en bout de chaîne des travailleurs précarisés qui portent eux-même le poids des investissements, des charges sociales et de la fiscalité.

Si ces "autoentrepreneurs" demandent et parfois obtiennent des tribunaux le statut de salarié, le modèle Uber s'effondre.

Si ces "autoentrepreneurs" demandent une rémunération plus normale de leur prestation pour en vivre correctement, le modèle Uber s'effondre.

Si les états taxent les revenus d'Uber comme ils le font d"autres activité classiques, le modèle Uber s'effondre.

On pourra faire le même constat avec les autres types d'Uberisation avec Deliveroo ou dans une moindre mesure Rb'nb.
Réponse de le 15/11/2018 à 12:50 :
A vous lire, il faut mieux continuer à taxer les entreprises pour financer les aides sociales à distribuer à ceux qui n'ont pas d'emploi. C'est le choix de la France que vous défendez.
Réponse de le 15/11/2018 à 13:21 :
Enfin, avec des pertes qui correspondent depuis des années au quart du chiffre d affaire, le modèle économique semble plutot consister a lever des fonds . J ai du mal a comprendre : Developper des applications et de la comm ça ne justifie pas des milliards par an.(du moins pas aussi longtemps)
Réponse de le 15/11/2018 à 22:57 :
@wxc
Vous critiquez le modèle français mais chez UBER on travaille peut-être mais on est quand même pauvre.
a écrit le 15/11/2018 à 9:40 :
Uber a une fonction sociale, en France elle offre du travail aux jeunes des cités, ce que bon nombre de sociétés françaises et les pouvoirs publics sont incapables de faire, ne pas oublier cela avant de critiquer.
Réponse de le 15/11/2018 à 14:08 :
On peut aussi avoir une autre lecture.

Uber profite de la situation de crise pour exploiter des jeunes des cités.

Historiquement Uber a perdu de l'argent au début de l'existence parce qu'il ont fait des conditions intéressantes aux nouveau chauffeurs afin de les recruter.

Uber n'a commencé à faire des bénéfices que quand il a cassé les prix arbitrairement obligeant les conducteurs à faire des journées "de dingue" pour s'en tirer.

Et Uber a recommencé à avoir des pertes quand les chauffeurs se sont rebellés et que les états ont mis leur nez dans les comptes et les statuts.

Le résultat ce sont des milliers de jeunes de banlieue qui se retrouvent avec des traites de limousines à payer, pas de couverture sociale, pas de retraite.
C'est une façon bizarre d'aider les gens.
Réponse de le 15/11/2018 à 15:07 :
Les chauffeurs Uber sont d''après vous payés au noir puisse que sans couverture sociale ni droit à la retraite. De plus Uber n'a jamais été bénéficiaire depuis sa création. Votre commentaire est un tissu de contre vérités.
a écrit le 15/11/2018 à 9:36 :
"ou l'arrêt d'activités coûteuses comme les camions autonomes"

La voiture autonome en est déjà à deux morts s'ils pouvaient éviter de nous mettre des camions autonomes ce ne serait pas du luxe.

Ouf ! On a du bol UBER connait des difficultés financières sinon...

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