À Paris, 14.000 mètres carrés pour tester la ferme urbaine et propre du futur

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(Crédits : DR)
Située sur l'un des toits du parc des expositions de la porte de Versailles, Nature urbaine est destinée à devenir la plus grande ferme urbaine d'Europe. L'objectif est d'expérimenter à plus grande échelle les techniques comme le modèle économique de l'agriculture urbaine.

Si on ne voyait pas la tour Eiffel à l'horizon, on ne se croirait même pas à Paris. Avec sa surface de 14.000 mètres carrés, l'immense terrasse du pavillon 6 du parc des expositions de la porte de Versailles, située à la frontière entre la capitale et son périphérique, est déjà à elle toute seule un lieu inédit. L'arrivée depuis quelques semaines d'une ferme urbaine, agrémentée d'un bar-restaurant branché pouvant accueillir 500 personnes assises, accroît l'effet dépaysant.

Gérée par l'entreprise d'agriculture urbaine Agripolis, via sa filiale ad hoc Nature urbaine, la ferme, qui aujourd'hui occupe 4.000 mètres carrés, est destinée à couvrir quasiment toute la terrasse et ainsi à devenir l'une des plus grandes d'Europe. Tomates, fraises, blettes, sauge, menthe, coriandre... une quinzaine de fruits et légumes vont y pousser hors sol. Nature urbaine espère atteindre une production, en période de pointe, de quelques centaines de kilos par jour. Pour sa taille, le projet a donc une importante valeur de démonstrateur, explique Pascal Hardy, fondateur d'Agripolis: il s'agit de tester à plus grande échelle non seulement des...

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Commentaires
a écrit le 05/07/2020 à 8:41 :
Le ridicule parisien dans toute sa SPLENDEUR
a écrit le 04/07/2020 à 10:57 :
Titre manipulateur qui laisse entendre que la ferme à la campagne est sale et qu'une micro ferme hors sol à Paris intramuros pourrait être l'agriculture du futur et apporter la propreté à un Paris très sale.Voilà la démonstration d'une écologie très chère, mais les impôts et la dette parisienne sont à la hauteur.
a écrit le 03/07/2020 à 17:15 :
1,4 hectare, sur plus d'un demi-million d'hectares dédiés aux fruits et légumes en France: c'est effectivement un test. Mais je crois que ce test posera beaucoup de questions, car on ne verra aucune différence positive physico-chimique avec ce qui est produit en plein champ. Mais la Liberté, c'est de pouvoir choisir selon ses convictions, lesquelles, au surplus, ne doivent pas être financées par la Nation.
a écrit le 03/07/2020 à 16:15 :
En matière de couillonade, je m'y connais ! Et celle là est la plus grosse qu'il m'ait été donné de relever. Grosso modo, dans cette couillonade vont être produit des légumes sur le même modèle que tout ce qui produit sous serre.
C'est à dire, sans goût ! Alimentés avec des intrants chimiques ! Des semences sorties tout droit des labos et non reproductibles.
Bref, tout faux. Une autre solution serait d'emmener une partie de la ville à la campagne, ce qui éviterait les couillonades "techno".
a écrit le 03/07/2020 à 14:11 :
Si c'est de la permaculture c'est une excellente idée mais qui sera agressée par le lobby agro-industriel, qui tandis qu'ils se permettent de nous inoculer le cancer vont dire que c'est pas bio à cause de la pollution extérieure, et si c'est ce même lobby agro-industriel on peut et doit s'attendre à tout et surtout au pire.

Le problème n'est pas les idées ni même les institutions mais ceux qui les possèdent.

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